Camille prépare une liste pour son dîner. Elle voudrait inscrire un seul montant en face de l’ingrédient principal. Pourtant, trois questions se présentent : combien payer pour compléter ce qu’elle possède, quelle valeur attribuer à ce qu’elle prélève, et que restera-t-il après la préparation ? Son relevé devient plus utile lorsqu’il conserve ces réponses séparées. Il pourra ensuite accueillir les observations du dîner, sans faire passer une prévision pour ce qui a réellement été servi.
Tous les prix, quantités, événements et choix de Camille sont créés pour cet exercice. Aucun achat, repas ou pesage n’a été réalisé. Les deux conditionnements X et Y sont supposés interchangeables dans ce seul scénario. La valorisation suit une convention annoncée : répartir le prix selon la quantité utilisable. Il ne s’agit ni d’une recette validée, ni d’une norme comptable, ni du coût complet d’une réception.
Trois pages primaires ont été lues. La DGCCRF distingue prix de vente et prix par unité. Une seconde fiche définit la quantité nette sans emballage. Une fiche Bonduelle indique 600 g nets et 420 g égouttés.
Choisir la quantité à laquelle rapporter le prix
Dans les données créées, X coûte 2,40 euros pour 500 g nets, dont 300 g égouttés ; Y coûte 3,75 euros pour 750 g nets, dont 600 g égouttés. Camille cherche 450 g de cette partie pour sa préparation.
Rapportés au kilogramme net, les deux montants donnent 4,80 euros pour X et 5 euros pour Y. Rapportés à la partie retenue, ils deviennent 8 euros pour X et 6,25 euros pour Y. X arrive donc en tête dans la première comparaison, Y dans la seconde. Les données n’ont pas changé ; le diviseur a changé. Camille conserve les deux bases dans son relevé, puis emploie celle qui correspond à son besoin.
Ce résultat ne dit pas encore combien elle devra payer. Le quotient de Y paraît avantageux pour la partie utilisée, mais elle ne peut pas acheter exactement 450 g de ce conditionnement dans notre scénario. La comparaison des quantités doit maintenant laisser place au nombre de paquets nécessaires.
Acheter des paquets entiers, prélever une partie
Dans un premier état, Camille ne possède rien de cet ingrédient. Un paquet X ne suffit pas : il fournit 300 g utilisables. Elle doit en acheter deux, soit 600 g pour 4,80 euros. Avec Y, un seul paquet fournit les mêmes 600 g pour 3,75 euros. Le petit prix de X pris isolément aurait masqué le deuxième paquet nécessaire. Camille retient Y dans cet état sans stock, parce qu’il couvre le besoin avec la plus petite somme à payer.
Elle sépare ensuite les 450 g destinés à la préparation des 150 g restants. Selon sa convention, la part utilisée de X vaut 3,60 euros et la part restante 1,20 euro. Pour Y, les valeurs exactes sont 2,8125 euros et 0,9375 euro. Dans chaque option, leur somme retrouve le montant payé. Les quatre décimales servent au contrôle ; elles ne décrivent pas quatre décimales de monnaie remises au commerçant.
Camille peut ainsi inscrire 3,75 euros dans la colonne des courses de l’option Y et environ 2,81 euros dans celle du prélèvement. Elle ne retranche pas le reliquat de la somme à payer : ce reliquat ne lui procure aucun remboursement dans l’exercice. Elle ne l’ajoute pas non plus une seconde fois au coût de la préparation. La valeur restante est la partie du même achat qui n’a pas été attribuée aux 450 g.
Son premier choix est désormais contrôlable : un paquet Y acheté, 450 g prévus pour la préparation, 150 g encore présents. Si elle transmet seulement le chiffre 2,81 euros à un proche chargé des courses, celui-ci ne connaîtra pas la somme nécessaire. Si elle transmet seulement 3,75 euros à celui qui suit les prélèvements, il pourrait attribuer tout le paquet au dîner. Les deux colonnes répondent à deux tâches concrètes.
Donner une place au stock déjà présent
Un deuxième état commence autrement : Camille possède 250 g, auxquels son relevé attribue déjà 2 euros. Ces données d’ouverture sont stipulées. Il ne lui manque que 200 g pour atteindre les 450 g souhaités. Un seul paquet de l’une ou l’autre option suffit désormais. X demande 2,40 euros de courses nouvelles ; Y, 3,75 euros. Le choix selon la somme à payer s’inverse par rapport au premier état.
Avec X, les 200 g prélevés dans le nouvel achat valent 1,60 euro. Ajoutés aux 2 euros du stock ancien, ils donnent 3,60 euros attribués à la préparation. Il reste 100 g du nouvel achat, valorisés 0,80 euro. Le contrôle réunit donc 2 euros présents au départ et 2,40 euros nouveaux d’un côté ; 3,60 euros prélevés et 0,80 euro restant de l’autre. Les deux côtés valent 4,40 euros.
Avec Y, les 200 g nouveaux valent 1,25 euro. Le prélèvement total vaut alors 3,25 euros, et les 400 g restants 2,50 euros. Le bilan retrouve 5,75 euros : les 2 euros d’ouverture plus les 3,75 euros nouveaux. Y attribue moins de valeur aux 450 g utilisés, mais demande davantage pour compléter le placard. Camille choisit X si sa priorité est la somme nécessaire à cette course.
Le stock ancien ne devient pas gratuit dans son relevé parce qu’elle n’a pas à le racheter ce jour-là. Inversement, ses 2 euros ne doivent pas entrer une seconde fois dans les courses nouvelles. Camille garde leur place d’ouverture. Elle peut ainsi expliquer pourquoi le prélèvement de X vaut 3,60 euros alors que la course supplémentaire ne demande que 2,40 euros, sans inventer une dépense manquante.
Une variante prévoit aussi un second emploi de 350 g. Les deux besoins réunis demandent 800 g, dont 250 g déjà présents : 550 g nouveaux. X impose deux paquets à 4,80 euros, Y un paquet à 3,75 euros ; chacun laisse 50 g. Ce choix porte sur deux emplois effectivement stipulés. Camille ne l’utilise pas pour annoncer une économie future si le second emploi n’est pas retenu.
Après la préparation, distinguer servi et perdu
Un autre cas commence sans stock, avec un paquet Y de 600 g utilisables payé 3,75 euros. Les observations créées sont désormais complètes : 400 g sont servis, 50 g sont renversés pendant la préparation et 150 g restent disponibles dans le scénario. Leur somme retrouve les 600 g. Camille ne recopie donc pas simplement la prévision de 450 g sous la mention « consommés par les invités ».
Les 450 g sortis du stock pour préparer le dîner comprennent deux destinations : 400 g servis et 50 g perdus. La valeur attribuée au service est 2,50 euros ; celle de la perte est 0,3125 euro. Ensemble, elles retrouvent les 2,8125 euros du retrait. Les 150 g restants valent toujours 0,9375 euro. La course reste de 3,75 euros, quel que soit le libellé choisi pour rendre compte du travail en cuisine.
Camille conserve deux suivis possibles. Pour savoir ce que la préparation a mobilisé, elle retient 450 g et 2,8125 euros, en indiquant la perte comprise dans ce montant. Pour suivre seulement ce qui a été servi, elle inscrit 400 g et 2,50 euros, puis garde la perte sur une ligne séparée. Le premier montant est plus élevé parce que son objet est plus large. Il ne contredit pas le second.
La perte ne disparaît pas lorsqu’elle quitte la ligne du service. Sans sa ligne propre, le relevé donnerait 2,50 euros servis et 0,9375 euro restant, soit seulement 3,4375 euros face à un achat de 3,75 euros. Le petit écart aurait alors l’air d’une erreur d’arrondi, alors qu’il correspond exactement aux 50 g renversés de notre cas. Conserver les valeurs exactes jusqu’au contrôle aide à reconnaître cette destination.
Camille ne compte pas non plus ces 50 g parmi les restes. Cette erreur annoncerait 200 g disponibles après le dîner au lieu des 150 g stipulés. Elle affecterait la prochaine liste avant même de modifier un montant. Enfin, « servi » reste le bon terme pour les 400 g : aucune observation ne renseigne ce que les invités ont mangé. Le relevé décrit les destinations connues, sans transformer la présentation à table en mesure de consommation.
Fermer un relevé dont une quantité reste incertaine
Dans une branche différente, Camille possède moins d’observations. Le paquet fournit toujours 600 g pour 3,75 euros et 400 g sont servis. Mais le reliquat est seulement situé entre 100 et 150 g. Aucune perte n’a été mesurée. Elle ne reprend pas les 50 g renversés du cas précédent pour compléter celui-ci : ce serait importer un événement absent du nouveau dossier.
Les quantités non assignées sont comprises entre 50 et 100 g. Les deux extrêmes se construisent ensemble. Si le reliquat est de 100 g, il reste 100 g non assignés après les 400 g servis. Si le reliquat est de 150 g, l’écart tombe à 50 g. La plus grande quantité restante accompagne le plus petit écart. Camille conserve ces deux états complets au lieu de choisir séparément les chiffres qui semblent les plus favorables.
En valeur, les 400 g servis représentent 2,50 euros certains dans cette convention. Le reliquat vaut entre 0,625 et 0,9375 euro ; l’écart non assigné, entre 0,3125 et 0,625 euro. Additionner les deux bornes basses avec le service donnerait 3,4375 euros. Additionner les deux bornes hautes donnerait 4,0625 euros. Aucun de ces totaux ne correspond à l’achat. Les postes varient en sens contraire et doivent être rapprochés dans le même état.
Camille garde donc la course de 3,75 euros et le service de 2,50 euros comme montants déterminés, puis signale le reliquat et l’écart comme valeurs provisoires. La sortie du stock, tout ce qui ne reste plus, vaut entre 2,8125 et 3,125 euros. Elle ne choisit pas 3,125 euros comme coût exact de préparation simplement parce que c’est la borne supérieure. Les données permettent un intervalle, pas encore ce montant ponctuel.
Supposons qu’une nouvelle observation créée précise finalement le reliquat : 120 g. Leur valeur est 0,75 euro. Il manque alors une destination pour 80 g, soit 0,50 euro ; la sortie totale du stock est de 480 g, valorisés 3 euros. Le contrôle peut être fermé : 2,50 euros servis, 0,50 euro non assigné et 0,75 euro restant retrouvent 3,75 euros. Mais la fermeture du calcul n’explique pas où sont passés les 80 g. Camille ferme le bilan quantitatif et garde la cause non renseignée. Elle n’écrit pas « perte constatée » à la place d’un écart désormais calculable.
Arbitrer le panier entier et sa composition
Le choix d’un conditionnement prend enfin place dans une liste plus large. Nous reprenons seulement l’état avec 250 g déjà présents et un besoin de 450 g. Les autres courses nécessaires sont stipulées : 3 euros de riz, 1,50 euro de légumes et 2 euros de sauce, soit 6,50 euros. Un dessert facultatif demande 2,50 euros supplémentaires. Camille fixe pour cette liste une limite fictive de 12 euros ; aucune dépense réelle n’est engagée.
Avec X, compléter l’ingrédient principal demande 2,40 euros. Le panier nécessaire atteint donc 8,90 euros, puis 11,40 euros si le dessert est conservé. Il reste 0,60 euro jusqu’à la limite de l’exercice. Avec Y, le panier nécessaire atteint 10,25 euros ; le dessert le porterait à 12,75 euros, soit 0,75 euro au-dessus de la limite. Les 3,25 euros attribués au prélèvement de Y ne peuvent pas remplacer ses 3,75 euros à payer dans cette addition.
Deux choix sont réellement remplis. Camille peut retenir X, garder le dessert et prévoir 11,40 euros de courses. Elle peut aussi retenir Y et enlever le dessert de la liste : le panier tombe à 10,25 euros. La seconde somme est plus basse, mais la composition du dîner a changé. La présenter comme le même dîner obtenu pour moins oublierait précisément la décision qui rend ce panier compatible avec la limite.
Camille retient le premier état : X avec dessert. Son critère porte maintenant sur une composition qu’elle souhaite conserver, dans une somme qu’elle a fixée pour l’exercice. L’avantage de Y pour la valeur du prélèvement reste visible dans la comparaison de l’ingrédient. Il ne décide pas à sa place si elle renonce au dessert. Une préférence exprimée sur un poste ne doit pas devenir silencieusement une nouvelle liste de courses.
Pour transmettre ce choix, elle conserve près du total les éléments effectivement retenus : complément X, riz, légumes, sauce et dessert. L’alternative Y reste accompagnée de la mention « dessert retiré ». Si un proche reprend la liste, il peut vérifier la composition avant de comparer les deux montants. Les 2 euros du stock d’ouverture restent hors des courses nouvelles ; ils reviendraient dans un suivi des prélèvements, dont nous ne calculons pas ici le total pour tous les autres ingrédients.
Le relevé final peut ainsi garder plusieurs montants sans devenir contradictoire. Chacun conserve son objet et son état : courses prévues, prélèvements attribués, service observé, destination inconnue ou quantité restante. Camille sait quelle information modifier lorsqu’un choix ou une observation change. Elle ne demande plus à un chiffre unique de décrire simultanément le placard, la liste et la table.
