Deux fragments peuvent se rejoindre sur quelques lettres et produire un texte plus court que leur simple succession. Pourtant, un bon raccord ne répond pas encore à toutes les demandes : faut-il conserver chaque fragment entier, lui donner une occurrence propre, respecter son sens de lecture ou tenir compte d’une lettre inconnue ? Pour son livre privé de papier, Nora veut que Camille remplisse ces décisions avant de présenter une composition. La place gagnée ne doit pas lui faire annoncer un original que les fragments ne permettent pas de retrouver.
Notre atelier est entièrement créé. Les suites de lettres, les fiches, les contraintes et les choix sont stipulés ; aucun manuscrit, original endommagé, enregistrement, résultat automatique ni collage matériel n’a été examiné. Les méthodes de raccord sont classiques, sans revendication d’invention. Nous construisons des textes de travail sous des permissions données, sans certifier une restitution d’archives. Dans chaque cas, un fragment doit apparaître avec ses lettres voisines et dans leur ordre : retrouver seulement des lettres dispersées ne suffit pas à le conserver entier.
Le sonnet cite Villon. Huysmans.
Le récit commence à Chartres. Huysmans.
Le début évoque un séjour monastique. Huysmans.
Ces passages ont été consultés textuellement. Ils ne donnent ni les lettres ni les règles de nos raccords. Le premier dossier contient ABA et BAB. Nora demande un texte contenant les deux comme fragments entiers, avec le moins de lettres possible. Leur présence peut se chevaucher dans cette première demande. Chaque fragment comporte trois lettres, mais les deux formulations sont différentes ; un texte de trois lettres ne pourrait donc pas être égal aux deux. Un texte de quatre lettres peut en revanche offrir deux positions de départ pour un fragment de longueur trois.
Deux textes également courts peuvent commencer autrement
Camille propose ABAB. ABA y occupe les trois premières positions, BAB les trois dernières. Elle propose aussi BABA, où BAB occupe les trois premières et ABA les trois dernières. Les deux textes contiennent donc les deux fragments en quatre lettres. Aucun n’est plus court que l’autre et aucun texte de trois ne convient. Nora accepte ces deux réalisations comme minimales dans le menu donné, puis retire l’annonce que les fragments auraient désigné à eux seuls une unique première lettre.
Nora ajoute une demande de composition explicite : le texte remis devra commencer par A. Camille retient ABAB et écarte BABA de cette préparation. Elle remet ABA aux positions un à trois et BAB aux positions deux à quatre, avec A au début du texte. Cette première lettre ne vient pas d’un renseignement retrouvé sur un original perdu : elle vient du choix que Nora vient de donner. Camille joint cette demande au résultat, au lieu de présenter ABAB comme la seule restitution rendue certaine par la présence des deux fragments.
Une autre préparation reçoit la demande contraire, commencer par B. Camille remet alors BABA, qui reste minimal et contient les deux fragments. Elle n’allonge pas ABAB en lui ajoutant simplement un B devant : BABAB aurait cinq lettres et ne serait plus le minimum du nouveau menu. Nora reçoit BABA comme composition effectivement choisie pour cette autre demande. Les fragments initiaux restent identiques dans les deux préparations ; c’est la condition sur le début qui sélectionne l’une des deux fins possibles, sans transformer leurs premières lettres en preuve d’une histoire ancienne.
Camille avait intitulé les deux résultats « original retrouvé », chacun dans sa fiche. Nora lui demande de les présenter comme des compositions de travail sous deux demandes différentes. Camille effectue ce changement et conserve les lettres réellement remises. La correction ne rend pas les raccords faux : elle retire une certitude d’origine qu’aucune donnée du cas n’avait fournie. Ce point restera bref dans le compte utile. Le développement porte surtout sur les deux compositions minimales et sur la demande qui les départage, pas sur une nouvelle mise en garde générale contre l’invention.
Deux fiches identiques ne donnent pas nécessairement deux occurrences dans le texte
Une branche indépendante présente ABA sur deux fiches distinctes. Elles ont leurs propres repères, mais le cas ne dit pas que le texte composé doit contenir deux occurrences différentes. Nora demande seulement que la formulation entière de chaque fiche y apparaisse. Le texte ABA répond à cette première demande : la même occurrence contient la formulation de la première fiche et celle de la seconde. Trois lettres suffisent dans ce menu. Nous ne déduisons pas des deux repères deux passages nécessairement différents dans un original inconnu.
Camille avait composé ABAABA parce qu’elle avait recopié chaque fiche après l’autre. Nora refuse six comme minimum de la première demande, tout en reconnaissant que ce texte contient bien ABA. Elle choisit ABA et le reçoit comme résultat plus court couvrant les deux formulations données. Camille garde les deux fiches reliées à cette occurrence commune, sans les déclarer un seul document. Le changement a retiré une répétition dans la composition, pas un repère dans le dossier. La présence de chaque formulation et l’identité de chaque fiche restent deux objets distincts.
Nora reçoit ensuite une exigence nouvelle : le texte devra présenter deux occurrences d’ABA avec deux positions de départ différentes. Camille retire ABA du menu actif et prépare ABABA. La première occurrence commence à la position un, la seconde à la position trois ; elles partagent le A de leur jonction. Nora accepte cette composition de cinq lettres. Un texte de quatre ne pourrait placer deux ABA aux positions un et deux : la deuxième position devrait alors porter simultanément B, pour la première occurrence, et A, pour la seconde. La demande nouvelle a donc réellement modifié le minimum et le texte remis.
Camille corrige la légende qui disait que les deux occurrences étaient maintenant séparées. Elles sont distinctes par leur départ, mais leur dernière et leur première lettre occupent la même position trois. Nora garde ABABA dans cette préparation, dont la permission autorisait ce partage. Elle ne remplace pas cinq par six pour rendre la légende initiale vraie après coup. Le résultat conserve deux occurrences, un chevauchement et cinq lettres. Camille remet ces trois propriétés ensemble, sans employer « distinctes » comme une promesse implicite que leurs positions ne pourraient jamais se rencontrer.
Une autre demande interdit expressément tout chevauchement entre ces deux occurrences. Camille choisit ABAABA : ABA occupe un à trois, puis quatre à six. Nora reçoit les six lettres et retire ABABA de cette préparation. Les deux occurrences de longueur trois doivent ici occuper six positions différentes ; cinq ne peuvent donc pas répondre à l’exigence. La réalisation de six n’avait pas été nécessaire dans le premier menu, mais elle l’est maintenant sous la demande de séparation. Les fiches ne sont pas devenues différentes : c’est la manière de les faire apparaître dans le texte qui a changé.
Le plus grand raccord local peut laisser un texte final plus long
Un nouveau dossier contient trois fragments entiers, ABA, BAB et BBA. Nora autorise leurs chevauchements et demande la composition finale la plus courte. Pour raccorder un fragment après un autre, nous pouvons partager une fin du premier et un début identique du second ; les autres lettres sont conservées. Camille prépare d’abord le plus grand partage disponible. Plusieurs raccords partagent deux lettres, et sa règle de départage choisit ABA suivi de BAB. Cette règle de départage est une donnée de sa préparation, pas une nécessité des fragments.
Camille raccorde ABA à BAB sur BA et obtient ABAB, quatre lettres. Il reste BBA à faire apparaître. Placé avant ABAB, BBA partage seulement son dernier A avec le premier A d’ABAB, donnant BBABAB, six lettres. Placé après, il peut partager le dernier B et donner également six lettres, ABABBA. Nora reçoit donc une première composition qui a commencé par un partage de deux, mais ne trouve ensuite qu’un partage d’une lettre. Camille ne lui annonce pas que le premier raccord maximal aurait garanti le minimum de la composition entière.
Nora demande une autre réalisation. Camille commence cette fois par BBA suivi de BAB : leur BA se partage et produit BBAB. Elle ajoute ensuite ABA, dont le début AB correspond aux deux dernières lettres de BBAB. Le résultat est BBABA, cinq lettres. BBA apparaît aux positions un à trois, BAB aux positions deux à quatre et ABA aux positions trois à cinq. Camille remet les trois repères avec ce texte complet. Aucun fragment n’a été raccourci pour obtenir cinq, et les deux partages de deux lettres sont compatibles dans cet ordre effectivement choisi.
Nora retient BBABA et abandonne la composition de six comme réponse minimale. Trois fragments de longueur trois tous différents ne peuvent pas tenir dans quatre lettres : un texte de quatre offre seulement deux fenêtres de longueur trois, aux départs un et deux. Cinq est donc une borne nécessaire dans ce dossier, et BBABA la réalise. Camille peut annoncer ce minimum après ce contrôle, pas seulement parce que le nouveau résultat lui paraît plus élégant. La remise distingue le premier raccord local accepté pendant l’essai et la composition globale finalement choisie après comparaison.
Une contrainte supplémentaire fixe ensuite à cinq lettres la place de cette composition dans notre livre de papier. Camille retire BBABAB de la proposition active : ses six lettres ne répondent pas à cette limite. Elle remet BBABA sans changer les trois fragments ni déplacer la limite à six pour sauver son premier essai. Nora accepte cette remise complète. Le dossier garde BBABAB comme une composition valide pour la présence des fragments, mais écartée par le choix minimal et par la place maintenant demandée. Le refus n’en fait pas un texte où BBA aurait soudain disparu.
Changer le sens de lecture change ce que l’on prétend conserver
Une autre branche contient AAB et BAA. Leurs lettres doivent d’abord être lues dans le sens donné. Nora permet un chevauchement et demande la composition la plus courte conservant ces deux formulations entières. BAA suivie d’AAB peut partager les deux A : BAAB, quatre lettres, contient BAA aux positions un à trois et AAB aux positions deux à quatre. Trois lettres ne pourraient contenir les deux fragments différents de longueur trois. La fin BAAB réalise donc ici le minimum sous leur sens de lecture initial.
Camille propose pourtant AAB seule, après avoir lu BAA à l’envers. Cette lecture inverse donne AAB et lui permet d’utiliser une seule occurrence de trois lettres. Nora refuse la proposition dans le menu actif. Le fragment BAA donné au départ n’apparaît pas dans AAB lu de gauche à droite. Camille retire donc l’annonce « les deux formulations originales conservées en trois lettres ». Elle remet BAAB, avec leurs deux positions et leur sens donné, sans transformer la possibilité matérielle imaginée de retourner une bande en permission de changer le texte à citer.
Une réalisation séparée autorise expressément la lecture inverse du deuxième fragment comme adaptation. Nora accepte alors AAB en trois lettres, mais demande de présenter la seconde formulation comme inversée pour cette composition. Camille effectue cette présentation. La première AAB est conservée dans son sens initial ; la BAA de la deuxième fiche a été adaptée en AAB. Les deux textes effectivement utilisés dans cette réalisation sont donc identiques après adaptation. Nora reçoit cette nouvelle composition avec ce changement déclaré, et non comme un meilleur minimum du menu qui demandait les deux formulations originales sans inversion.
Camille garde également BAA sur la fiche de départ. Elle n’y remplace pas les lettres pour faire disparaître la différence entre les deux demandes. Nora peut retrouver pourquoi BAAB était retenue sous la première, et AAB sous la seconde. Les deux résultats reçoivent des légendes différentes, « formulations données » et « deuxième formulation inversée ». Ce contrôle restera bref lorsque le lecteur demande seulement le résultat actif. Il évite surtout de faire porter aux trois lettres de l’adaptation la promesse de conserver une formulation BAA qu’elles ne contiennent plus.
Une lettre inconnue peut imposer une composition plus longue si l’on veut garder les deux possibilités
Un dernier dossier donne ABA et B?B. Le point d’interrogation occupe une seule position, dont le contenu sera exactement A ou B ; ces deux possibilités sont exhaustives dans le cas. Aucun outil ni lecture d’écriture réelle ne les a établies. Nora demande d’abord ce qui serait possible sous chacune, puis une composition fixe à remettre avant que la lettre soit précisée. Cette composition devra contenir le deuxième fragment entier quelle que soit la possibilité donnée, sans annoncer que l’une a été reconnue vraie.
Si la lettre inconnue vaut A, les fragments sont ABA et BAB. ABAB en quatre les contient, comme dans notre premier contrôle. Si elle vaut B, les fragments sont ABA et BBB. Ils ne possèdent aucune fin et aucun début identiques permettant de partager une lettre : les deux ordres ABA puis BBB, ou BBB puis ABA, donnent six lettres. Camille prépare donc ABAB pour la première possibilité et ABABBB pour la seconde. Nora reçoit les deux comparaisons conditionnelles, sans présenter la composition de quatre comme une réponse commune simplement parce qu’elle était la plus courte sur l’une des fiches.
Camille propose ensuite de remettre ABAB en attendant, puis de laisser la lettre inconnue ouverte dans une note. Nora refuse cette réponse à sa demande de composition fixe. ABAB ne contient aucun BBB. La note conserve une incertitude, mais ne donne pas au texte les lettres qui lui manquent sous l’autre possibilité. Camille retire donc le projet de quatre comme réponse couvrant les deux cas. Nora ne choisit pas A pour faire rentrer le texte dans cette longueur ; elle maintient les deux possibilités données et la demande de leur faire place avant précision.
Camille remet ABABBB, six lettres. ABA apparaît aux positions un à trois, BAB aux positions deux à quatre et BBB aux positions quatre à six. Nora accepte cette composition fixe, qui contient les fragments nécessaires sous chaque possibilité. La branche où la lettre vaut B demandait déjà au moins six pour ABA et BBB ; la composition fixe ne peut donc être plus courte que six. Camille transmet ce contrôle avec la remise. Elle ne déclare pas que le dossier avait trois fragments différents certains : BAB et BBB restent les deux formulations alternatives de la seule fiche B?B.
Nora choisit d’accompagner le texte par les deux repères possibles de cette fiche. Si la précision future donne A, le repère utile sera BAB aux positions deux à quatre ; si elle donne B, BBB aux positions quatre à six. Camille inscrit ces deux correspondances conditionnelles et garde l’inconnue non départagée. Nora reçoit ainsi un texte effectivement remis et une fiche dont le résultat demeure ouvert, sans confondre leur état. Les six lettres ne fournissent pas une observation supplémentaire sur la lettre inconnue : elles viennent d’un choix de composition qui fait place aux deux conséquences possibles.
Une autre demande impose pourtant quatre lettres sans renoncer à cette couverture des deux possibilités. Nora refuse de valider une composition répondant aux deux exigences, puisque la possibilité BBB avec ABA demande six. Camille conserve la proposition de six, puis transmet précisément la contrainte à changer : augmenter la longueur permise ou abandonner la couverture préalable des deux cas. Dans la suite retenue, Nora accepte six et conserve les deux possibilités. Camille remet donc le même ABABBB sous une limite explicitement changée, sans remplacer la lettre inconnue ni annoncer quatre comme une autre mesure du texte livré.
Des raccords qui ferment une boucle ne tiennent pas tous dans trois lettres lues en ligne
Une branche indépendante donne AAB, ABA et BAA. AAB suivi d’ABA partage AB ; ABA suivi de BAA partage BA ; BAA suivi d’AAB partage AA. Chacun de ces trois raccords partage donc deux lettres. Nora demande d’abord un texte linéaire, lu du début vers la fin sans revenir au début. Camille prépare pourtant une boucle de raccords et soustrait les trois partages de deux aux neuf lettres des trois fragments. Elle obtient trois et propose AAB. Le dossier doit contrôler si cette composition répond à la lecture demandée.
Nora refuse AAB comme texte linéaire contenant les trois fragments. En trois lettres, elle ne peut lire qu’une fenêtre de trois : AAB elle-même. ABA et BAA n’y apparaissent pas. Les raccords partagés deux à deux ne sont pas tous réalisables dans cette représentation linéaire, même si leurs lettres sont exactes. Camille choisit d’ouvrir sa boucle : AAB rejoint ABA pour donner AABA, puis rejoint BAA sur BA pour donner AABAA. Nora reçoit cinq lettres, avec AAB aux positions un à trois, ABA aux positions deux à quatre et BAA aux positions trois à cinq. La fin AA n’est pas jointe à un nouveau début AAB comme si le texte avait autorisé ce retour.
Camille contrôle le minimum de cette remise. Trois fragments de longueur trois différents ne peuvent pas apparaître dans les deux fenêtres d’un texte de quatre. Il faut au moins cinq, et AABAA les contient. Nora retient donc cette composition minimale sous la demande linéaire. Elle ne supprime aucune des trois fiches pour conserver le nombre trois annoncé par la boucle. Elle garde les deux raccords effectués dans leur ordre et retire le troisième partage de la description de ce texte. La réduction de six lettres avait compté un raccord de fermeture que cette lecture ne réalisait pas ; la remise choisie conserve quatre lettres partagées au total.
Une réalisation distincte reçoit expressément une lecture circulaire : après la dernière position, le lecteur revient à la première, et peut choisir l’une des trois positions comme début du fragment à lire. Nora accepte alors AAB sur ce parcours de trois positions. Depuis la première, elle lit AAB ; depuis la deuxième, A puis B puis le A du retour, donc ABA ; depuis la troisième, B puis les deux A, donc BAA. Camille remet les trois départs et le retour autorisé. Elle ne présente pas ce résultat comme une citation linéaire de trois lettres conservant les trois formulations. Le choix a modifié la manière de lire la représentation, avec une permission effectivement donnée avant sa remise.
Nora conserve AABAA pour la demande linéaire et AAB pour la demande circulaire. Les trois fragments sont identiques dans les deux réalisations, mais leurs départs et leurs limites de lecture ne fonctionnent pas de la même façon. Cette comparaison ne prouve aucune mise en page réelle ni une capacité de lecture observée. Notre description de parcours reste celle d’un objet de papier créé dans le cas. Elle permet de ne pas importer le retour au début dans une autre proposition qui n’avait reçu que des positions consécutives sur une ligne.
Deux positions de départ données peuvent demander deux lettres contradictoires au même endroit
Une autre demande revient à ABA et BAB, mais fournit deux positions absolues dans le texte à composer. ABA doit occuper les positions un à trois ; BAB les positions trois à cinq. Les positions se comptent depuis le début de cette composition donnée. Aucun emplacement dans un manuscrit réel n’est invoqué. Nora demande de conserver les formulations et ces deux départs, avant d’accepter une remise. Il ne suffit donc plus de trouver les deux fragments quelque part dans un texte librement composé.
Camille propose ABABA, puis Nora vérifie la troisième position. ABA commençant à un y exige A. BAB commençant à trois y exige B. Aucune lettre ne répond aux deux exigences. ABABA contient BAB, mais aux positions deux à quatre, pas trois à cinq. Camille retire donc sa proposition comme réponse conforme aux adresses données. Nora refuse également d’ajouter une lettre à la fin pour résoudre le problème : la troisième position resterait la même contradiction. Le dossier garde le défaut aux deux exigences qui se rencontrent, au lieu d’annoncer qu’une composition plus longue serait nécessairement une solution.
Nora décide de conserver ABA au départ un et retire expressément le départ trois imposé à BAB. Elle autorise ce second fragment à commencer en position deux. Camille compose ABAB et le remet avec ABA aux positions un à trois, BAB aux positions deux à quatre. Les deux formulations sont intactes, mais la seconde adresse a changé. Nora accepte cette composition et demande de retirer « positions initiales retrouvées » de son accompagnement. Camille remet la nouvelle permission avec le résultat. Les quatre lettres ne donnent pas une manière cachée de satisfaire l’ancien départ trois : elles répondent à une autre demande réellement choisie.
Le dossier conserve les deux premières adresses comme proposition refusée et les deux nouvelles comme disposition retenue. Cette conservation reste une trace de nos décisions de composition, sans certifier un déplacement de fragment dans un original perdu. La question résolue n’était pas seulement « où peut-on lire BAB ? », mais « quelle exigence accepte-t-on de changer lorsqu’une même position devrait porter A et B ? ». Les formulations de départ n’ont pas été modifiées pour masquer le changement d’adresse.
La composition finale de notre exercice garde les fragments, leurs positions de départ, leur sens de lecture et les permissions de partage. Une longueur minimale répond à un menu précis ; elle ne restitue pas à elle seule une origine. Nora peut choisir un raccord court, une occurrence propre ou une couverture de plusieurs possibilités en voyant ce que chaque demande change. Le dossier transmet ces compositions de travail avec leurs promesses effectives, sans donner à un assemblage de lettres créé la valeur d’un texte familial retrouvé.
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