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Côte-Rôtie

Un rouge du nord de la vallée
Côte-Rôtie est une appellation de vins rouges tranquilles : elle ne désigne ni un vin blanc ni un vin effervescent. Son vignoble occupe des coteaux de la rive droite du Rhône, au sud de Lyon, en face de la partie méridionale de Vienne. Il appartient aux crus des Côtes du Rhône. Sur une étiquette, le nom Côte-Rôtie identifie l’appellation précise ; une mention régionale plus large ne le remplace pas. La carte aide à situer ce nom dans la vallée avant de regarder ses communes et ses cépages. [CR-UE2024, document unique §4 et §8]
Trois communes, pas trois crus distincts
L’aire géographique comprend Ampuis, Saint-Cyr-sur-le-Rhône et Tupin-et-Semons, dans le département du Rhône. Ce sont des communes : leur présence dans la liste ne signifie pas que tout leur territoire est couvert de vignes. La carte de situation met en bordeaux les contours parcellaires INAO de Côte-Rôtie, et en gris les autres appellations septentrionales. Le point d’Ampuis situe une mairie, non une cave. Cette lecture distingue l’origine du raisin, le territoire communal et les repères urbains, sans confondre leurs fonctions. [CR-UE2024, document unique §6 ; provenance cartographique INAO]
Pourquoi trouve-t-on du viognier dans un vin rouge ?
La syrah est le cépage dominant décrit par le document officiel. Le viognier, cépage blanc, peut l’accompagner : le texte décrit un assemblage des raisins et évoque son influence possible sur la rondeur et l’expression aromatique. Il ne faut donc pas comprendre cette pratique comme l’ajout systématique d’un vin blanc fini à un vin rouge. La fiche du syndicat consacrée au viognier indique jusqu’à 20 % de complantation avec la syrah. Cette limite n’est pas une recette imposant à chaque bouteille la même proportion. [CR-UE2024, document unique §4 et §8 ; CR-ODG-VIOGNIER, p.1]
Côte Blonde et Côte Brune : des repères à expliquer
Le document distingue un vallon de Côte Blonde et un vallon de Côte Brune, en lien avec des contrastes de sols et d’aménagement des pentes. Les sols clairs, friables, nécessitent des murets de soutien ; dans les secteurs plus argileux, le coteau est notamment organisé en terrasses étroites. Ces noms permettent de parler des lieux au sein du vignoble. Ils ne justifient pas de découper arbitrairement toute l’appellation en deux blocs uniformes. Notre carte générale n’en trace pas de frontière inventée : leur représentation détaillée demandera des limites géographiques documentées. [CR-UE2024, document unique §8 ; choix cartographique éditorial]
Des gestes adaptés aux pentes
Les vendanges sont manuelles, et les grappes sont transportées entières jusqu’au lieu de vinification. Le document fixe une densité minimale de plantation de 6 000 pieds par hectare, ainsi qu’un maximum de dix yeux francs par pied pour les tailles prévues. Les terrasses et les murets participent au maintien de sols difficiles à cultiver. Sur la carte, une zone colorée donne la délimitation disponible ; elle ne représente pas tous ces ouvrages ni leur état d’entretien. Pour les découvrir, une photographie ou une illustration légendée du paysage complète la géographie. [CR-UE2024, document unique §5.1 et §8]
Du lieu-dit à la mention régionale
L’étiquette peut préciser un lieu-dit cadastré, sous réserve notamment qu’il figure sur la déclaration de récolte. Elle peut aussi mentionner une unité plus large, « Cru des Côtes du Rhône » ou « Vignobles de la Vallée du Rhône », avec les conditions de présentation prévues. Le lecteur rencontre donc plusieurs niveaux : une appellation, éventuellement un lieu plus précis, et un ensemble régional. Une aire de proximité immédiate est par ailleurs autorisée pour la vinification et l’élaboration ; les communes de cette dérogation ne doivent pas être colorées comme si elles agrandissaient la zone de récolte. [CR-UE2024, document unique §9]
Lire le vin sans lui imposer un portrait unique
La description officielle évoque les fruits noirs, les épices et des tanins soyeux, puis des expressions différentes avec le vieillissement. Ces mots sont des pistes de lecture. Ils ne dispensent pas d’observer la bouteille, son millésime et son évolution. La présence possible de viognier ne permet pas à elle seule de prédire un arôme précis. Pour commencer, on peut comparer la matière en bouche, la sensation des tanins et la persistance, puis chercher comment le vin change à l’aération. Cette démarche de dégustation est une proposition éditoriale, non une prescription du cahier des charges. [CR-UE2024, document unique §4 ; conseil éditorial]
Les sources derrière la fiche
La référence principale est le document unique européen publié le 21 octobre 2024, archivé avec cette fiche. Sa mise à jour du Code officiel géographique ne constitue pas un agrandissement annoncé de l’aire. Le texte complet décrit bien la syrah et le viognier, alors que sa rubrique 7 ne récapitule que le viognier : cette rubrique isolée ne suffit donc pas à dresser la liste des cépages. Le rendement maximal qu’il annonce, 46 hectolitres par hectare, est un plafond réglementaire, pas une mesure de la récolte réelle. L’illustration de travail utilise la délimitation INAO conservée dans l’atelier ; elle ne recense ni les propriétaires ni les surfaces effectivement plantées. [CR-UE2024, modification 1 et document unique §4, §5.2, §7 et §8]
Les communes de l’aire géographique (3)
Ces communes sont des repères administratifs : elles ne sont pas chacune une appellation. Seules les parcelles délimitées sont concernées par la récolte en AOC.
- Ampuis
- Saint-Cyr-sur-le-Rhône
- Tupin-et-Semons
Lire la source officielle · Version du 2024-10-21 · CR-ODG-VIOGNIER





