L’Atlas vivant · Comprendre la Corse

AB ÉDITIONS · CAVE & SAVEURS

La Corse, du lieu au vin

Neuf entrées AOC, en distinguant leurs dénominations, et une IGP : des cartes pour situer, des explications pour comprendre.

10 fiches

AOC · carte parcellaire

Ajaccio : un nom de ville, une appellation plus vaste

Ajaccio — délimitation INAO

Sur une étiquette, « Ajaccio » désigne une appellation d’origine, pas simplement le lieu où se trouve une cave. Son aire géographique rassemble 36 communes dans le cahier des charges de 2019. La ville est donc un repère pour entrer dans un vignoble qui la dépasse largement. Sur notre carte, le point Ajaccio situe la mairie ; les taches colorées représentent les délimitations viticoles issues du fichier INAO. Ces deux signes ne racontent pas la même chose.

L’appellation concerne des vins tranquilles blancs, rouges et rosés. « Tranquille » les distingue ici des vins effervescents. Le cahier décrit des vins secs : une couleur rose ne signifie donc pas que le vin est sucré. Pour comprendre la bouteille, il faut lire ensemble le nom d’appellation, la couleur et les indications du producteur.

Le vermentino, également nommé malvoisie de Corse dans le texte, est le cépage principal des blancs. Le cahier exige au moins 80 % de vermentino dans l’encépagement destiné à cette couleur et, séparément, au moins 80 % dans l’assemblage du vin blanc. Les cépages accessoires autorisés sont le biancu gentile, le codivarta, le genovese et l’ugni blanc. Les trois premiers sont soumis ensemble à un plafond de 10 % de l’encépagement. Ce plafond ne doit pas être présenté comme une règle d’assemblage identique : les deux rubriques doivent être lues séparément.

Pour les rouges et les rosés, le sciaccarello est un repère essentiel : sa proportion minimale est de 40 % de l’encépagement et de 40 % de l’assemblage. Il n’est pourtant pas le seul cépage permis. Le groupe principal comprend aussi le barbaroux, le nielluccio et le vermentino ; des cépages accessoires sont autorisés sous conditions. Une fiche qui résumerait « Ajaccio = 100 % sciaccarello » induirait donc le lecteur en erreur.

Le paysage aide à comprendre la dispersion des contours. Le cahier décrit une succession de vallées ouvertes vers la façade occidentale, avec une dominante de terrains granitiques et des situations différentes entre bord de mer et arrière-pays. Il ne faut pas remplir les espaces blancs entre les parcelles pour obtenir une grande zone uniforme : cette discontinuité fait partie de la lecture du territoire.

À retenir. Ajaccio est à la fois une commune et le nom d’une appellation couvrant plusieurs communes. Le vermentino guide la lecture des blancs ; le sciaccarello celle des rouges et rosés. Les proportions minimales ne sont pas la recette exacte de toutes les cuvées.

Source : cahier des charges Ajaccio, homologué le 6 décembre 2019, BO du 12 décembre 2019, chapitre I, III–V (pages 1–2), IX.1.a (page 4), X (pages 5–7). Version consultée pour cette fiche ; les éventuelles décisions postérieures restent à contrôler avant édition définitive.

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AOC · carte parcellaire

Muscat du Cap Corse : comprendre un vin doux naturel

Muscat du Cap Corse — délimitation INAO

Le nom désigne une appellation de vin doux naturel blanc, et non tous les vins produits sur la presqu’île du Cap Corse. Le cahier des charges impose un seul cépage : le muscat à petits grains blanc. Ce point le distingue des Coteaux du Cap Corse, dénomination de l’appellation Corse qui prévoit des vins tranquilles dans les trois couleurs et d’autres règles d’encépagement.

« Doux naturel » peut dérouter. Le vin est obtenu par mutage du moût pendant la fermentation : on apporte un alcool neutre d’origine vinique afin d’interrompre la fermentation et de conserver une partie des sucres du raisin. Ce n’est donc ni un simple jus de raisin ni un vin dont la douceur permettrait, à elle seule, de deviner la méthode. Le texte encadre l’alcool ajouté, qui doit titrer au moins 96 % vol., et la quantité employée : entre 5 % et 10 % du volume de moût, évaluée en alcool pur. Ce pourcentage technique n’est pas le degré d’alcool indiqué sur la bouteille.

Le cahier distingue précisément le titre alcoométrique acquis, compris entre 15 % et 18 %, du titre total, au moins 21,5 %. Le premier correspond à l’alcool effectivement présent ; le second tient également compte de l’alcool potentiel associé au sucre restant. Le minimum de sucres fermentescibles du vin est de 90 grammes par litre. Lire « total 21,5 % » comme un degré effectivement acquis serait donc une erreur.

La géographie demande la même attention. Le cahier cite 17 communes pour la récolte des raisins, la vinification et l’élaboration, dont Barbaggio, Farinole, Oletta, Patrimonio et Poggio-d’Oletta. Ces noms sont des communes, pas des muscats distincts. Saint-Florent comporte une précision décisive : seule la partie située en rive droite de l’Aliso est retenue dans cette définition. Une carte coloriant toute la commune manquerait cette restriction.

Une aire de proximité immédiate autorise par dérogation certaines opérations de vinification et d’élaboration dans d’autres communes. Cela n’étend pas automatiquement l’aire de récolte. La fiche d’un domaine doit donc distinguer le lieu de la cave et l’origine des raisins plutôt que les confondre dans un seul point sur la carte.

Le rendement de référence est exprimé ici en moût : 30 hectolitres de moût par hectare, avec un rendement butoir de 33. Ces unités et ces seuils ne doivent pas être comparés sans précaution à un volume de vin fini ou à une production annuelle observée. La lecture proposée est celle du cahier consulté, pas une vérification des décisions de chaque récolte.

À retenir. Muscat du Cap Corse et Coteaux du Cap Corse partagent un territoire de référence, mais ne désignent pas le même type de vin. Cépage unique, mutage, sucre restant et règles géographiques précises donnent au Muscat son cadre propre. La carte montre une délimitation ; elle ne démontre pas que toutes les parcelles sont aujourd’hui plantées ou revendiquées.

Source : cahier des charges annexé au décret du 28 juin 2011, chapitre I, III–V, VII–IX. Texte consulté via le lien officiel de l’INAO ; contrôle des dispositions postérieures à effectuer avant édition définitive. La restriction de Saint-Florent doit être conservée dans les futurs rapprochements entre communes et appellations.

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AOC · carte parcellaire

Patrimonio : distinguer la commune, l’aire et le vin

Patrimonio — délimitation INAO

Patrimonio est également un nom que l’on rencontre sur une carte et sur une bouteille. L’appellation ne se limite pas au village : le cahier des charges de 2022 cite sept communes pour son aire géographique, à savoir Barbaggio, Farinole, Oletta, Patrimonio, Poggio-d’Oletta, Saint-Florent et Santo-Pietro-di-Tenda. Barbaggio et Poggio-d’Oletta sont donc ici des communes de l’aire, pas deux appellations supplémentaires.

Même à l’intérieur de ces communes, toutes les terres ne deviennent pas automatiquement des vignes d’appellation. Le cahier distingue l’aire géographique de l’aire parcellaire délimitée. Une autre distinction mérite attention : Olmeta-di-Tuda appartient à l’aire de proximité immédiate admise pour certaines opérations de cave. Cela ne l’ajoute pas à la liste des sept communes pour la récolte des raisins. L’adresse d’un lieu de vinification ne suffit donc pas à reconstituer l’origine du raisin.

Patrimonio produit des vins tranquilles blancs, rouges et rosés. Les blancs sont issus du vermentino, appelé aussi malvoisie de Corse. Pour les rouges et les rosés, le nielluccio est le cépage principal ; le grenache, le sciaccarello et le vermentino sont accessoires. Le minimum de nielluccio est de 90 % pour l’encépagement rouge et de 75 % pour l’encépagement rosé. La rubrique consacrée à l’assemblage renvoie explicitement aux mêmes proportions. Ce renvoi permet ici de relier la règle viticole à celle du vin, au lieu de le supposer.

Les délais racontent une autre partie du travail. Le cahier prévoit un élevage des blancs et rosés au moins jusqu’au 15 décembre de l’année de récolte, puis leur mise en marché auprès du consommateur à partir du 1er janvier suivant. Pour les rouges, l’élevage minimal va jusqu’au 15 février de l’année suivante et la mise en marché commence au 1er mars. Ces dates sont des seuils réglementaires ; elles ne prédisent ni la date de sortie choisie par chaque domaine, ni la durée pendant laquelle une bouteille pourra se conserver.

Une dernière précision évite un raccourci fréquent : le cahier consulté interdit les désherbants chimiques. Cette règle particulière ne constitue pas, à elle seule, une preuve de certification biologique de chaque exploitation ou de chaque bouteille. La certification bio répond à ses propres exigences et se vérifie séparément.

À retenir. Le nielluccio est central pour les rouges et rosés de Patrimonio ; le vermentino pour les blancs. La commune, la parcelle délimitée, le lieu de vinification et le vin revendiqué sont quatre informations à relier, sans les confondre.

Source : cahier des charges Patrimonio, homologué le 25 avril 2022, BO du 12 mai 2022, chapitre I, III–IV (pages 1–2), V (page 2), VI.1.g (page 3), IX.1.a (page 4), IX.2 et IX.5 (page 5). Version consultée pour cette fiche ; les éventuelles décisions postérieures restent à contrôler avant édition définitive.

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AOC · dénomination · carte parcellaire

Calvi

Calvi — délimitation INAO

Corse Calvi associe le nom de l’appellation à une dénomination géographique située en Balagne. Calvi est une ville repère, mais la zone décrite par le cahier comprend 32 communes. Elle ne se résume donc pas aux environs immédiats du port. Le texte présente un ensemble de collines et de vallées ouvert vers la Méditerranée, avec les reliefs montagneux en arrière-plan.

Les trois couleurs sont permises. Les blancs donnent une place principale au vermentino, au moins 75 % de l’encépagement. Les rouges et rosés reposent sur le groupe grenache, nielluccio et sciaccarello, au moins 50 % au total, avec nielluccio et sciaccarello réunis à un tiers minimum. La règle d’assemblage renvoie aux mêmes proportions. Ces minima laissent plusieurs compositions possibles : le nom Calvi n’est pas une recette unique.

Une différence avec l’appellation sans dénomination mérite d’être remarquée : le rendement de référence est de 45 hectolitres par hectare pour les trois couleurs. Cela ne classe pas automatiquement une bouteille au-dessus d’une autre. Le rendement est une règle de production, pas une note de dégustation.

Pour lire la carte, repérez d’abord la ville de Calvi, puis les taches de délimitation autour d’elle. Les blancs entre les taches ne sont pas des oublis à colorier. Les noms de communes de notre catalogue viennent du fichier parcellaire ; leur nombre n’est pas nécessairement celui de la liste réglementaire complète.

Source : cahier des charges Corse, homologué le 6 décembre 2019, BO du 12 décembre 2019, chapitre I, II–IV (pages 1–4), V (pages 4–6), VIII (pages 9–10), IX.1.a (page 10). Calvi : description du territoire, page 15. Version consultée ; contrôle des décisions postérieures à effectuer avant édition définitive.

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AOC · dénomination · carte parcellaire

Coteaux du Cap Corse

Coteaux du Cap Corse — délimitation INAO

Le Cap Corse désigne une presqu’île. « Corse Coteaux du Cap Corse » désigne, sur une étiquette, une dénomination géographique de l’appellation Corse. Le cahier énumère 21 communes pour son aire géographique, dont Sisco, Rogliano, Centuri et Brando. Ces communes ne deviennent pas autant d’appellations distinctes.

Il s’agit de vins tranquilles blancs, rouges et rosés. Il ne faut pas les confondre avec le Muscat du Cap Corse, qui relève d’une autre appellation et du type vin doux naturel. Le partage d’un nom de territoire ne suffit pas à identifier le type de vin.

Le tableau des cépages comporte ici des différences. Pour les blancs, le vermentino doit représenter au moins 80 % de l’encépagement, contre 75 % dans le groupe Corse, Calvi, Figari, Porto-Vecchio et Sartène. Le codivarta et l’ugni blanc sont limités ensemble à 20 % ; biancu gentile et genovèse ensemble à 10 %. Pour les rouges et rosés, le groupe principal grenache, nielluccio et sciaccarello atteint au moins 60 %, avec nielluccio et sciaccarello réunis à un tiers minimum. Le morrastel, présent parmi les accessoires de l’autre groupe, ne figure pas dans la liste du Cap. La rubrique assemblage reprend les proportions de l’encépagement.

Le rendement de référence est de 45 hectolitres par hectare pour les trois couleurs. Ces précisions montrent pourquoi une même fiche générique ne peut pas être copiée sur toutes les cartes corses.

Source : cahier des charges Corse, homologué le 6 décembre 2019, BO du 12 décembre 2019, chapitre I, II–IV (pages 1–4), V (pages 4–6), VIII (pages 9–10), IX.1.a (page 10). Calvi : description du territoire, page 15. Version consultée ; contrôle des décisions postérieures à effectuer avant édition définitive.

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AOC · dénomination · carte parcellaire

Porto-Vecchio

Porto-Vecchio — délimitation INAO

Corse Porto-Vecchio est une dénomination géographique, pas uniquement un vin produit dans la commune de Porto-Vecchio. Le cahier cite Bonifacio, Conca, Lecci, Porto-Vecchio, San-Gavino-di-Carbini, Sari-Solenzara, Sotta et Zonza. La présence de Bonifacio dans cette liste peut surprendre un lecteur qui s’attendrait à une simple couronne autour de la ville : c’est précisément l’intérêt de relier carte et texte.

Blancs, rouges et rosés sont prévus. Le vermentino est principal dans les blancs, avec un minimum de 75 %. Pour les rouges et rosés, le groupe grenache, nielluccio et sciaccarello atteint au moins 50 %, dont un tiers minimum de nielluccio et sciaccarello réunis. Ce sont d’abord des règles d’encépagement ; la rubrique assemblage impose expressément les mêmes proportions aux vins.

Le rendement de référence est de 50 hectolitres par hectare pour les blancs et rosés et de 45 pour les rouges. Les cépages accessoires et les conditions de production complètent ces repères ; il serait trompeur de transformer le nom Porto-Vecchio en promesse d’un goût identique pour toutes les cuvées.

Sur la carte, le point de la ville et la délimitation viticole ont des fonctions différentes. Le premier aide à se situer. La seconde montre les zones extraites de la source INAO. L’adresse d’un producteur, à elle seule, ne permet pas de dessiner cette délimitation.

Source : cahier des charges Corse, homologué le 6 décembre 2019, BO du 12 décembre 2019, chapitre I, II–IV (pages 1–4), V (pages 4–6), VIII (pages 9–10), IX.1.a (page 10). Calvi : description du territoire, page 15. Version consultée ; contrôle des décisions postérieures à effectuer avant édition définitive.

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AOC · dénomination · carte parcellaire

Sartène

Sartène — délimitation INAO

La dénomination Corse Sartène dépasse elle aussi la ville dont elle porte le nom. Le cahier énumère 16 communes, notamment Sartène, Propriano, Olmeto, Belvédère-Campomoro et Santa-Lucia-di-Tallano. Pour le lecteur, le bon geste consiste à situer d’abord ce secteur sur l’île, puis à examiner les délimitations, plutôt qu’à supposer que le vignoble forme un disque autour de Sartène.

Les trois couleurs sont autorisées. Le vermentino constitue au moins 75 % de l’encépagement blanc. Pour les rouges et rosés, grenache, nielluccio et sciaccarello représentent ensemble au moins 50 %, avec nielluccio et sciaccarello réunis à un tiers minimum. Les mêmes proportions sont imposées dans les assemblages par renvoi explicite du cahier. Ces seuils ne renseignent pas à eux seuls sur l’âge des vignes, le choix d’élevage ou la composition exacte d’une cuvée.

Les rendements de référence sont de 50 hectolitres par hectare en blanc et rosé, et de 45 en rouge. Ce partage rapproche Sartène de Figari et Porto-Vecchio dans le tableau réglementaire, sans effacer leurs aires géographiques distinctes.

Les noms associés aux objets de notre carte sont ceux de communes. Ils ne constituent pas une liste de domaines, de marques ou de crus classés. Pour passer de la carte à une bouteille, il faut ensuite retrouver un producteur et le vin qu’il revendique effectivement. La carte établit le contexte géographique ; elle n’attribue aucun droit de production à une entreprise.

Source : cahier des charges Corse, homologué le 6 décembre 2019, BO du 12 décembre 2019, chapitre I, II–IV (pages 1–4), V (pages 4–6), VIII (pages 9–10), IX.1.a (page 10). Calvi : description du territoire, page 15. Version consultée ; contrôle des décisions postérieures à effectuer avant édition définitive.

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AOC · carte parcellaire

Corse

Corse — délimitation INAO

« Vin de Corse » et « Corse » sont les deux formes du nom de la même appellation. Sur une étiquette, ce nom ne signifie pas simplement que la bouteille vient de l’île : il renvoie à un cahier des charges. Ce dernier autorise cinq dénominations géographiques complémentaires, Calvi, Coteaux du Cap Corse, Figari, Porto-Vecchio et Sartène. Elles partagent donc un cadre commun, tout en possédant des conditions particulières.

Les vins peuvent être blancs, rouges ou rosés, et sont tranquilles. Pour les blancs sans dénomination complémentaire, le vermentino est principal, avec un minimum de 75 % de l’encépagement. Pour les rouges et rosés, grenache, nielluccio et sciaccarello constituent les cépages principaux : ensemble, ils représentent au moins 50 % de l’encépagement ; nielluccio et sciaccarello réunis doivent en représenter au moins un tiers. Le cahier impose aux assemblages les mêmes proportions que pour l’encépagement. Il ne faut pas lire « un tiers de chacun » : le seuil concerne les deux réunis.

Le rendement de référence du cahier est de 55 hectolitres par hectare pour les blancs et rosés, contre 45 pour les rouges. Ces valeurs ne sont ni une production observée, ni une autorisation annuelle automatiquement applicable à toute récolte. Elles servent à comprendre le cadre du texte consulté.

La carte montre les objets disponibles dans le fichier parcellaire INAO. Elle ne doit pas être utilisée pour conclure qu’une commune sans objet visible est exclue de toute production viticole. L’aire géographique définie par le cahier et les objets cartographiques disponibles sont deux documents à comparer.

Source : cahier des charges Corse, homologué le 6 décembre 2019, BO du 12 décembre 2019, chapitre I, II–IV (pages 1–4), V (pages 4–6), VIII (pages 9–10), IX.1.a (page 10). Calvi : description du territoire, page 15. Version consultée ; contrôle des décisions postérieures à effectuer avant édition définitive.

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AOC · dénomination · carte parcellaire

Corse Figari

Corse Figari — délimitation INAO

Figari donne son nom à une dénomination géographique de l’appellation Corse. Le cahier cite trois communes pour son aire : Figari, Monacia-d’Aullène et Pianottoli-Caldarello. Notre sélection parcellaire porte également ces trois noms. Cette concordance ne signifie pas que toute leur surface administrative est délimitée pour la vigne.

Les vins peuvent être blancs, rouges ou rosés. Les règles de cépages relèvent du même groupe que Corse, Calvi, Porto-Vecchio et Sartène : vermentino au moins 75 % pour les blancs ; grenache, nielluccio et sciaccarello réunis au moins 50 % pour les rouges et rosés, avec un tiers minimum pour nielluccio et sciaccarello ensemble. Le renvoi de la rubrique assemblage applique ces proportions aux vins également.

Pour Figari, le rendement de référence est de 50 hectolitres par hectare en blanc et rosé et de 45 en rouge. Le cahier fixe aussi une charge maximale moyenne à la parcelle de 8 000 kilogrammes par hectare dans son tableau général, avec des valeurs distinctes lorsque l’irrigation est autorisée. Il s’agit de deux mesures différentes : la charge concerne le raisin, le rendement un volume de vin. Elles ne se convertissent pas l’une dans l’autre par une équivalence automatique.

Dans nos données, le libellé brut est « Vin de Corse ou Corse Figari ». Le titre simplifié « Corse Figari » rend la lecture plus claire sans modifier le contour ni masquer le libellé de provenance.

Source : cahier des charges Corse, homologué le 6 décembre 2019, BO du 12 décembre 2019, chapitre I, II–IV (pages 1–4), V (pages 4–6), VIII (pages 9–10), IX.1.a (page 10). Calvi : description du territoire, page 15. Version consultée ; contrôle des décisions postérieures à effectuer avant édition définitive.

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IGP · aire géographique

Île de Beauté

Aire géographique de l’IGP Île de Beauté, distincte de la surface plantée
Aire géographique autorisée · ce n’est pas la surface plantée.

Comprendre l’Île de Beauté

Une étiquette « Île de Beauté » désigne une indication géographique protégée, ou IGP. Ce nom ne correspond ni à une commune, ni à un cépage, ni à une dixième appellation ajoutée aux neuf fiches AOC corses de notre collection. Il permet de lire une autre partie des vins de l’île, avec ses propres règles de production. Le nom était auparavant reconnu comme vin de pays de l’Ile de Beauté : le cahier des charges rappelle le décret du 25 janvier 1982. [IGP, chapitre 1, §1]

Où se trouve son aire ?

La récolte des raisins, la vinification et l’élaboration doivent avoir lieu en Haute-Corse ou en Corse-du-Sud. Le texte décrit une aire comprenant toutes les communes des deux départements. Cela ne signifie pas que toute la Corse est plantée de vignes : une aire autorisée est un périmètre réglementaire, distinct des parcelles cultivées. Le cahier des charges souligne le rôle de la façade orientale, de Bastia à Solenzara, dans la production. Cette observation ne réduit pas l’aire autorisée à cette seule façade. [IGP, §4 et §7.1]

Quels vins peut-on trouver ?

Le cahier des charges réserve cette IGP aux vins tranquilles rouges, rosés et blancs. Une bouteille peut porter le nom d’un ou plusieurs cépages ; les mentions « primeur » et « nouveau » sont également prévues. Pour comprendre une étiquette, lire séparément l’indication géographique, la couleur et les éventuelles mentions de cépage : elles répondent à des questions différentes. La présence du mot muscat dans la liste des cépages autorisés ne transforme pas ce vin en Muscat du Cap Corse, qui possède son propre cahier des charges. [IGP, §2, §3.1 et §5]

Des cépages insulaires et une palette plus large

Nielluccio, sciaccarello et vermentino figurent dans cette palette, aux côtés notamment du merlot, du cabernet-sauvignon, du chardonnay et du chenin. La liste ci-dessous est celle du cahier des charges de 2023. Elle décrit les variétés autorisées, pas leur présence dans chaque bouteille ni leur surface réellement plantée. Les codes de couleur sont conservés tels qu’ils apparaissent dans la source afin de faciliter les rapprochements documentaires. [IGP, §5]

Quelques chiffres à bien interpréter

Le titre alcoométrique acquis minimum est fixé à 9 % vol. Il s’agit d’un seuil réglementaire, pas du degré habituel des bouteilles commercialisées. Le rendement maximum indiqué est de 120 hectolitres par hectare pour les trois couleurs ; ce plafond ne mesure ni le rendement réel d’un domaine ni la qualité de son vin. Le document comporte aussi des chiffres de production explicitement datés de 2008 : ils ne sont pas repris ici comme statistiques actuelles. [IGP, §3.2, §6 et §7.2]

Les 44 cépages du cahier de 2023
  • aléatico N
  • barbaroux Rs
  • biancu gentile B
  • brustianu B
  • cabernet franc N
  • cabernet-sauvignon N
  • carcajolo N
  • carcajolo blanc B
  • carignan blanc B
  • carignan N
  • chardonnay B
  • chenin B
  • cinsaut N
  • codivarta B
  • cualtacciu B
  • genovèse B
  • grenache blanc B
  • grenache gris G
  • grenache N
  • marsanne B
  • merlot N
  • morrastel N
  • mourvèdre N
  • muresconu N
  • muscat à petits grains B
  • muscat à petits grains rouges Rg
  • muscat d’Alexandrie B
  • nielluccio N
  • pagadebiti B
  • Pinot gris G
  • pinot N
  • riminèse B
  • rossula bianca B
  • roussanne B
  • sauvignon B
  • sauvignon gris G
  • sciaccarello N
  • syrah N
  • tempranillo N
  • ugni blanc B
  • uva biancona B
  • vermentino B
  • vintaghju N
  • viognier B

[IGP] Cahier des charges officiel, juillet 2023

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