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Une séquence dessinée fictive dans un livre familial : garder les gestes et leurs cases

Les dossiers de la Maison · Images, objets et documents

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Lettres, photographies et épreuves sur une table de travail éditorial
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Images, objets et documents · 19 min de lecture

Une séquence dessinée peut donner plusieurs places à la même personne, montrer deux actions ensemble ou laisser un geste entre deux images. Avant de composer ces propositions dans un livre familial, on peut décider ce que chaque case doit raconter. Le nombre de figures présentes sur une page ne suffit pas à compter les personnes de l'histoire. L'ordre dans lequel les cases seront rencontrées ne suffit pas non plus à dater les gestes qu'elles contiennent. Notre travail porte sur des descriptions précises de cases et sur les changements qu'un montage apporterait au récit.

Tout le projet est créé ici : Nora, Jules, Zoé, leur boîte, leur clé et leurs heures. Les dessins sont décrits comme des propositions à préparer ; aucun dessin réel, aucune épreuve imprimée et aucune réaction de lecteur n'ont été observés. Nous ne prétendons pas fixer une règle universelle de bande dessinée. Notre dossier choisit ses conventions et fournit ses événements. Il permet de comparer des scénarios remplis avant de demander leur réalisation graphique.

Trois positions ne font pas trois personnes

La première séquence contient trois gestes successifs : Nora prend une clé, ouvre une boîte avec cette clé, puis donne la clé à Jules. Une proposition les répartit dans trois cases. Une autre les réunit dans une seule composition où Nora apparaît à trois positions distinctes. Dans cette seconde proposition, les trois figures sont expressément données comme trois représentations successives de Nora, et non comme trois personnes présentes ensemble.

Le commentaire proposé pour l'image composite disait « Trois femmes autour de la boîte ». Nous le retirons. La description graphique répète une personne pour montrer plusieurs gestes ; le commentaire inventait une rencontre entre trois personnes. Nous retenons « Nora prend la clé, ouvre la boîte, puis la remet à Jules ». Cette phrase retrouve les actions et leur ordre sans utiliser le nombre de silhouettes comme un relevé des participants. Jules reste le destinataire du dernier geste. Il ne reçoit pas une clé de chacune des trois figures, puisqu'elles ne sont pas trois donatrices dans le récit.

La composition composite reçoit également une indication propre : les positions doivent être présentées comme successives dans le scénario transmis. Nous refusons la légende « Au même instant » qui avait été proposée pour les réunir. Nora ne prend pas une clé déjà remise à Jules tout en ouvrant la boîte avec elle au même instant donné. La proposition rassemble trois gestes dans un espace de présentation, mais cet espace ne les rend pas simultanés. Le dossier distingue donc le choix de les réunir graphiquement du choix de les situer ensemble dans l'histoire.

Nous retenons finalement la proposition en trois cases pour ce passage du livre. La première s'arrête sur la prise de la clé, la deuxième sur l'ouverture de la boîte, la troisième sur la remise à Jules. Le commentaire « Trois femmes » disparaît également du texte qui accompagne cette proposition. Le changement de composition n'a pas fait diminuer la famille de trois personnes à une : il a remplacé trois représentations contenues dans une seule proposition par trois cases de la même personne. Les participants et les gestes demeurent ceux du dossier, alors que leur répartition sur la page a changé.

Le dernier contrôle porte sur la clé. Elle se trouve chez Nora dans les deux premières cases, puis chez Jules dans la troisième. Nous refusons une version de cette dernière case où Nora et Jules posséderaient chacun la même clé tout en étant décrits après une remise achevée. Il faudrait créer une autre clé ou un autre geste pour retenir cette version. Nous gardons simplement Jules avec la clé et Nora sans elle. Le découpage en trois cases permet ainsi de transmettre une suite où l'objet accompagne les actions données, au lieu de revenir automatiquement dans chaque figure répétée de Nora.

Deux cases peuvent raconter un même moment

Une branche indépendante stipule deux actions à dix heures : Nora ferme une boîte pendant que Jules lit une note. Les deux gestes sont simultanés dans cette branche. Le scénario les répartit dans deux cases, d'abord celle de Nora à gauche, puis celle de Jules à droite. L'ordre de rencontre sur la page est fixé pour ce projet, mais aucune succession des deux gestes n'a été donnée.

Le premier texte de liaison écrivait « Après la fermeture, Jules lut la note ». Nous le remplaçons par « À dix heures, Nora ferme la boîte et Jules lit la note ». La première liaison transformait la place de la case de Jules en un renseignement sur l'heure de sa lecture. La phrase retenue conserve le moment commun. Elle ne fait pas de la fermeture une condition ou une cause de la lecture. Nous pouvons garder les deux cases dans leur ordre de présentation sans ajouter entre elles une durée qui modifierait les actions du dossier.

Une seconde proposition inverse leurs emplacements : Jules apparaît d'abord, Nora ensuite. Nous lui donnons le même repère de dix heures et refusons cette fois la liaison « Puis Nora ferma la boîte ». Le changement de place n'a pas inversé une chronologie, puisque cette branche n'en avait pas fixé entre les deux gestes. Nous retenons l'ordre Nora puis Jules pour la page du livre, mais nous conservons le scénario inversé comme une autre présentation possible du moment commun. Les deux descriptions ne deviennent pas deux journées où chacun aurait attendu la fin de l'autre.

Le commentaire de Nora devait pourtant annoncer « Jules a attendu que je termine ». Nous le retirons de cette branche. Sa fermeture est accomplie, la lecture de Jules également, mais leur simultanéité ne fournit pas l'attente annoncée. Nous remettons aux personnages le scénario où leurs deux actions gardent le repère commun. La scène ne se ferme donc pas sur une réponse attribuée à Jules pour une patience inexistante dans les données. Le choix de deux cases séparées reste utilisable, sans donner au personnage une conduite supplémentaire seulement parce qu'il apparaît en second sur la page.

Entre les cases, choisir quel transfert a eu lieu

Revenons à la clé avec une autre séquence. La première case montre Nora la tenant, la dernière Jules la tenant. Dans une première branche, une remise directe de Nora à Jules est expressément stipulée entre les deux. Dans une seconde, Nora la donne à Zoé, puis Zoé la donne à Jules. Les deux propositions possèdent les mêmes situations aux extrémités, mais leur passage intermédiaire comporte des actes différents.

Pour la première branche, nous retenons le commentaire « Nora remet la clé à Jules » même si cette remise ne possède pas sa propre case. Le geste a été fixé dans le scénario ; il n'est pas inventé à partir de la seule différence entre les deux images. Nous gardons également la réponse créée de Jules, qui remercie Nora de lui avoir donné la clé. L'absence de case consacrée à la remise ne retire donc pas cette action du récit. Le livre peut raconter un geste hors des deux images retenues, à condition que le texte lui donne réellement sa place dans cette branche.

La même réponse ne convient pas au passage par Zoé. Jules y reçoit la clé de Zoé. Nous changeons sa réponse en un remerciement adressé à Zoé pour cette remise, puis nous gardons Nora dans le commentaire qui raconte le premier transfert. La correction ne prétend pas que Nora n'a rien fait : elle lui conserve l'action de donner à Zoé. Elle évite de transformer deux remises en une remise directe au dernier destinataire. La phrase et la réponse choisies rendent ainsi visible ce que les deux cases d'extrémité, identiques dans les deux branches, ne suffisaient pas à distinguer.

Nous retenons la seconde branche pour un passage qui doit faire intervenir Zoé. Le livre ajoute son nom au commentaire intermédiaire et la réponse de Jules change avec ce choix. Il ne suffit pas d'ajouter une figure de Zoé dans une marge pour annoncer que le récit lui a donné une action : l'action apparaît maintenant dans la phrase du transfert et dans son résultat. Les deux images d'extrémité demeurent les mêmes descriptions, mais leur liaison et le destinataire du remerciement ont été modifiés ensemble. Le montage choisi conserve cette intervention au lieu de la traiter comme une présence décorative.

Une troisième proposition ne fixait aucun transfert entre les situations de Nora et Jules. Nous la conservons comme scénario incomplet et retirons son commentaire « Nora lui a donné la clé ». Cette phrase choisirait une des branches sans donnée supplémentaire. Nous ne complétons pas le scénario par un vol, une trouvaille ou une remise implicite de Zoé. Le projet qui souhaite raconter l'un de ces gestes devra le créer et reprendre les conséquences de ce choix. Les deux extrémités peuvent rester dessinables dans la proposition ouverte ; elles ne rendent pas toutes les liaisons équivalentes ni déjà accomplies.

Deux images identiques ne montrent pas toute l'heure qui les sépare

Une autre branche décrit Nora assise près d'une boîte à dix heures, puis à onze heures, dans deux cadres identiques. Le scénario stipule également qu'elle sort à dix heures vingt et revient à dix heures cinquante. Les descriptions aux deux extrémités se ressemblent, mais la présence de Nora n'est pas continue durant l'intervalle. Aucune durée de lecture réelle n'est déduite du nombre de cases ou de leur largeur.

Le cartouche proposé disait « Elle attendit ici pendant une heure ». Nous le retirons. Le scénario comporte une sortie et un retour ; le cartouche effaçait ces deux événements en utilisant l'identité des cadres comme preuve de présence continue. Nous retenons la case de dix heures, une description nouvelle de Nora sortant à dix heures vingt, puis la case de onze heures. Le retour à dix heures cinquante reçoit sa phrase dans le commentaire. La séquence choisie montre désormais une partie de l'intervalle et en raconte une autre, sans laisser les deux extrémités certifier ce qu'elles ne décrivent pas.

Ce choix ne remplace pas la case de onze heures par une scène où Nora serait encore dehors. Elle est revenue depuis dix minutes dans les données. Nous gardons donc son état assis près de la boîte à onze heures, avec le nouveau commentaire qui raconte son retour. La sortie a modifié la liaison entre les cadres, pas leur situation finale. Nous retirons également la mention « retour à onze heures » qu'une première correction avait ajoutée pour coïncider avec l'heure de la seconde case. Le moment représenté après le retour ne devient pas automatiquement le moment du retour lui-même.

Nora proposait ensuite de rétablir le cartouche de l'attente tout en conservant la case où elle sort. Nous refusons cette combinaison pour notre branche. La sortie resterait dessinée alors que le commentaire annoncerait une présence ininterrompue au même endroit. Le livre retient donc la nouvelle séquence avec son commentaire corrigé. Il conserve les deux cadres identiques comme deux états datés et la sortie comme un événement intermédiaire. La répétition graphique demeure disponible pour la présentation ; elle n'est plus utilisée pour supprimer les actes qui ont été fixés entre les deux moments.

Une image d'ensemble peut avoir réuni deux moments

Le projet propose maintenant une composition réunissant Nora avec la clé à dix heures et Jules avec cette même clé à onze heures, après une remise donnée à dix heures trente. La composition rassemble expressément deux moments. Elle ne décrit pas une rencontre où les deux posséderaient la clé ensemble. Les positions de Nora et Jules sont les situations retenues à leurs heures respectives.

Nous refusons la légende « Nora et Jules à dix heures ». Elle placerait le Jules d'après la remise dans un état antérieur à celle-ci. Nous conservons la composition comme un montage de deux moments et lui donnons une désignation qui l'annonce. La remise à dix heures trente reste dans le commentaire. Le changement n'ajoute pas une seconde clé et ne fait pas remonter le transfert d'une demi-heure pour rendre la légende possible. Il retire l'instant commun que le premier titre avait inventé et conserve les deux situations que le projet voulait effectivement rapprocher.

Pour une autre page, Nora demande pourtant une scène commune à dix heures. Nous composons alors une nouvelle description : Nora tient la clé et Jules a les mains vides. La description de Jules tenant la clé rejoint une vignette distincte de onze heures. Nous retenons ces deux propositions pour cette page, avec le commentaire de la remise entre elles. Le projet n'a pas seulement renommé la composition précédente. Il a changé l'état de Jules dans la première image pour répondre à la demande d'un moment commun, puis conservé son état postérieur dans la seconde. Les deux descriptions sont données sans prétendre que leurs dessins ont déjà été exécutés.

Le petit extrait destiné à présenter cette page devait reprendre uniquement Jules avec la clé et porter le titre « Avant la remise ». Nous corrigeons ce titre en « Après la remise ». Nous ne lui transférons pas le repère de dix heures de la première scène commune sous prétexte qu'elles appartiennent à la même page. L'extrait choisi garde Jules à onze heures, dans l'état qui lui a réellement été attribué. Le titre de la page entière et celui de la vignette isolée n'ont donc pas la même portée : chacun doit suivre les situations que la proposition conserve, plutôt que transmettre indistinctement le premier repère rencontré.

Ajouter une case peut changer les événements suivants

La dernière branche fixe une boîte ouverte par Nora à dix heures, puis une remise de la clé à Jules à dix heures cinq. Une insertion proposée pour dix heures trois montre Nora donnant la boîte fermée à Zoé. Le projet initial n'avait fixé ni fermeture ni remise de la boîte. Cette insertion n'est donc pas seulement une autre vue d'un acte déjà raconté : elle propose des événements supplémentaires.

Nous préparons deux suites distinctes. Dans la première, l'insertion est écartée et Nora conserve la boîte ouverte après avoir donné la clé à Jules. Dans la seconde, Nora ferme expressément la boîte à dix heures deux, puis la donne à Zoé à dix heures trois. Nous retenons la seconde pour le passage qui doit raconter cet échange. Le commentaire ajoute les deux gestes au scénario. La fermeture ne reste pas une opération graphique supposée parce que la nouvelle image préfère montrer un couvercle abaissé. Elle devient une action de cette branche, avec son heure et son effet sur la boîte remise.

La case de dix heures cinq doit alors changer. L'ancienne description y laissait la boîte ouverte auprès de Nora pendant qu'elle donnait la clé à Jules. Nous retirons cette boîte de son emplacement dans la proposition retenue : elle se trouve chez Zoé depuis dix heures trois, fermée. Nora donne seulement la clé à Jules. Nous refusons de conserver l'ancienne image en supposant un retour de la boîte entre les deux remises. Aucun retour n'a été donné. Le nouvel échange modifie donc une case suivante, même si la remise de la clé garde son heure et son destinataire.

Zoé proposait une réponse où elle remercierait Nora pour « la boîte et sa clé ». Nous corrigeons cette réponse pour la limiter à la boîte. Jules reçoit la clé dans la suite choisie, Zoé reçoit la boîte dans l'insertion. Le partage des deux objets doit apparaître dans les réponses aussi bien que dans les descriptions des cases. Nous retenons la réponse corrigée de Zoé puis celle de Jules, qui remercie Nora pour la clé. La nouvelle fermeture ne nous autorise pas à déplacer la clé chez Zoé pour compléter sa phrase, ni à inventer un second exemplaire de cet objet.

Le scénario remis pour cette page contient finalement l'ouverture, la fermeture nouvelle, la remise de la boîte à Zoé et la remise de la clé à Jules. La première suite, où l'insertion était écartée, demeure une variante distincte. Nous ne reprenons pas sa boîte ouverte dans la dernière case de la suite retenue. Le choix de l'insertion a donc été propagé à l'état de la boîte, à sa destination et aux deux réponses. Cette décision peut être transmise à la préparation des dessins comme une suite cohérente, sans prétendre qu'ajouter une case serait toujours un changement neutre de pagination.

Revenir à un état demande d'autres gestes qu'un ordre de lecture inversé

Nous ajoutons une continuation créée de la première séquence, indépendante de la branche où Zoé reçoit la boîte. Au départ, Nora avait pris la clé auprès d'une boîte fermée, ouvert cette boîte puis donné la clé à Jules. À la fin de ces gestes, la boîte reste ouverte auprès de Nora et la clé chez Jules. Nora veut maintenant retrouver une boîte fermée avec la clé auprès d'elle. Le dossier propose d'abord de présenter les trois descriptions précédentes dans l'ordre inverse, sans créer d'autre action.

Nous refusons de raconter cette présentation inversée comme un retour des objets. Jules y apparaît d'abord avec la clé, Nora ensuite ouvrant la boîte, puis prenant la clé. Ces descriptions retrouvent des moments antérieurs ; elles ne montrent aucun geste de Jules rendant la clé ni de Nora refermant la boîte. Nous conservons ce montage comme un parcours rétrospectif, avec ses situations antérieures. Mais, à la suite de la remise déjà accomplie, nous maintenons la clé chez Jules et la boîte ouverte auprès de Nora. Changer l'ordre des images n'a pas fait accomplir les deux actions nécessaires au nouvel état demandé.

Nora décide alors de créer une suite différente. Jules lui rend effectivement la clé, mais la première proposition s'arrête là et annonce « retour à l'état initial ». Nous retirons cette annonce : la boîte est encore ouverte dans cette nouvelle scène. La clé revenue chez Nora règle seulement sa destination. Nous conservons le geste de Jules avec son résultat, puis la boîte ouverte dans la description suivante. Le passage ne peut pas reprendre automatiquement la première image de la boîte fermée pour achever la suite, car cette image antérieure ne fournit pas une fermeture après le retour de la clé.

Nora ferme ensuite la boîte dans la continuation choisie. Nous ajoutons cette action après la restitution de Jules, puis retenons une nouvelle description finale : la boîte est fermée auprès de Nora, qui garde la clé reçue en retour. Les deux changements recherchés sont désormais remplis. Le livre conserve les remises successives de la clé, Nora vers Jules puis Jules vers Nora, au lieu de retirer la première parce que sa destination finale ressemble à son point de départ. La nouvelle fermeture suit également l'ouverture ancienne. Elle ne la remplace pas dans le passage précédent pour faire croire que la boîte n'aurait jamais été ouverte.

La préparation destinée à Jules avait toutefois mêlé cette nouvelle suite et le montage rétrospectif : après sa restitution, elle montrait de nouveau Nora ouvrant la boîte, puis lui attribuait la fin fermée. Jules refuse cette suite contradictoire dans les actions données. Nora lui remet alors uniquement la continuation avec restitution, fermeture nouvelle et état final retenu. Le parcours rétrospectif reste séparé, composé des trois gestes anciens. La remise du scénario distingue ainsi une autre manière de présenter le passé et une suite qui a effectivement ramené les objets, sans utiliser les mêmes descriptions pour prétendre avoir réalisé les deux opérations.

Trois passages consultés, sans méthode graphique importée

Crépin revient de voyage.

Pencil dessine la nature.

Cryptogame associe un texte et un dessin.

Les deux premiers contextes viennent de légendes textuellement consultées. Pour le troisième, seule l'image d'ouverture indiquée dans le dossier a été inspectée visuellement ; aucun album entier n'est revendiqué comme observé. Les situations de Nora, Jules et Zoé ne sont pas des adaptations de ces passages. Elles ne proposent pas davantage une technique professionnelle de dessin ou une norme de lecture. Leur intérêt tient aux choix explicitement remplis dans le scénario créé et aux conséquences conservées d'une proposition à l'autre.

Le livre peut ainsi retenir trois cases successives, deux cases simultanées, une action racontée entre des images ou une insertion qui change la suite. Chaque proposition garde les gestes qu'elle a réellement fixés et les états qui leur succèdent. La préparation ne se termine pas au nombre de cases : elle transmet aussi les objets présents, les moments réunis et les actions ajoutées. Ces descriptions resteront à réaliser graphiquement. Elles donnent déjà une suite choisie, sans faire passer une silhouette répétée, une liaison ou une nouvelle case pour un événement que le dossier n'aurait jamais défini.

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