Un personnage peut annoncer ce qu’il fera sans disposer de la réponse qui suivra. Pour construire une scène à deux décisions, il faut donc donner à chacun une action propre, puis regarder comment elles produisent ensemble une issue. Nora choisit une ligne ; Samuel choisit une colonne. Un nombre favorable à Nora peut exister dans leur dossier sans qu’elle puisse l’obtenir par son seul geste. Nous suivons ici plusieurs décisions effectivement remplies dans une fiction de préparation, avec des règles différentes pour chacune.
Les personnages, leurs réponses et les points sont entièrement créés. Les lettres ne correspondent ni à un paiement, ni à un contrat, ni à une tâche réelle du personnel d’une maison. Les nombres décrivent seulement les préférences expressément données à nos personnages pour cet exercice. Nous ne prétendons pas que des personnes réelles maximisent toujours un score. Les petits modèles classiques ne sont pas présentés comme une invention. Aucun manuscrit d’Alistair ni épisode existant n’est modifié par cette préparation.
Jettatura décrit l’approche de Naples.
Avatar fait demander le retour des âmes.
La Toison d’or présente Tiburce comme singulier.
Le deuxième personnage voit le premier choix avant de répondre
Dans une première préparation, Nora choisit L ou R. Samuel voit cette lettre, puis choisit a ou b. Leurs points, dans l’ordre Nora puis Samuel, sont entièrement donnés : L avec a produit huit et un ; L avec b, un et quatre ; R avec a, cinq et deux ; R avec b, trois et trois. Samuel accepte expressément de retenir, dans la ligne qu’il reçoit, l’action lui donnant le plus de points. Nora accepte de comparer les issues produites par cette règle avant de choisir sa propre lettre.
Nora commence par entourer huit, le plus grand nombre de sa colonne personnelle. Elle avait prévu de donner L en racontant déjà Samuel choisissant a. Mais Samuel n’a pas encore répondu, et sa règle ne retient pas cette colonne dans la ligne L : quatre lui convient mieux que un. Nora retire donc la feuille qui lui attribuait huit après son seul choix. Elle ne change pas les points pour sauver cette première intention. Elle replace le choix de Samuel entre sa lettre et le résultat qu’elle veut annoncer, ce qui transforme réellement sa comparaison.
Après L, elle obtiendrait un parce que Samuel choisirait b. Après R, elle obtiendrait trois parce qu’il choisirait encore b. Nora retient R. Elle remet cette lettre à Samuel ; il compare deux et trois pour lui dans cette ligne, choisit b et transmet son choix. Leur issue remplie donne trois à chacun. Le huit n’a pas disparu du dossier : il reste associé à L avec a. Il a quitté la feuille du résultat effectivement obtenu, parce que les deux actions de cette issue n’ont pas été choisies ensemble.
Cette scène peut conserver une déception de Nora sans la faire accuser Samuel d’avoir modifié les conditions. Nous lui faisons reprendre son cercle autour de huit et écrire, à côté, les deux actions qui auraient été nécessaires. Samuel montre la ligne R qu’elle lui a remise. Aucun des deux ne corrige sa lettre après avoir reçu les points. Le lecteur voit ainsi une intention de départ, une comparaison révisée et deux gestes accomplis. La surprise appartient à la manière dont Nora avait préparé son attente ; elle ne repose pas sur une réponse que Samuel aurait clandestinement inventée.
Ajoutons une conséquence remplie à ce résultat. Nora avait commencé une fiche destinée à Élise avec la mention « huit pour Nora ». Elle l’arrête avant remise, puis transmet « R choisi par Nora, b choisi par Samuel, trois chacun ». Élise reçoit cette nouvelle fiche et retire huit de son propre relevé de l’exercice. Nora ne demande pas à Samuel de signer son premier nombre pour le rendre vrai. Elle corrige une attribution précise devant la personne qui allait utiliser le résultat, en gardant les auteurs des deux lettres avec les points finalement obtenus.
Une annonce ne retire pas une action disponible
Une deuxième préparation utilise d’autres points : L avec a donne cinq à Nora et deux à Samuel ; L avec b, zéro et un ; R avec a, quatre et un ; R avec b, trois et quatre. L’ordre reste Nora puis Samuel, et Samuel garde la règle expressément acceptée de maximiser ses propres points dans la ligne reçue. Sans autre changement, il choisirait a après L et b après R. Nora retient donc L, qui conduit à cinq pour elle, plutôt que R, qui conduirait à trois.
Samuel dit ensuite : « Je prendrai b dans les deux lignes. » Nora ne traite pas cette annonce comme si l’action a avait quitté le dossier. Le menu comporte encore a et b, et Samuel n’a pas retiré son critère de choix. Après L, a lui donnerait deux contre un pour b. Sous les conditions que les deux personnages continuent d’accepter, l’annonce ne décrit donc pas la réponse calculée pour cette ligne. Nora maintient L ; Samuel applique sa règle, donne a et leur fiche remplie reçoit cinq et deux. La phrase antérieure reste une annonce non réalisée, avec son auteur.
Leur hôte avait préparé une note disant que Samuel avait « forcé Nora à choisir R » par cette seule phrase. Nora lui remet L, et Samuel confirme a sur la fiche. L’hôte retire cette causalité de son compte rendu : l’annonce n’a pas produit le choix qu’il lui attribuait. Il ne la remplace pas par une conclusion générale sur la valeur des promesses. Notre préparation n’a donné ni obligation juridique, ni coût de parole, ni changement de préférence. La correction porte sur ces conditions précises et sur les deux réponses effectivement remises, sans inventer ce qui aurait rendu b obligatoire.
Nous construisons alors une branche différente. Avant le choix de Nora, Samuel et l’hôte acceptent expressément de retirer a des actions permises. La nouvelle fiche ne contient plus que b pour Samuel, dans les deux lignes. Ce changement est renseigné et confirmé avant que Nora ne donne sa lettre. Elle compare maintenant zéro sous L avec trois sous R et retient R. Samuel donne b, la seule action de son nouveau menu ; ils obtiennent trois et quatre. Le changement de résultat vient d’une possibilité effectivement retirée, pas d’une force que l’annonce aurait acquise silencieusement.
Nora remet cette fiche distincte à Élise, avec R et b. Élise conserve à côté la première fiche L et a, au lieu de remplacer partout cinq par trois. Les deux issues ont chacune été remplies sous leur propre menu. Samuel peut toujours dire qu’il a choisi b dans la seconde branche, mais il ne peut pas présenter cette action comme la même liberté entre a et b qu’il possédait auparavant. La préparation garde ainsi une différence qui engage la scène : une parole peut précéder un changement, tandis que le changement de possibilités doit apparaître avant la réponse qui en dépend.
Choisir ensemble un résultat agréable n’est pas choisir chacun son action
La troisième préparation comporte deux réponses simultanées, sans connaissance préalable de la lettre de l’autre. Nora dispose de A et B, Samuel de a et b. Les points sont trois et trois pour A avec a, zéro et cinq pour A avec b, cinq et zéro pour B avec a, un et un pour B avec b. Les deux personnages acceptent de maximiser leurs propres points ; les réponses sont remises sous enveloppe et révélées ensemble. Aucun score global n’a été accepté à la place de leur règle personnelle.
Nora compare ses deux actions pour chaque réponse possible de Samuel. S’il donne a, B lui offre cinq contre trois pour A. S’il donne b, B lui offre un contre zéro pour A. Elle retient B dans les deux cas. Samuel fait sa propre comparaison : contre A, b lui donne cinq plutôt que trois ; contre B, b lui donne un plutôt que zéro. Il retient b. À la révélation, leurs enveloppes contiennent B et b, et la fiche reçoit un chacun. Aucun n’a changé de règle après avoir vu l’enveloppe de l’autre.
L’hôte avait annoncé qu’ils choisiraient trois chacun, parce que six est supérieur au total de deux obtenu par B avec b. Nora lui montre qu’elle ne pouvait pas écrire a dans l’enveloppe de Samuel. Samuel lui montre de même qu’il n’écrivait pas A dans celle de Nora. Le résultat trois chacun est bien une issue de leur tableau ; sa somme ne commande pas leurs deux gestes sous la règle personnelle acceptée. L’hôte retire donc son annonce de résultat commun et conserve les deux enveloppes ouvertes avec un et un, au lieu de les remplacer par des réponses qu’il aurait préférées.
Les personnages acceptent ensuite une modification expresse, avant une nouvelle remise : choisir B retire quatre points au score propre de Nora, et choisir b retire quatre au score propre de Samuel. Cette retenue abstraite ne fait intervenir aucune somme d’argent ni sanction réelle. Les nouveaux points deviennent trois et trois pour A avec a, zéro et un pour A avec b, un et zéro pour B avec a, moins trois et moins trois pour B avec b. Ce sont les nouvelles données du modèle, qui remplacent les anciennes dans cette seule branche.
Avec ces points, Nora choisit A : contre a, trois dépasse un ; contre b, zéro dépasse moins trois. Samuel choisit a : contre A, trois dépasse un ; contre B, zéro dépasse moins trois. Ils remettent chacun une nouvelle enveloppe, puis découvrent A et a. La fiche reçoit cette fois trois chacun. L’hôte ne décrit pas ces réponses comme si les personnages avaient simplement mieux compris le premier tableau. Ils ont accepté des gains différents, et cette modification a changé les comparaisons individuelles auxquelles leurs enveloppes obéissent.
Élise demande pourquoi il ne suffit pas de conserver les nouvelles lettres avec les anciens nombres, puisque A avec a portait déjà trois et trois. Nora lui donne les deux lignes de comparaison contre b : auparavant B lui offrait un contre zéro ; désormais B lui donnerait moins trois contre zéro. Élise conserve cette différence avec la décision. Le résultat final est le même couple de nombres que l’issue souhaitée initialement, mais la raison qui permet aux deux personnages de le choisir chacun a changé. La remise garde cette cause, au lieu de raconter seulement une fin devenue plus heureuse.
Deux issues stables demandent encore une décision de coordination
Une quatrième préparation donne quatre et deux pour L avec a, zéro et zéro pour L avec b, zéro et zéro pour R avec a, deux et quatre pour R avec b. Nous appelons ici stable une issue dans laquelle aucun personnage ne peut augmenter ses propres points en changeant seulement sa lettre, tandis que l’autre conserve la sienne. Cette définition est donnée pour l’exercice. Elle ne signifie ni tranquillité réelle des personnes, ni accord émotionnel, ni preuve qu’une scène future ne changera rien.
L avec a remplit ce critère. Nora perdrait quatre en passant seule à R ; Samuel perdrait deux en passant seul à b. Mais R avec b le remplit aussi : Nora perdrait deux en revenant seule à L, et Samuel perdrait quatre en revenant seul à a. Les deux issues croisées ne le remplissent pas, puisqu’un changement personnel permet à l’un des personnages de quitter zéro pour un score positif. L’hôte conserve donc deux issues stables dans son relevé. Il retire l’étiquette « résultat unique » qu’il avait placée auprès de L avec a.
Nora préférerait quatre à deux, et Samuel quatre à deux pour lui. Leur règle de stabilité ne donne pas priorité au souhait de Nora sur celui de Samuel. Nora avait préparé L en croyant que l’adjectif stable imposait a à son partenaire ; Samuel avait préparé b en croyant que le même adjectif imposait R à Nora. Ils arrêtent ces deux fiches avant soumission. Les joindre donnerait L avec b et zéro chacun, précisément une issue qui ne remplit pas le critère invoqué. La correction retire donc une décision déjà préparée sans décider silencieusement à la place de l’autre.
Les deux personnages ouvrent une conversation renseignée. Nora propose L avec a ; Samuel répond qu’il préfère R avec b. Nora accepte cette seconde proposition pour cette préparation, et Samuel confirme qu’il donnera b si leur fiche commune retient R. Ils signent cette fiche, puis remettent R et b. Leurs points sont deux et quatre. Nora n’a pas obtenu son issue préférée, mais elle a choisi l’accord effectivement exécuté. Samuel n’a pas découvert un résultat que la définition aurait sélectionné seule ; il a participé à la décision qui départage les deux issues admissibles.
Après la révélation, Nora conserve R. Un passage isolé à L, si Samuel gardait b, lui donnerait zéro plutôt que deux. Samuel conserve également b : revenir seul à a lui donnerait zéro plutôt que quatre. Cette vérification confirme que leur issue remplie appartient bien aux deux issues stables trouvées auparavant. Elle ne prouve pas que leur conversation était inutile. Sans les réponses renseignées et leur accord, les deux feuilles préparées auraient encore porté L et b. Le critère vérifie le couple choisi ; la conversation fournit ce choix parmi plusieurs couples possibles.
L’hôte annonce ensuite à Élise que Nora a reçu quatre parce que « tous deux ont retenu une issue stable ». Nora lui remet le couple R et b avec deux et quatre, et Samuel confirme sa lettre. Élise corrige le premier nombre dans son relevé, en conservant l’accord qui a sélectionné cette issue. Aucun point n’est offert à Nora pour faire ressembler le compte rendu à l’autre issue stable. La remise ferme ainsi une erreur propre à ce cas : connaître une propriété commune à deux possibilités ne dispense pas de nommer celle que les personnages ont réellement choisie.
Une égalité dans la réponse laisse plusieurs gestes possibles
La dernière préparation revient à l’ordre Nora puis Samuel. L avec a donne huit et quatre ; L avec b, un et quatre ; R avec a, trois et trois ; R avec b, trois et trois. Samuel accepte de maximiser ses points, mais aucune règle n’indique encore comment il choisit entre deux actions à égalité pour lui. Nora demande au moins trois dans chaque réponse encore permise par cette règle. Nous n’ajoutons aucune probabilité à l’une ou l’autre réponse : Samuel dispose de deux actions à égalité dans chaque ligne.
Nora ne retient pas L pour sa demande initiale, parce que b y reste permis et lui donnerait un. Elle choisit R, qui lui donne trois quelle que soit l’action laissée à Samuel. Samuel choisit effectivement b dans cette scène et les deux reçoivent trois. Il n’avait pas reçu une chance de moitié de choisir b ; il vient de donner cette réponse dans notre préparation. Nora conserve donc sa garantie avant réponse et les lettres effectivement remises après réponse comme deux informations différentes. Elle ne transforme pas huit en moyenne attendue pour justifier L.
Samuel propose ensuite une règle nouvelle pour une autre branche : lorsqu’il reçoit deux actions lui donnant le même nombre de points, il retiendra a. Nora accepte cette règle avant son propre choix. L conduit désormais à a et lui donne huit ; R conduit aussi à a et lui donne trois. Elle retient L, Samuel donne a comme convenu et les points sont huit et quatre. Sa réponse ne contredit pas son ancien critère de maximisation : elle complète ce que ce critère laissait ouvert. La fiche nomme donc la règle supplémentaire avec son auteur et le moment où elle a été acceptée.
Élise reçoit d’abord les lettres L et a sans cette précision et demande si Nora a abandonné son exigence de trois. Nora lui transmet la règle de départage reçue avant sa lettre. Dans ce nouveau dossier, b n’est plus une réponse conforme à cette règle lorsque les points de Samuel sont égaux ; l’issue L avec b ne menace donc plus l’exigence dans la branche choisie. Élise garde trois comme minimum demandé et huit comme résultat obtenu. Elle ne transforme pas la nouvelle réponse en preuve que Nora aurait pu annoncer huit dans la scène antérieure, qui laissait encore b permis.
Samuel refuse enfin une fiche qui attribuait le choix de a à une instruction de Nora après révélation. Il donne la première note de départage, datée dans l’ordre de notre scène avant L, puis la feuille où Nora avait accepté cette règle. Élise corrige l’auteur et le moment de la décision. Nora a utilisé une réponse désormais renseignée pour choisir L ; elle n’a pas écrit rétroactivement dans la colonne de Samuel. Cette remise conserve la place du deuxième personnage même lorsque sa règle nouvelle rend le premier choix plus avantageux, plutôt que de le réduire à un geste ajouté pour servir la fin.
Donner le premier geste à Samuel change les réponses qu’il anticipe
Reprenons les points de la deuxième préparation : L avec a produit cinq et deux, L avec b zéro et un, R avec a quatre et un, R avec b trois et quatre. Nous donnons une nouvelle permission avant toute réponse : Samuel choisit désormais sa colonne en premier, Nora la voit puis choisit sa ligne. Tous deux conservent leur critère personnel de points. L’hôte accepte cet ordre nouveau et retire la première fiche qui demandait une ligne de Nora avant une colonne de Samuel. Aucun choix n’a encore été accompli dans cette branche.
Samuel examine maintenant les réponses que Nora donnera à sa colonne. S’il remet a, elle compare cinq sous L avec quatre sous R et retient L ; il recevrait deux. S’il remet b, elle compare zéro sous L avec trois sous R et retient R ; il recevrait quatre. Samuel choisit donc b en premier. Nora reçoit cette colonne et donne R ; leur fiche est remplie avec trois et quatre. Le premier décideur a changé, alors que les quatre couples de points restent identiques. Le choix de Samuel ne répond plus à une ligne déjà reçue : il précède la réponse de Nora et utilise celle qu’elle donnera selon son propre critère.
L’hôte avait conservé la fiche L avec a du déroulement où Nora commençait, en disant que les mêmes points devaient produire le même couple. Samuel lui remet sa colonne b, puis Nora la ligne R qu’elle a choisie après réception. L’hôte retire L avec a de cette branche. Nora n’a pas simplement cédé cinq à Samuel par une nouvelle préférence personnelle. Contre b déjà choisi, L ne lui donnerait pas cinq : elle recevrait zéro. L’ancienne possibilité cinq appartenait à une autre colonne, que son premier geste dans l’ancien ordre contribuait à sélectionner. La nouvelle remise garde donc le sens de la réponse qu’elle a effectivement donnée.
Élise demande ensuite de placer une fiche d’anticipation auprès de chaque acteur, pour ne pas confondre leurs deux raisonnements. Nora remet, pour sa réponse après b, la comparaison zéro contre trois. Samuel remet, pour son choix initial, les deux couples finaux L avec a et R avec b, donnant respectivement deux et quatre pour lui. Élise accepte ces deux fiches distinctes et les classe dans l’ordre Samuel puis Nora. Elle retire une troisième feuille qui comparait un contre quatre pour Samuel après R : cette comparaison appartenait à l’autre ordre, où R aurait déjà été fixé avant sa réponse. La correction change les possibilités comparées, pas seulement les noms au-dessus de deux chiffres.
Une autre branche commence, au contraire, avec L déjà remis irrévocablement par Nora sous l’ancien ordre. L’hôte propose seulement ensuite de faire commencer Samuel, sans autorisation de retirer cette ligne. Samuel et Nora refusent de présenter ce changement comme encore disponible pour cette préparation engagée. La ligne reste L ; Samuel compare deux pour a avec un pour b et choisit a. La fiche reçoit cinq et deux. Élise conserve cette issue accomplie et déplace la proposition d’ordre nouveau vers la prochaine préparation, plutôt que de remplacer rétroactivement L par le R de la branche où Samuel avait réellement commencé.
Cette prochaine préparation a ensuite lieu avec des fiches neuves et sans ligne déjà remise. Samuel choisit b, Nora le reçoit et donne R, comme dans la branche où cet ordre avait été accepté avant toute réponse. Élise classe cinq et deux dans la préparation engagée, puis trois et quatre dans la préparation suivante. Elle ne compte pas les deux comme deux étapes d’un seul résultat qui aurait remplacé ses propres points en cours de route. L’hôte dispose ainsi de deux remises effectivement fermées : il a maintenu une réponse irrévocable dans la première et appliqué son ordre nouveau dans la seconde. Son changement de programme a un moment d’effet précis, avec des gestes que les personnages ont réellement accomplis dans chaque préparation.
Une amélioration commune peut rester inaccessible aux changements séparés
Nous prolongeons enfin la quatrième préparation par une permission nouvelle, entièrement abstraite. Le couple R avec b est déjà retenu, avec deux pour Nora et quatre pour Samuel. Un bonus de deux points pour Samuel est désormais donné seulement au couple L avec a : ce couple produit donc quatre et quatre. Les deux couples croisés restent zéro et zéro. Les personnages acceptent un critère pour la transition : aucun ne doit descendre sous ses points actuels, et au moins l’un doit obtenir davantage. La première permission n’autorise encore qu’un changement individuel à chaque évaluation.
Nora propose de passer seule de R à L. Samuel conserverait b à cette première évaluation ; le couple L avec b donnerait zéro chacun. Tous deux refusent ce passage sous le critère accepté. Faire commencer Samuel ne résout pas le problème : a avec R donnerait également zéro chacun. Nora et Samuel renoncent donc aux deux premiers gestes individuels possibles. Leur refus conserve une différence précise : L avec a est plus favorable pour Nora et aussi favorable pour Samuel, mais aucune des deux transitions individuelles autorisées ne permet de l’atteindre sans une évaluation intermédiaire défavorable aux deux.
Samuel avait préparé un chemin en deux étapes, a d’abord puis L, en inscrivant seulement quatre et quatre à son terme. Nora lui demande d’inscrire également l’évaluation R avec a entre les deux gestes. Samuel complète la suite avec zéro et zéro et retire son chemin de la remise active. Il ne traite pas ce passage comme un simple brouillon sans effet : la règle initiale évaluait après chaque changement individuel. Le bonus du couple final n’est pas donné à cette étape intermédiaire. Leur décision bloque donc une transition dont la fin est acceptable, à cause d’un moment que le dossier exige réellement de comparer au couple de départ.
L’hôte propose alors une autre permission : une seule évaluation peut recevoir ensemble les nouvelles lettres de Nora et de Samuel. Les deux personnages acceptent cette soumission jointe pour la transition et donnent L avec a dans la même évaluation du modèle. Le relevé passe directement de deux et quatre à quatre et quatre. Nora gagne deux ; Samuel conserve quatre. Aucun couple croisé n’a été évalué dans cette transition choisie. Nous n’attribuons cette opération à aucun programme réel ou dispositif de synchronisation : le regroupement des deux réponses appartient explicitement à la règle nouvelle de notre préparation sur papier.
La stabilité du couple initial sous les changements individuels demeure vraie. Si Nora seule changeait, elle perdrait deux ; si Samuel seul changeait, il perdrait quatre. Pourtant, les deux ont maintenant effectué une transition commune conforme à leur critère. L’hôte retire donc sa phrase « aucune amélioration n’était possible » et conserve la formulation limitée « aucun changement individuel admissible ne permettait de commencer ». Leur nouvelle permission a ouvert un geste à deux que la première excluait. Elle n’a pas démontré que les comparaisons individuelles précédentes étaient fausses, et le couple initial n’avait pas perdu sa propriété simplement parce que les personnages pouvaient désormais agir ensemble.
Après la remise, Samuel refuse une nouvelle note qui lui ajoute encore deux points auprès de quatre, pour annoncer six. Dans le couple L avec a, son résultat initial deux et le bonus deux ont déjà produit les quatre inscrits. Il conserve donc quatre et retire le six du compte reçu par Nora. Leur critère commun est satisfait sans nouvelle hausse pour lui : il a accepté une amélioration de Nora avec maintien de ses propres points. Cette réponse ferme une différence entre le droit de refuser une baisse et l’exigence de gagner soi-même à toute transition. Le bonus n’est pas réutilisé pour inventer une seconde amélioration que leur choix n’a jamais donnée.
Les préparations conservent chacune leurs points, leur ordre de décision et les possibilités auxquelles les réponses appartiennent. Un tableau n’écrit pas à lui seul les enveloppes des personnages, et un résultat favorable ne démontre pas quelles règles ils ont utilisées. Les gestes remplis permettent de retrouver ce que Nora a choisi, ce que Samuel a encore pu choisir et le changement explicite qui sépare deux branches. Cette trace suffit à fermer les scènes données, sans attribuer à des personnes réelles les comportements que nous avons stipulés pour nos personnages.