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Recevoir et servir

Deux groupes de dégustation : comparer les bilans sans effacer leur composition

Un bilan peut placer un code devant un autre dans chacun de deux groupes, puis donner l'ordre inverse lorsqu'on réunit les réponses. Cela ne signifie pas nécessairement qu'une addition est fausse. Les deux ensembles réunis peuvent contenir des proportions très différentes de ces groupes. Avant d'utiliser le total pour préparer le prochain repas, il faut donc identifier la question posée, les personnes comptées et la composition que la comparaison conserve ou change.

Tout ce dossier est créé. Aucun vin n'a été goûté et aucun participant réel n'a répondu. A et B désignent deux codes originaux, sans correspondance avec une bouteille commerciale. Dans chaque cellule, une personne a seulement retenu ou non le code présenté pour une fiche de prochain menu. Elle n'a pas noté une sensation et n'a pas nécessairement comparé A à B. Les quatre ensembles de personnes sont distincts. S et T sont deux groupes donnés par le scénario, sans différence de compétence, de goût ou de statut supposée entre eux.

Bollinger présente sa gamme de vins.

Salon présente ses champagnes.

Pol Roger présente ses champagnes.

Ces lectures officielles sont limitées à des présentations de gamme. Aucun de leurs vins ne reçoit les résultats inventés qui suivent. Nous ne reprenons ni consigne de dégustation, ni échelle sensorielle, ni effet d'un prix. Les demandes de l'hôte et les sélections réalisées dans le dossier sont stipulées. Les calculs servent à préparer des commentaires compatibles avec ces données, sans désigner un meilleur vin ni prévoir les réponses d'autres personnes.

Deux comparaisons de groupes et un bilan total

Le premier relevé contient quatre cellules. Pour A, dix personnes de S ont répondu, dont neuf ont retenu le code ; quatre-vingt-dix personnes de T ont répondu, dont dix-huit l'ont retenu. Pour B, quatre-vingt-dix personnes de S ont répondu, dont soixante-douze ont retenu le code ; dix personnes de T ont répondu, dont une l'a retenu. Toutes les réponses sont présentes, et les personnes d'une cellule ne figurent dans aucune autre. Le dossier ne doit donc résoudre ni une réponse manquante ni une recopie.

Dans S, A est retenu par neuf personnes sur dix, soit 90 %, et B par soixante-douze sur quatre-vingt-dix, soit 80 %. Dans T, A est retenu par dix-huit sur quatre-vingt-dix, soit 20 %, et B par une sur dix, soit 10 %. L'hôte peut donc écrire que la proportion de personnes ayant retenu A dépasse celle de B dans chacun des deux groupes. Il ne transforme pas cette phrase en « chacun préfère A » : chaque personne n'a reçu qu'une question sur son code, et les deux ensembles comparés ne sont pas un même groupe de personnes répondant aux deux codes.

En réunissant les cellules de A, on obtient vingt-sept réponses retenant le code sur cent. Pour B, on en obtient soixante-treize sur cent. Le total place donc B devant A : 73 % contre 27 %. L'hôte avait écrit « B est davantage retenu dans les deux groupes ». Il retire cette phrase, puisque les deux comparaisons de groupe disent l'inverse. Il conserve pourtant les totaux 27 et 73, qui sont justes pour les cent personnes propres à chaque code. La correction porte sur la portée du commentaire, sans effacer une cellule pour fabriquer un résultat plus facile à raconter.

Le bilan de A contient dix personnes de S et quatre-vingt-dix de T ; celui de B, quatre-vingt-dix de S et dix de T. A rassemble donc surtout le groupe où la proportion donnée est faible, tandis que B rassemble surtout celui où elle est élevée. Ce sont les effectifs du dossier, pas une explication psychologique de leurs réponses. L'hôte ajoute ces deux compositions à son commentaire. Il peut montrer pourquoi les quatre proportions et les deux totaux coexistent sans contradiction arithmétique. Il ne conclut pas que la différence des groupes a causé les décisions individuelles, puisqu'aucune donnée de notre exercice n'établit cette cause.

Le document retenu distingue ainsi trois résultats : la comparaison dans S, celle dans T et le total des réponses effectivement réunies pour chaque code. L'hôte ne choisit pas l'un comme la seule vérité en supprimant les autres. Il retire plutôt le titre « résultat indépendant des groupes », qui ne convient pas à cette réunion. Pour préparer sa fiche de prochain menu, il devra encore dire s'il souhaite décrire les réponses recueillies ou comparer les codes sous une composition donnée. Ces deux demandes deviennent explicites avant de recevoir un nouveau calcul.

Donner la même composition à une comparaison calculée

L'hôte formule maintenant une autre question : comparer les proportions en accordant le même poids à S et à T pour chacun des deux codes. Nous stipulons ce choix de calcul ; il n'est pas présenté comme un protocole scientifique ou comme une nouvelle consultation. Les quatre proportions initiales restent 90 et 20 pour A, 80 et 10 pour B. Le projet donne à chaque groupe la moitié du poids dans la comparaison, au lieu de reprendre les effectifs différents des deux bilans réellement recueillis.

Avec ce choix, A donne la moitié de 90 % plus la moitié de 20 %, soit 55 %. B donne la moitié de 80 % plus la moitié de 10 %, soit 45 %. L'hôte avait préparé une ligne « cinquante-cinq personnes ont retenu A ». Il la retire : personne n'a été ajouté au dossier, et aucun ensemble de cent personnes possédant cette réponse n'a été constitué. Il retient une indication séparée, « comparaison calculée avec un poids égal des deux groupes : 55 % pour A, 45 % pour B ». Les proportions calculées n'empruntent pas le statut de nouvelles fiches recueillies.

Ce nouveau résultat ne corrige donc pas vingt-sept en cinquante-cinq dans le relevé de A. Les vingt-sept réponses font toujours partie de ses cent personnes originales. Les soixante-treize réponses de B restent également conservées. Le calcul à poids égal répond à une autre composition, qui n'était celle d'aucun des deux ensembles initiaux. L'hôte place les deux sorties sous deux questions distinctes et garde leurs chiffres avec ces intitulés. Une même page peut donner le résultat recueilli et le résultat calculé, à condition de ne pas appeler les deux un seul vote du groupe.

Pour éprouver le rôle de ce choix, l'hôte donne à S seulement un quart du poids et à T les trois quarts, toujours identiquement pour A et B. A donne alors 37,5 % : un quart de 90 et trois quarts de 20. B donne 27,5 % : un quart de 80 et trois quarts de 10. L'écart demeure de dix points, mais les deux valeurs ont diminué. L'hôte conserve la comparaison à poids égal pour sa fiche principale et cette seconde sortie comme variante renseignée. Il ne regroupe pas 55 et 27,5 dans un classement, puisqu'ils proviendraient de compositions différentes.

Dans ces données précises, une composition commune donne toujours dix points d'écart : les deux différences de groupe sont de dix points. Cela ne signifie pas que les deux bilans originaux doivent aussi différer de dix, car ils ne partagent pas leur composition. L'hôte corrige une phrase qui appliquait cette différence au total 27 contre 73. Le choix commun et le relevé effectivement composé demeurent deux objets distincts. Cette correction évite de présenter l'inversion initiale comme une erreur que le calcul suivant aurait fait disparaître dans les réponses.

Sélectionner vingt réponses ne signifie pas leur donner une composition connue

Une nouvelle décision porte sur des fiches originales, pas sur des poids de calcul. L'hôte veut retenir dix réponses de S et dix de T pour chaque code. Dans A, cela garde les dix réponses de S et sélectionne dix parmi les quatre-vingt-dix de T. Dans B, cela sélectionne dix parmi les quatre-vingt-dix de S et garde les dix réponses de T. Le choix de taille est fixé, mais il ne dit pas encore quels individus des deux cellules nombreuses ont été sélectionnés.

Dans les dix fiches de S gardées pour A, neuf retiennent le code. Parmi les quatre-vingt-dix de T, dix-huit le retiennent et soixante-douze ne le retiennent pas. Une sélection de dix pourrait donc n'en contenir aucune positive ou en contenir dix. Le total sélectionné de A pourrait aller de neuf à dix-neuf sur vingt. Pour B, la cellule T gardée entièrement apporte une réponse retenant le code. Les dix réponses prises dans S pourraient en apporter de zéro à dix, puisque S en possède soixante-douze positives et dix-huit autres. Le total pourrait aller de une à onze sur vingt.

La taille équilibrée de vingt ne garantit donc pas un bilan supérieur pour A dans toutes les sélections. Nous renseignons une possibilité précise : les dix fiches de T choisies pour A ne retiennent pas le code, tandis que les dix de S choisies pour B le retiennent toutes. A donne alors neuf sur vingt et B onze sur vingt. Cette possibilité respecte les quatre cellules de départ. L'hôte retire la promesse « toute sélection de dix et dix donnera A devant B ». Les deux tailles identiques sont une contrainte de choix ; elles ne renseignent pas les réponses des personnes effectivement retenues.

Le dossier donne ensuite la sélection que l'hôte a réellement choisie dans notre fiction : pour A, les dix fiches de T comprennent deux réponses retenant le code ; pour B, les dix fiches de S en comprennent huit. A donne donc neuf plus deux, soit onze sur vingt : 55 %. B donne huit plus une, soit neuf sur vingt : 45 %. L'hôte inscrit ces effectifs avec cette sélection renseignée. Il ne dit pas que les extrêmes précédents se sont produits dans le même choix. Ils servaient à vérifier la promesse générale, tandis que onze et neuf décrivent la sélection effectivement donnée.

La coïncidence avec le calcul à poids égal ne permet pas de réunir leurs origines. Les 55 et 45 de la sélection viennent de quarante fiches identifiées dans le modèle. Ceux du calcul précédent venaient des proportions de toutes les cellules, auxquelles le projet avait donné les mêmes poids. L'hôte conserve les deux résultats avec leurs opérations. Une autre sélection de dix et dix aurait pu changer les nombres de fiches positives sans modifier les quatre proportions initiales. La fiche du prochain menu dit donc quelle sélection a été retenue, plutôt que faire croire que ses réponses étaient déterminées d'avance par le premier calcul.

Les fiches laissées de côté conservent un bilan différent

Les personnes non retenues ne disparaissent pas du dossier. Dans A, les dix fiches de S ont toutes été gardées et dix de T l'ont été : il reste quatre-vingts fiches de T. Dans B, les dix de T ont toutes été gardées et dix de S l'ont été : il reste quatre-vingts fiches de S. Nous suivons uniquement la sélection effectivement donnée, avec deux réponses positives dans le choix T de A et huit dans le choix S de B. Aucun nouveau changement d'avis n'est stipulé.

Les quatre-vingts fiches restantes de A comportent seize réponses retenant le code : dix-huit dans T au départ, moins les deux sélectionnées. Elles donnent donc 20 %. Les quatre-vingts restantes de B en comportent soixante-quatre : soixante-douze dans S au départ, moins les huit sélectionnées. Elles donnent 80 %. L'hôte avait prévu de reprendre 55 et 45 sous le titre « autres réponses ». Il retire ces valeurs de ce bloc. La sélection et les restes ont leurs propres effectifs, et leurs compositions de groupes sont ici entièrement différentes.

La réunion permet de retrouver le relevé initial sans inventer de nouvelles personnes. A rassemble les onze réponses positives de la sélection et les seize restantes, soit vingt-sept sur cent. B rassemble neuf et soixante-quatre, soit soixante-treize sur cent. L'hôte ne fait pas la moyenne simple de 55 % et 20 % pour annoncer le total de A : la première proportion concerne vingt personnes et la seconde quatre-vingts. Il garde les effectifs avec les deux parties. Le bilan choisi de vingt peut servir à une présentation particulière, mais ne prend pas la place de la réunion complète.

Le choix pratique de l'hôte est de présenter la sélection dans la fiche courte du prochain menu, avec son périmètre de vingt réponses par code. Il conserve le relevé complet dans le dossier qui l'accompagne. Le titre ne devient pas « avis de tous les participants », puisqu'il a délibérément laissé quatre-vingts personnes de côté pour chaque code. Il ne qualifie pas non plus ces réponses restantes d'invalides ou d'inutiles. Elles répondent encore à la question initiale et expliquent la différence entre la présentation choisie et le bilan total effectivement disponible.

Une nouvelle série doit rejoindre ses groupes avant la comparaison

Le dossier reçoit quarante personnes supplémentaires, toutes distinctes des précédentes : vingt répondent pour A et vingt pour B. Dix-huit des nouvelles réponses de A retiennent le code, contre quatre de celles de B. Dans une première feuille de saisie, les quarante personnes nouvelles sont toutes rangées dans T. Cette attribution est une donnée initiale de la nouvelle branche. Nous ne l'expliquons ni par un déplacement des personnes ni par une raison de goût. L'hôte souhaite mettre à jour le relevé complet avant de reprendre sa comparaison calculée.

Les totaux passent à quarante-cinq réponses retenant A sur cent vingt, soit 37,5 %, et soixante-dix-sept retenant B sur cent vingt, soit environ 64,17 %. Les fiches initiales n'ont pas changé de réponse. Les deux nouveaux ensembles ont été ajoutés une seule fois à leurs codes respectifs. L'hôte conserve donc la première version 27 sur 100 et 73 sur 100 comme état antérieur. Il ne remplace pas ses anciens cent par cent vingt tout en gardant les anciens numérateurs. La nouvelle fiche donne à la fois les personnes ajoutées et les réponses qu'elles apportent.

Sous l'attribution initiale à T, S demeure à neuf sur dix pour A et soixante-douze sur quatre-vingt-dix pour B. T devient trente-six sur cent dix pour A et cinq sur trente pour B. Si l'hôte reprend sa comparaison à poids égal, A donne 27/44, environ 61,36 %, et B 29/60, environ 48,33 %. Ces valeurs calculées changent parce que les proportions de T ont changé dans cette version. L'hôte retire les anciens 55 et 45 de la nouvelle comparaison, tout en les conservant avec leur ancien état de données. Il ne les emploie pas comme des propriétés fixes des codes A et B.

Une vérification donnée ensuite dans le scénario révèle l'attribution réelle des quarante nouvelles fiches. Pour A, dix appartiennent à S, dont neuf retenant le code, et dix à T, dont neuf le retenant. Pour B, dix appartiennent à S, dont trois retenant le code, et dix à T, dont une le retenant. Nous stipulons ces rattachements comme une information nouvelle du dossier créé. La personne chargée de la fiche doit maintenant corriger les groupes ; aucune réponse individuelle ne doit être ajoutée, retirée ou transformée pour effectuer cette correction.

Un reclassement peut laisser le total intact et changer les comparaisons

La fiche corrigée de A donne vingt personnes dans S, dont dix-huit retenant le code, et cent dans T, dont vingt-sept le retenant. S reste donc à 90 %, tandis que T est maintenant à 27 %. Pour B, S donne cent personnes, dont soixante-quinze retenant le code, soit 75 % ; T donne vingt personnes, dont deux le retenant, soit 10 %. Les quatre nouveaux nombres correspondent à la répartition enfin renseignée. L'hôte remplace effectivement les deux lignes de T et les deux lignes de S de la feuille précédente, au lieu de changer seulement son titre.

Les totaux demeurent quarante-cinq sur cent vingt pour A et soixante-dix-sept sur cent vingt pour B. Pour A, dix-huit plus vingt-sept font quarante-cinq ; pour B, soixante-quinze plus deux font soixante-dix-sept. L'hôte retire donc une note qui appelait la correction de groupe « de nouvelles réponses supplémentaires ». Les quarante fiches étaient déjà comptées dans la mise à jour. Les compter une seconde fois parce que leurs groupes ont été corrigés augmenterait les effectifs sans nouveaux participants. Le total inchangé ne prouve pas que l'ancienne feuille était juste : ses lignes de groupe étaient différentes et erronées.

La comparaison à poids égal doit, elle, être recalculée. A donne maintenant la moitié de 90 % plus la moitié de 27 %, soit 58,5 %. B donne la moitié de 75 % plus la moitié de 10 %, soit 42,5 %. L'hôte retire 61,36 et 48,33 de la comparaison active, car ces deux valeurs utilisaient le rangement initial de toute la nouvelle série dans T. Il conserve trois étapes distinctes : le relevé initial, la mise à jour avec le mauvais rattachement, puis la mise à jour corrigée. Le total de la dernière ressemble à celui de la deuxième, mais la comparaison des groupes n'est plus la même.

Dans la feuille destinée à la préparation du prochain menu, l'hôte choisit ces valeurs corrigées avec les quatre effectifs dont elles proviennent. Il ne conserve pas 58,5 pour A et 48,33 pour B, assemblage de deux états. Il ne réattribue pas non plus les anciennes personnes de S à T pour rendre tous les groupes de même taille. La correction porte sur les quarante nouveaux rattachements explicitement renseignés. Les deux codes gardent donc des compositions différentes dans le relevé complet, même si le groupe S et le groupe T comptent chacun cent vingt personnes au total des deux codes.

Une composition demandée pour le prochain projet reste une question de calcul

L'hôte donne enfin une demande particulière : comparer les codes avec 40 % du poids pour S et 60 % pour T. Cette composition est un choix du prochain projet, pas une prévision des réponses de quarante personnes et de soixante autres. Il souhaite comprendre ce que donneraient les proportions du dossier sous ce même partage. Nous examinons séparément les données initiales et les données corrigées après la nouvelle série, sans transférer une réponse individuelle d'une version à l'autre.

Avec le relevé initial, A donne 40 % de 90 % plus 60 % de 20 %, soit 48 %. B donne 40 % de 80 % plus 60 % de 10 %, soit 38 %. Avec le relevé corrigé, A donne 40 % de 90 % plus 60 % de 27 %, soit 52,2 %. B donne 40 % de 75 % plus 60 % de 10 %, soit 36 %. L'hôte retient les deux dernières valeurs pour sa comparaison active, puisque sa question doit utiliser les réponses et les groupes finalement conservés. Il garde les deux premières pour expliquer ce qui a changé après la mise à jour.

Il retire une annonce disant que cinquante-deux personnes de la prochaine réception retiendront A. Les 52,2 % sont un résultat calculé depuis notre relevé et la composition demandée ; ils ne donnent aucun choix futur effectivement recueilli. L'hôte n'arrondit pas cette valeur pour lui attribuer une population observée qui n'existe pas dans le dossier. Sa décision remplie porte sur la fiche de comparaison : celle-ci donnera 52,2 et 36 avec les poids 40 et 60, et renverra au relevé complet qui conserve 45 sur 120 et 77 sur 120.

Le compte rendu ne présente donc pas le choix de cette comparaison comme une preuve que le total favorable à B aurait été annulé. Le total décrit encore les réponses réunies avec leurs compositions effectives. La fiche du prochain projet décrit un calcul appliquant la même composition aux deux codes. L'hôte a décidé d'utiliser la seconde question pour préparer sa présentation, tout en conservant la première comme résultat du dossier. Il nomme ce choix au lieu de faire disparaître les cent vingt personnes de chaque code derrière un seul adjectif de préférence.

Un seuil choisi oblige à reprendre le poids commun

Une demande supplémentaire est créée pour notre dossier : l'hôte veut une comparaison où chacun des deux codes atteint au moins 50 % avec la même composition de groupes. Ce seuil est sa condition de présentation, pas un critère de qualité sensorielle ni une promesse sur une réception future. Il accepte d'abord 60 % du poids pour S et 40 % pour T. Nous comparons la portée de cette décision dans les données initiales et dans les données finalement corrigées, sans remplacer leurs réponses par ce que la condition souhaiterait obtenir.

Avec les quatre proportions initiales, A donne 60 % de 90 % plus 40 % de 20 %, soit 62 %. B donne 60 % de 80 % plus 40 % de 10 %, soit 52 %. Le partage choisi atteint donc le seuil pour les deux codes dans cet état. L'hôte conserve cette ligne comme le résultat de son ancienne décision. Il ne reporte pas les 62 et 52 sous la nouvelle feuille corrigée, car celle-ci contient désormais 90 et 27 pour A, 75 et 10 pour B. La même composition de poids doit être appliquée à ces nouvelles proportions si l'on veut examiner la nouvelle question.

Avec ces données corrigées, le partage 60 et 40 donne 64,8 % pour A et 49 % pour B. A reste au-dessus du seuil, B passe en dessous. L'hôte retire donc la mention « les deux codes satisfont la condition » de la fiche active, malgré le résultat plus élevé de A. Il ne compense pas B par l'excédent de A et ne fait pas la moyenne de leurs deux sorties pour appeler chaque code conforme. La demande portait sur deux résultats séparés atteignant chacun 50. L'amélioration du premier ne ferme pas le manque du second.

L'hôte maintient le seuil et accepte maintenant 65 % du poids pour S, 35 % pour T, identiquement pour A et B. A donne 65 % de 90 % plus 35 % de 27 %, soit 67,95 %. B donne 65 % de 75 % plus 35 % de 10 %, soit 52,25 %. Les deux satisfont sa demande. Il remplace effectivement le partage 60 et 40 par 65 et 35 dans cette présentation, avec les deux nouveaux résultats. Il ne garde pas 64,8 pour A à côté de 52,25 pour B : cet assemblage appliquerait deux compositions à une comparaison expressément commune.

Dans une branche indépendante, une autre réponse de l'hôte limite à 60 % la part accordée à S et conserve le seuil de 50 % pour chaque code. Avec les proportions corrigées de B, la sortie vaut 10 % plus 65 points multipliés par la part de S. Elle augmente avec cette part et atteint seulement 49 % à la limite de 60. Aucun partage autorisé dans cette branche ne permet donc à B d'atteindre 50. L'hôte retire la promesse de satisfaire les deux conditions ensemble. Il ne fait pas entrer 65 % dans la fiche tout en continuant d'annoncer la limite de 60.

Sa décision remplie dans cette branche est de conserver la limite de 60 et d'abandonner le seuil commun annoncé pour les deux codes. La fiche revient à 64,8 et 49 avec cette composition, sans case « deux résultats au-dessus de 50 ». L'autre branche conserve le seuil et le partage accepté de 65 et 35. Les deux choix restent séparés : l'un change la condition de présentation, l'autre change le poids donné aux groupes. Aucun ne modifie les réponses originales ou le total 45 sur 120 et 77 sur 120. Le prochain menu pourra ainsi être discuté depuis le choix effectivement déclaré, sans que la fiche donne silencieusement à chaque code les conditions qui l'arrangent.

Remplacer des fiches retirées sans emprunter les réponses d'autres personnes

Nous ajoutons une suite distincte à la sélection effectivement donnée de vingt fiches par code, avec dix de S et dix de T. Deux fiches positives de T sont retirées de la présentation de A ; deux fiches négatives de S sont retirées de celle de B. Elles restent dans le relevé original, mais ne peuvent plus figurer dans cette présentation. L'hôte souhaite d'abord conserver la taille, la composition dix-dix et les nombres positifs onze et neuf. Les fiches restantes et les remplaçantes disponibles sont expressément données ci-dessous, sans nouvelle réponse individuelle.

Pour A, les dix fiches de S restent présentes et donnent neuf réponses retenant le code. Dans T, les huit fiches encore sélectionnées ne le retiennent pas : les deux retirées étaient ses deux positives. Pour rétablir onze positives sur vingt tout en gardant dix fiches de chaque groupe, il faudrait donc trouver deux remplaçantes positives dans T. Pour B, les dix fiches de T restent présentes et donnent une réponse positive. Les huit fiches de S encore sélectionnées sont toutes positives. Rétablir le bilan de neuf exige cette fois deux remplaçantes négatives dans S. Les deux besoins de remplacement sont donc opposés, malgré une même taille de deux fiches à compléter.

La liste disponible est limitée dans ce nouvel état. Pour A, elle contient a1 positive, a2 négative et a3 négative, toutes de T. Pour B, elle contient b1 positive, b2 positive et b3 négative, toutes de S. Les six fiches sont distinctes, appartiennent aux cellules originales et ne sont pas celles retirées. A ne dispose donc que d'une des deux positives nécessaires ; B que d'une des deux négatives nécessaires. L'hôte refuse de promettre les nombres onze et neuf avec ces seules listes. Il ne prend pas une fiche de S pour compléter T dans A : cela donnerait onze fiches de S et neuf de T, contrairement à la composition qu'il souhaite maintenir.

L'hôte choisit de conserver vingt fiches et dix par groupe, en acceptant de modifier les bilans de la sélection. Il retient a1 et a2 pour A, puis b1 et b3 pour B. A possède désormais neuf positives dans S et une dans T, soit dix sur vingt. B en possède neuf dans S et une dans T, également dix sur vingt. La présentation devient donc 50 % pour chacun. L'hôte remplace les anciennes lignes 55 et 45 par ces deux valeurs dans la fiche active. Il n'appelle pas ce changement un nouvel avis de l'un des participants : les réponses étaient déjà celles des fiches, et les personnes retenues ne sont plus exactement les mêmes.

Les parties non sélectionnées doivent être reprises également. Dans les cent réponses originales de A, vingt-sept retiennent toujours le code ; dix figurent maintenant dans la sélection. Les quatre-vingts autres en comportent donc dix-sept, soit 21,25 %. Dans B, soixante-treize retiennent toujours le code ; dix figurent dans la sélection. Les quatre-vingts autres en comportent soixante-trois, soit 78,75 %. L'hôte corrige les anciennes valeurs seize et soixante-quatre de ces restes. Les quatre fiches retirées y demeurent comptées avec leurs réponses d'origine : elles sont hors de la présentation, pas hors du relevé. Le changement de sélection n'a donc pas ajouté ou effacé un participant dans le bilan complet.

La suite reçoit ensuite deux disponibilités nouvelles, encore stipulées dans les cellules originales : a4, positive de T pour A, et b4, négative de S pour B. A peut maintenant choisir a1 et a4, avec les huit négatives de T déjà gardées. B peut choisir b3 et b4, avec les huit positives de S déjà gardées. L'hôte retient effectivement ces remplacements pour revenir aux nombres onze et neuf dans les deux sélections de vingt. Depuis la présentation intermédiaire à dix et dix positives, a2 sort au profit de a4, et b1 au profit de b4. Les deux fiches quittant cette présentation retournent aux parties non sélectionnées, sans changer leur réponse ni leur groupe.

La fiche finale retrouve 55 % pour A et 45 % pour B, mais elle ne retrouve pas les quatre personnes dont les fiches avaient été retirées au départ. L'hôte corrige donc une annonce disant que la sélection initiale avait été rétablie telle quelle. Les effectifs et les bilans sont les mêmes ; les remplaçantes a1, a4, b3 et b4 ont pris les quatre places devenues disponibles. La présentation intermédiaire conserve pour sa part a1, a2, b1 et b3, avec ses dix positives par code. Les deux documents restent attachés à leurs listes effectivement choisies, plutôt qu'à un titre unique « vingt réponses finales » qui masquerait les deux états.

Ce rétablissement numérique a une dernière conséquence dans le dossier. Les restes reviennent à seize positives pour A et soixante-quatre pour B, mais leurs fiches ne sont pas exactement les mêmes que dans les restes de la toute première sélection. Les deux positives retirées de A et les deux négatives retirées de B demeurent dehors, tandis que les nouvelles remplaçantes figurent sur la page. L'hôte laisse leurs références dans le relevé de travail et renonce à raconter un retour des quatre anciens participants. Il peut annoncer les comptes retrouvés ; il ne peut pas faire de leur égalité une preuve que les mêmes personnes ont composé les deux présentations.

Conserver une question avec chaque résultat

Les différentes feuilles du dossier ne sont pas des classements interchangeables. Le total, la comparaison à poids commun, la sélection de fiches et les restes décrivent des objets différents. Un reclassement peut corriger les résultats de groupe sans modifier les réponses réunies. Le commentaire utile garde cette origine avec chaque chiffre, puis nomme le résultat que l'hôte choisit de présenter pour son projet.

Nos données créées ne démontrent aucun effet d'un groupe sur un goût, aucune qualité d'une bouteille et aucune réponse future. Elles permettent de retrouver les décisions remplies : conserver le total, changer la composition d'un calcul, identifier les fiches retenues et corriger leurs groupes. Une présentation brève du prochain menu peut alors rester exacte sans prétendre que le même nombre répond à toutes les questions de la rencontre.

Méthode : Sources et limites documentaires indiquées dans le dossier.