Un dossier de livre familial peut présenter plusieurs formulations proches sans contenir une phrase commune à toutes. Pour alléger le relevé, Nora souhaite les regrouper et donner un représentant à chaque groupe. Camille doit alors préciser ce que ce représentant promet : ressembler à chaque formulation, appartenir lui-même au dossier, ou simplement ouvrir un chemin vers les variantes conservées. Une même petite liste peut répondre différemment à ces demandes. Notre atelier remplit les choix, au lieu d’appeler toutes ces opérations une seule « simplification ».
Les formulaires, les lettres de trois positions, les personnes et leurs demandes sont entièrement créés. Aucune lettre familiale, écriture, archive, reconnaissance automatique ni mesure de proximité entre des phrases réelles n’a été examinée. Notre distance compte seulement les positions différentes de deux suites de même longueur. Elle ne mesure ni le sens ni la probabilité d’une lecture. Les règles de regroupement et de choix des représentants sont classiques ; elles ne sont pas une invention proposée aux archivistes. Les conséquences décrites restent celles de ces seules données.
Ginginet conseille Marthe. Huysmans.
Deux heures sonnent au début. Huysmans.
Cyprien critique la soirée. Huysmans.
Ces passages ont été consultés textuellement, sans fournir les cartes ou les règles de notre classement. Le premier petit dossier contient AAA, AAB, ABB et BBB. Deux suites qui diffèrent dans une position ont une distance un ; dans deux positions, deux ; dans les trois, trois. Les voisines AAA et AAB, AAB et ABB, ABB et BBB ont donc chacune une distance un. Les extrémités AAA et BBB ont pourtant une distance trois. La proximité de deux voisines ne se transmet pas automatiquement à toutes les formulations de leur chaîne.
Une proximité avec le représentant n’est pas une proximité entre toutes les paires
Camille prépare une règle précise. La première formulation rencontrée devient le représentant du premier groupe. Une suivante rejoint ce groupe si sa distance au représentant ne dépasse pas un. Sinon, elle ouvre un nouveau groupe ; si plusieurs groupes l’accueillent, le premier ouvert serait retenu. Les représentants ne changent pas pendant cette préparation. Nora demande d’appliquer cette règle dans l’ordre AAA, AAB, ABB, BBB, puis de lui remettre les groupes obtenus. Aucun ordre de classement supplémentaire n’est supposé.
AAA ouvre le premier groupe et AAB le rejoint, à distance un d’AAA. ABB est à distance deux d’AAA : elle ouvre donc le second groupe. BBB reste trop loin d’AAA, mais se trouve à distance un d’ABB ; elle rejoint le second. Camille remet deux groupes, AAA avec AAB, puis ABB avec BBB, représentés par AAA et ABB. Nora accepte ce résultat pour la préparation demandée. Camille conserve les représentants choisis au début, plutôt que de les remplacer ensuite par les formulations qui rendraient la liste plus agréable à regarder.
Nora demande ensuite une préparation séparée dans l’ordre AAB, AAA, ABB, BBB. AAB ouvre le premier groupe. AAA se trouve à distance un d’AAB et le rejoint ; ABB également. BBB reste à distance deux d’AAB et ouvre un groupe seul. Camille remet donc AAB, AAA et ABB ensemble, puis BBB seule. Elle retire sa première annonce « les mêmes quatre formulations donnent forcément les mêmes groupes ». La carte des écarts n’a pas changé, mais la règle donnée choisissait ses représentants à partir de l’ordre d’arrivée, qui vient de changer.
Camille avait décrit le groupe de trois comme un ensemble où chaque paire différait au plus d’une position. Nora refuse cette description. AAA et ABB y sont ensemble, tout en ayant une distance deux. Chacune est à distance un du représentant AAB ; cela ne suffit pas à rendre leur distance mutuelle égale à un. Camille corrige donc le libellé de cette préparation en « distance au représentant au plus un ». Nora reçoit les mêmes trois membres avec cette propriété plus limitée, et non une promesse nouvelle que la règle appliquée ne garantissait pas.
Pour le livre actif, Nora exige finalement une distance au plus un entre chaque paire d’un groupe. Camille retire le groupe de trois de cette proposition. Elle reprend les deux groupes AAA avec AAB, ABB avec BBB, qui satisfont la demande nouvelle, et Nora les retient. Ce choix ne désigne pas le premier ordre de lecture comme une vérité sur l’origine des textes. Il conserve une répartition qui répond à un autre critère expressément demandé. La remise nomme cette exigence entre paires, pour qu’un futur ajout ne soit pas accueilli sur le seul prétexte qu’il ressemble au représentant.
Le regroupement choisi ne transforme pas les formulations en une seule citation
Avec la répartition retenue, Camille propose de remplacer les deux formulations du premier groupe par AAA dans le relevé destiné au chapitre. Nora veut pourtant que le lecteur puisse retrouver la variante AAB. Elle refuse le remplacement et accepte seulement que AAA ouvre le groupe comme représentant. Camille remet AAA comme accès, accompagné des deux membres effectivement conservés. AAB ne disparaît pas du dossier et ne reçoit pas la formulation AAA dans sa propre ligne. Le groupe réduit le nombre d’entrées de présentation ; il ne réduit pas le nombre des variantes données.
Nora reçoit alors une demande de citation exacte d’AAB. Camille commence par reprendre le représentant AAA, puis corrige sa préparation. Elle rejoint la ligne AAB et remet cette formulation, avec son propre repère dans le cas. L’écart d’une position, admis pour réunir les deux lignes, n’autorise pas à les échanger dans une citation exacte. Nora conserve AAA pour l’accès au groupe et AAB pour la citation demandée. Les deux choix sont effectués et possèdent des destinataires différents : la présentation générale d’un côté, la formulation particulière de l’autre.
Camille fait la même vérification dans le second groupe. ABB le représentait dans la première préparation, tandis que BBB restait sa variante voisine. Une demande portant exactement sur BBB reçoit BBB, pas ABB. Nora refuse ensuite une légende qui faisait de AAA et ABB « les deux formulations du dossier ». Ces deux suites représentent ses deux groupes, mais le dossier en contient quatre. Camille remet les quatre repères sous les deux accès choisis. Le classement conserve donc un niveau d’entrée plus court sans fabriquer un corpus réduit qui servirait ensuite de preuve pour citer seulement les représentants.
La différence devient visible lorsqu’un lecteur demande combien de formulations finissent par B. Dans le dossier conservé, AAB, ABB et BBB remplissent la condition : trois. Les deux seuls représentants AAA et ABB en donneraient une. Nora transmet trois en revenant aux membres, et retire le résultat un qui avait été calculé sur les accès. Elle ne change pas la répartition pour obtenir son compte. La question ne portait simplement pas sur le même ensemble que la liste courte. Camille garde le relevé de trois avec les formulations concernées, sans présenter les représentants comme des copies interchangeables de tous leurs membres.
Le représentant existant peut différer d’une formulation reconstruite
Une branche indépendante contient trois formulations, AAC, ACA et CAA, chacune donnée une fois. Toutes les paires ont une distance deux. Nora autorise un groupe unique sous cette borne, puis demande une formulation du dossier dont la somme des distances aux trois membres soit la plus petite. Les trois formulations données ont chacune une somme quatre : zéro vers soi et deux vers chacun des deux autres. La demande porte cette fois sur un représentant déjà présent, et pas sur une création qui serait seulement proche des trois.
Camille propose AAA. Sa distance à chacun des trois membres est un ; la somme vaut trois. Nora reconnaît que ce nombre est inférieur à quatre, mais refuse AAA comme représentant existant. Aucun des trois textes donnés ne porte cette formulation. Camille retire donc la proposition du choix permis et présente les trois formulations à égalité de somme quatre. Nora choisit AAC, et Camille la remet comme représentant avec son repère. Le meilleur résultat parmi des créations possibles ne devient pas automatiquement le meilleur choix dans un menu qui n’autorise que les textes présents.
Camille prépare ensuite AAA dans une rubrique distincte de proposition rédactionnelle. Nora accepte de la recevoir à ce titre, séparément du représentant AAC déjà choisi. Elle lui retire le libellé « formulation commune relevée dans les trois pièces ». Les pièces de notre cas portent chacune un C, mais à une autre position ; AAA ne porte aucun C. Le choix de la lettre majoritaire dans chaque position produit donc une quatrième suite. Camille remet celle-ci comme création, sans lui attribuer le repère d’AAC ni l’origine des deux autres variantes. Nora reçoit deux objets de rédaction différents : une citation donnée dans le cas et une proposition nouvelle.
Le choix AAA ne permet pas non plus de dire qu’un des trois membres aurait reçu toutes les voix. À la première position, AAC et ACA donnent A ; à la deuxième, AAC et CAA donnent A ; à la troisième, ACA et CAA donnent A. Les paires majoritaires changent d’une position à l’autre. Nora demande à Camille de retirer l’annotation « AAC majoritaire partout ». AAC participe aux deux premières majorités, mais porte C à la troisième. Camille conserve AAA comme résultat d’une composition par positions, et AAC comme représentant choisi parmi les formulations entières, au lieu de donner à une seule pièce les majorités de plusieurs.
Une contrainte sur la formulation entière peut empêcher la composition par positions
Nora pose maintenant une nouvelle demande, dans une branche séparée : une création est autorisée, mais elle doit contenir exactement un C, placé en deuxième position. Les autres positions peuvent porter A ou C, sous cette contrainte globale. Elle souhaite également la plus petite somme de distances aux trois formulations AAC, ACA et CAA. Ces permissions sont stipulées pour notre scène. Elles ne décrivent pas une règle grammaticale ni une manière de compléter un mot manuscrit dont la lecture serait incertaine.
Camille retire AAA de cette préparation. Sa somme trois restait correcte dans la comparaison sans contrainte, mais elle ne contient aucun C et ne répond donc pas au nouveau menu. Avec exactement un C en deuxième position, seule ACA convient : A au début et à la fin. Ses distances aux trois membres sont deux, zéro et deux, somme quatre. Nora choisit ACA et Camille la remet. Elle accepte ici un résultat quatre plutôt que trois parce que trois appartenait à une proposition qui ne remplissait pas sa demande présente, pas parce que l’addition aurait changé.
La permission de créer une formulation n’a finalement pas été utilisée pour ajouter un texte différent au dossier : ACA y figurait déjà. Camille le constate avant d’attribuer l’origine de la remise. Elle donne à Nora le repère de la deuxième formulation, et retire la mention « nouvellement reconstruite ». Le choix a changé d’AAC à ACA entre les deux demandes, tandis que les trois textes initiaux demeurent. Nora conserve le nouveau critère et sa nouvelle sélection. Une liberté supplémentaire de rédaction ne transforme pas chaque choix qu’elle permet en une création effectivement accomplie.
Dans une autre préparation, Nora retire la condition de position mais garde exactement un C. Les trois suites possibles sont alors AAC, ACA et CAA ; chacune conserve la somme quatre. Camille ne lui annonce pas que la seconde position resterait nécessaire. Nora choisit cette fois CAA parmi les possibilités autorisées et reçoit cette formulation avec son repère. Le dossier garde ACA pour la demande précédente, CAA pour celle-ci et AAA hors des deux menus conservant un C. Camille a réellement modifié la sélection à la suite d’une permission modifiée, sans changer une ancienne citation pour faire croire qu’elle répondait d’avance aux trois projets.
Un représentant peut rester stable pendant que les réponses sur les variantes changent
Revenons aux trois variantes AAC, ACA et CAA, avec AAC retenue comme représentant. Une proposition demandait de recopier AAC dans les trois lignes pour rendre le relevé uniforme. Nora la refuse et demande de conserver chaque formulation initiale. Camille effectue cette présentation : la première porte AAC, la deuxième ACA et la troisième CAA ; l’accès commun indique AAC et conduit à la première. Le groupe peut ainsi être présenté une seule fois, sans que son représentant devienne le contenu de chaque ligne qui lui est rattachée.
Un lecteur demande combien de variantes finissent par C. Camille répond une, AAC, puis donne les deux autres fins, A pour ACA et A pour CAA. Nora accepte ce relevé. Si le remplacement proposé avait été exécuté, les trois lignes auraient fini par C et répondu trois. Camille retire donc une note qui appelait ce remplacement « sans effet sur les informations du dossier ». Il aurait conservé le nombre de lignes, mais changé le résultat de cette question précise. La décision de garder les trois contenus porte une conséquence remplie, au lieu d’une simple promesse générale de prudence.
Une seconde question demande quelle variante contient C en première position. Camille rejoint cette fois CAA, alors que le représentant AAC ne répond pas à la condition. Nora reçoit CAA avec son repère, sans refaire le choix d’un représentant du groupe. Elle garde les deux opérations séparées : présenter le groupe par AAC et sélectionner une de ses variantes selon la question posée. Camille ne remplace pas le représentant par CAA dans tous les accès pour faire coïncider la réponse présente et la vue d’ensemble. Le groupe demeure disponible pour une nouvelle question, avec ses trois formulations encore distinctes.
Un seul représentant peut exiger une promesse moins forte
Dans le premier dossier de quatre formulations, Nora avait retenu deux groupes, AAA avec AAB et ABB avec BBB. Elle choisit maintenant AAB et ABB comme représentants existants de ces groupes. Chaque membre est à distance au plus un de son représentant. Une nouvelle demande réduit pourtant la place de présentation à une seule formulation entière, et veut conserver cette même borne un pour les quatre membres. Nora demande à Camille de vérifier cette réunion avant de lui remettre un représentant unique.
AAA se trouve à distance trois de BBB. Une formulation qui serait à distance au plus un de chacune ne pourrait couvrir ces deux extrémités : leurs différences sur trois positions réclameraient au moins trois écarts au total, tandis que deux voisinages de borne un n’en permettent que deux. Parmi les formulations existantes, AAA et BBB ont une distance maximale trois ; AAB et ABB ont une distance maximale deux. Camille refuse donc de présenter AAB comme un représentant de borne un pour tous. Cette formulation ressemble à AAA et ABB par une position, mais reste à distance deux de BBB.
Nora choisit de garder la place unique et accepte expressément une borne deux. Elle retient AAB. Camille remet les quatre écarts : un vers AAA, zéro vers AAB, un vers ABB et deux vers BBB. Nora reçoit cette nouvelle présentation avec le nombre deux attaché à sa promesse. Elle ne garde pas la vieille borne un en faisant disparaître BBB du dossier. La décision a changé la couverture annoncée, et non les quatre textes ou leur identité. Les deux représentants de la préparation précédente restent dans cette préparation, avec leur borne plus étroite et leurs groupes propres.
Camille avait ajouté « toutes les variantes sont maintenant proches entre elles ». Nora retire cette phrase. Le représentant unique de borne deux n’a pas modifié la distance trois entre AAA et BBB. Elle reçoit seulement une présentation où chaque membre est à distance au plus deux d’AAB. Le choix d’une seule formulation ne rend donc pas le dossier uniforme et ne répond pas à l’exigence antérieure entre chaque paire. Camille garde cette restriction dans le libellé effectivement livré, sans présenter le gain de place comme une amélioration de la proximité des textes eux-mêmes.
Un lecteur demande ensuite AAA exactement. Camille refuse de lui remettre AAB sous prétexte qu’il représente maintenant tout le dossier. Elle rejoint la ligne AAA et donne cette variante avec son repère, tandis que l’accès commun demeure AAB. Nora conserve cette remise particulière dans la suite. Le représentant unique a réduit la présentation générale ; il n’a pas reçu une permission d’altérer les citations que les membres peuvent encore fournir. La borne deux annonce des écarts possibles, elle ne les autorise pas à disparaître lorsqu’une demande porte sur l’une de ces formulations exactes.
Une formulation reconstruite peut devenir présente dans un état ultérieur
Une dernière suite revient au dossier AAC, ACA et CAA. Après les premières remises, Camille reçoit une correction expressément créée pour cette scène : la deuxième formulation doit devenir AAA à la place d’ACA. Nora accepte cette correction, qui est effectuée. Le nouvel état contient donc AAC, AAA et CAA, avec leurs trois repères maintenus. Cette donnée ne résulte pas d’une relecture réelle de manuscrit. Elle change le contenu du deuxième repère dans une nouvelle version de notre seul dossier fictif.
Nora demande de nouveau un représentant existant minimisant la somme des distances. Dans cet état, AAA est à distance un d’AAC, zéro de soi et un de CAA, somme deux. AAC obtient zéro, un et deux, somme trois ; CAA obtient deux, un et zéro, somme trois. Camille choisit donc AAA et Nora accepte sa remise. La formulation qui n’appartenait pas aux trois textes initiaux appartient maintenant aux trois textes corrigés. Camille peut la désigner comme représentant existant dans ce nouvel état, avec le deuxième repère, sans réclamer une nouvelle permission de création.
Un lecteur demande pourtant le contenu du deuxième repère avant la correction. Camille commence par reprendre AAA, puis revient à l’état initial conservé et remet ACA. Nora refuse de présenter AAA comme une citation ancienne révélée par le classement. La correction stipulée l’a fait entrer dans le dossier après les premières remises ; elle n’a pas changé ce que le relevé antérieur contenait. Camille conserve donc ACA pour cette question datée par l’état, et AAA pour le représentant du nouvel état. Le même repère possède deux contenus successifs explicitement donnés, pas une seule lecture corrigée qui serait automatiquement vraie dans tous les usages.
Nora retire aussi une comparaison qui opposait le total deux actuel au total quatre de l’ancien représentant comme si les trois variantes étaient restées identiques. Le deuxième contenu a changé. La nouvelle somme compare AAA aux membres du nouvel état, pas aux trois membres AAC, ACA, CAA. Camille remet séparément les deux ensembles et leurs choix : AAC dans le premier, AAA dans le second. L’amélioration du nombre ne prouve pas qu’AAA était auparavant un meilleur représentant existant. Dans le premier menu, cette proposition n’était pas présente ; dans le second, elle l’est et ses écarts sont différents.
Choisir un représentant global ne consiste pas seulement à comparer les représentants locaux
Un autre dossier donne six lignes distinctes, avec leurs identités expressément stipulées. Le premier groupe contient AAA, AAA et AAB ; le second BBB, ABB et ABB. Les formulations répétées ne prouvent ni deux auteurs ni deux témoignages indépendants. Dans chaque groupe, Nora retient une formulation existante minimisant la somme des écarts aux trois lignes. AAA représente le premier, avec une somme un ; ABB représente le second, également avec un. Une demande nouvelle cherche maintenant un représentant existant de l’ensemble des six lignes, sous le même critère de somme, mais appliqué à toutes.
Camille commence par comparer seulement AAA et ABB, en donnant à chacun le poids trois de son groupe. Elle autorise les quatre formulations présentes comme candidates globales : AAA, AAB, ABB et BBB. La somme pondérée des distances aux deux représentants vaut six pour les trois premières, douze pour BBB. Selon une convention donnée de départage, la première candidate de la liste serait retenue : AAA. Nora refuse cette préparation comme réponse à la demande sur les six lignes. Les nombres trois sont exacts, mais ils ont été attachés aux représentants, pas à chaque formulation du dossier. AAA donne une somme huit face aux six originaux : zéro, zéro, un dans le premier groupe, puis trois, deux, deux dans le second. La préparation courte lui annonçait donc une autre somme, sans avoir perdu une seule ligne dans son compte.
Nora demande à Camille d’ouvrir les groupes pour effectuer les comparaisons prescrites. AAB donne un, un, zéro vers le premier groupe, puis deux, un, un vers le second : somme six. ABB donne deux, deux, un, puis un, zéro, zéro : six également. BBB donne trois, trois, deux, puis zéro, un, un : dix. Camille retire donc AAA du choix global optimal et présente AAB et ABB comme les deux candidats à égalité. Avec la même convention de départage, AAB précède ABB et est effectivement retenue. Nora reçoit AAB, reliée à la troisième ligne du premier groupe. Elle n’avait choisi cette formulation comme représentant d’aucun groupe local. La remise globale change ainsi de contenu ; les accès locaux AAA et ABB restent en place pour leurs demandes propres.
Une réponse ultérieure modifie expressément le menu global : Nora doit maintenant choisir seulement parmi les deux représentants locaux déjà retenus. Camille conserve les comparaisons aux six lignes, mais retire AAB des candidats admissibles de cette nouvelle demande. Elle compare AAA, somme huit, et ABB, somme six, puis remet ABB, acceptée par Nora. Elle ne revient pas au calcul pondéré des deux seuls représentants, qui leur donnait une égalité six : la restriction sur les candidats n’a pas changé les membres auxquels mesurer les écarts. Cette seconde sélection répond donc à une permission nouvelle, avec ABB comme résultat, tandis qu’AAB reste attachée à la première demande autorisant n’importe quelle formulation présente. Les six lignes sont conservées dans les deux réalisations.
Nora garde ces deux choix avec leurs menus et leurs comparaisons. Le représentant d’un groupe répondait à la somme des distances dans ce groupe ; il n’était pas une copie de chaque formulation qu’il regroupait. Le nombre exact de ses membres ne reconstituait pas leurs distances à toutes les autres candidates. Dans ce dossier créé, la sélection globale a donc demandé les originaux, puis un choix explicite du menu. Elle n’a pas demandé une nouvelle lettre ni une autre borne de proximité, mais une autre étendue de comparaison et une remise effectivement corrigée.
Notre relevé garde donc la règle de regroupement, les membres conservés, la formulation choisie pour les représenter et les demandes qui reviennent à l’un d’eux. Dans ces scènes créées, une liste plus courte ne devient ni une identité d’auteur ni une citation commune. Les écarts restent visibles lorsqu’ils déterminent un choix. Nora peut transmettre une présentation allégée sans lui donner le pouvoir de modifier les formulations qu’une question exacte, ou une question sur un état antérieur, doit encore retrouver.
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