Le menu est complet sur l'écran : l'entrée à gauche, le plat au milieu, le dessert à droite. Une fois la feuille refermée, la première ouverture montre pourtant l'entrée et un panneau vide. Rien n'a disparu de l'impression imaginée. Le panneau portant le plat est encore couvert par un rabat. Pour préparer cette petite carte de table, il faut donc suivre ce qui se découvre, et pas seulement remplir trois colonnes dans leur ordre de lecture à plat.
Ce menu est dessiné ; aucun imprimé ni pli matériel n’a été essayé.
Maison June présente des menus de mariage.
Cotton Bird présente des menus de table.
PrintOClock présente des menus de restaurant.
Donner un nom à chaque face avant d’y placer les plats
Notre projet utilise une feuille représentée sans épaisseur, partagée en trois panneaux identiques. Sur la face A regardée à plat, le panneau1 est à gauche, le2 au milieu, le3 à droite. Chacun possède un revers B : A1 et B1 sont les deux côtés de la même pièce, de même pour2 et3. Le haut reste du même côté pendant les mouvements étudiés. Les dimensions matérielles, les jeux nécessaires au pliage, le papier et le réglage d'une imprimante demanderaient une préparation réelle distincte. Aucun gabarit commercial n'est reproduit dans ce modèle.
Nora souhaite une couverture, un dos portant un remerciement et un intérieur donnant trois annonces : « Entrée », « Plat », « Dessert ». Ces mots suffisent à étudier la disposition ; ils ne désignent pas un repas préparé. Elle place d'abord les trois annonces sur A1, A2 et A3. Pour fermer sa feuille, elle rabat le panneau3 sur le2, vers le côté A, puis le panneau1 sur ce paquet. Les mots « premier rabat » et « dernier rabat » désigneront ces deux gestes dans cette version seulement.
Le dernier panneau déplacé est le1. En le rabattant, Nora met sa face A1 contre ce qui se trouvait déjà au milieu ; son revers B1 devient visible sur le dessus. Elle y place donc la couverture. Sous le paquet, le panneau2 n'a pas changé de place : son revers B2 forme le dos. Nora y inscrit le remerciement. Elle n'a pas attribué la couverture au panneau portant l'entrée parce que celle-ci était première dans sa liste. La couverture et l'entrée occupent ici les deux faces d'un même panneau ; la place de chacune vient d'un mouvement et d'une fonction différente.
Quand Nora soulève ce volet extérieur pour l'ouvrir, A1 redevient visible à gauche. Au milieu, elle ne retrouve pas encore A2. Le panneau3 reste rabattu sur le2 et lui présente son revers B3. Sa première ouverture réunit donc A1 et B3. Nora corrige son brouillon où elle avait écrit « A1 puis A2 », puis donne un rôle au rabat B3. Elle y inscrit « Ouvrir encore pour lire la suite ». Le plat et le dessert restent sur les faces intérieures prévues ; la première ouverture annonce désormais explicitement qu'elle n'est pas la présentation complète du repas.
Choisir entre un aperçu et une lecture intérieure complète
Camille propose une autre demande pour le même menu : voir l'entrée et le plat dès la première ouverture, puis les trois annonces ensemble lorsque tout est déplié. Nora ne déplace pas simplement « Plat » de A2 à B3. Elle remplit les deux états sur deux feuilles : dans le premier, B3 est visible et A2 caché ; dans le second, A2 est visible et B3 au revers. Déplacer l'unique occurrence du mot résoudrait le premier état en créant un manque dans le second. Nora conserve cette différence plutôt que déclarer les deux faces équivalentes parce qu'elles se trouvent au milieu à des moments différents.
Pour réaliser cette nouvelle demande en gardant ses plis, elle choisit deux occurrences du plat : l'une sur B3 pour l'aperçu, l'autre sur A2 pour l'intérieur complet. A1 porte toujours l'entrée et A3 le dessert. Nora compose réellement la première ouverture : « Entrée » à gauche, « Plat » sur le rabat au milieu. Puis elle ouvre ce rabat et retrouve « Entrée », « Plat », « Dessert » sur les trois faces A. La seconde occurrence n'a pas ajouté un service au dîner ; elle a rendu la même annonce disponible dans deux états qui ne montrent pas les mêmes faces. Cette solution suppose d'accepter cette répétition dans la conception de l'objet.
Camille préfère finalement ne pas répéter les annonces. Nora reprend alors sa première proposition, avec l'instruction d'ouverture sur B3, et lui montre ce qu'elle abandonne : le plat ne sera pas lisible après le seul premier geste. Elles retiennent la lecture intérieure complète comme destination du menu, au lieu d'affirmer que toute forme d'ouverture donnera immédiatement le programme entier. Nora n'ajoute pas une formule vague « voir au dos » : le dos extérieur B2 porte son remerciement et n'est pas la face A2 recherchée. La consigne décrit le rabat qui doit encore être ouvert, pas une autre face dont le nom semblait proche.
Une autre idée serait d'écrire les trois annonces sur B3 et de laisser l'intérieur pour un texte différent. Nora la garde dans une proposition séparée. Dans cette variante, la première ouverture peut donner un programme complet sur le rabat ; le dépliage intégral ne constitue plus la même lecture répartie sur A1, A2 et A3. Pour leur choix principal, elles conservent les trois annonces intérieures. Le changement de disposition ne sert donc pas à prétendre satisfaire en silence une demande qu'elles viennent de retirer. Les deux projets ont chacun une manière précise de donner accès au repas annoncé.
Replacer l’extérieur sans prendre son côté gauche pour le panneau1
Nora dessine maintenant la face B à plat pour indiquer où vont la couverture et le remerciement. Elle retourne la feuille en gardant son haut du même côté. Vue de cette face, l'ordre des panneaux est B3, B2, B1, de gauche à droite. Elle dessine la couverture à droite, sur B1, et le remerciement au centre, sur B2. La place visuelle « à gauche » avait changé avec le côté depuis lequel elle regardait la feuille. Les identités des pièces n'ont pas changé. Ce repérage ne prescrit aucun choix de retournement dans le dialogue d'impression d'un appareil réel.
Camille avait préparé un autre dessin extérieur où la couverture était placée à gauche, par analogie avec A1. Nora rapproche les deux dessins par leurs panneaux, pas en alignant seulement leurs bords sur la table. La couverture de Camille appartient à B3. Dans le pliage retenu, elle apparaîtrait au premier dépliage, à la place de l'instruction d'ouverture. Nora la reporte sur B1 et remet l'instruction sur B3. Elle ne fait pas pivoter tout le dessin extérieur pour sauver la position initiale de son titre : le centre B2 et les trois hauts doivent garder leurs rôles dans la même préparation.
Elles reprennent ensuite un panneau particulier, le1, en suivant ses deux faces. A1 doit montrer l'entrée quand ce volet est ouvert ; B1 doit présenter la couverture quand il est refermé. Cette paire leur permet de contrôler la correction du dessin extérieur sans deviner à partir de l'ordre des mots. Nora conserve ainsi un dessin de A et un dessin de B qui décrivent la même feuille. Elle ne les appelle pas deux pages indépendantes à distribuer librement. Le résultat de conception reste à confronter à une réalisation matérielle ; nos deux dessins n'en constituent pas un essai d'impression.
Changer le premier pli change aussi la couverture
Une personne chargée de la préparation veut rabattre le panneau1 avant le3, toujours vers le côté A. Nora exécute cette autre suite sur son modèle. Le panneau1 se trouve maintenant au milieu avant le dernier geste ; le3 vient le couvrir. B3 devient donc la face extérieure de dessus, tandis que B2 reste dessous. Le remerciement demeure au dos, mais la couverture B1 est cachée à l'intérieur. Avec les inscriptions du projet principal, l'objet fermé présenterait l'instruction d'ouverture comme sa couverture. Le fait d'avoir utilisé les mêmes deux lignes de pli n'avait pas conservé le même empilement.
Lorsque Nora ouvre ce nouveau volet extérieur, elle voit A3 à droite et B1 au milieu. Elle ne retrouve pas la première ouverture A1 avec B3 qu'elle avait organisée. Il ne suffit donc pas d'échanger deux titres sur l'extérieur en laissant toutes les instructions intérieures inchangées. Pour le projet principal, elle garde l'ordre panneau3 puis panneau1 et le joint à ses dessins. Ce choix conserve sa couverture B1, son aperçu A1 avec B3 et sa lecture complète sur A. L'ordre n'est plus laissé à la personne qui prépare les feuilles comme un geste sans conséquence sur ce qui sera lu.
Dans une commande distincte où la personne préfère réellement commencer par le panneau1, Nora attribue plutôt la couverture à B3. Elle écrit sur B1 l'aperçu « Entrée · Plat · Dessert » et conserve sur A3 l'annonce du dessert. La première ouverture montre ainsi le programme résumé au milieu et sa dernière annonce développée à droite. Nora accepte cette présentation particulière pour cette branche ; elle ne l'appelle pas un aperçu entrée-plat. Sur l'intérieur complètement ouvert, elle conserve A1 pour l'entrée, A2 pour le plat et A3 pour le dessert. Au dos fermé, B2 porte toujours le remerciement. Les deux commandes produisent donc le même programme déployé avec deux entrées réellement remplies mais différentes. Le résumé de B1 remplace ici la couverture qu'il portait dans le premier projet, tandis que B3 prend cette fonction de couverture.
Un pli vers l’arrière peut éviter une répétition et changer le dos
Camille revient à sa demande d'une première ouverture montrant l'entrée et le plat sans seconde occurrence. Elle propose de rabattre le panneau3 derrière le panneau2, puis de rabattre le1 devant. Nora reprend la pile de cette troisième préparation : le3 est dessous, le2 au milieu, le1 dessus. Le dessus fermé montre encore B1, donc la couverture peut y rester. En ouvrant le1, Nora découvre A1 à gauche et A2 au milieu, puisque le panneau3 ne couvre plus cette face du2. La première ouverture reçoit bien les deux annonces demandées, chacune déjà présente sur sa face A.
Elle ouvre ensuite le panneau3 et retrouve les trois annonces sur A1, A2, A3. Ce nouveau pliage a donc réalisé, pour l'aperçu et l'intérieur, ce qui demandait deux occurrences du plat dans la version roulée devant. Nora ne lui attribue cependant pas encore toutes les fonctions de son premier objet. Sous le paquet fermé, c'est maintenant A3 qui se trouve à l'extérieur, pas B2. Le dessert peut donc être lu au dos de cette préparation. Le remerciement inscrit sur B2 est pris entre les panneaux. La couverture identique n'avait pas certifié que le dos serait resté identique lui aussi.
Nora souhaite conserver le remerciement au dos et envisage de l'écrire à la place du dessert sur A3. Elle déploie alors la feuille : le programme intérieur se termine par ce remerciement et a perdu son annonce du dessert. Déplacer cette annonce vers B2 ne réparerait pas la lecture intérieure, car B2 demeure sur l'autre face de la feuille dépliée. Pour cette branche, Nora accepte plutôt le dessert comme dos extérieur et garde le programme intérieur complet. Elle retire le remerciement de la fonction « dos » qu'elle lui donnait auparavant, au lieu d'affirmer qu'une petite réattribution satisferait encore toutes ses demandes initiales.
Camille préfère l'autre compromis : conserver la couverture et le remerciement extérieurs, avec les trois annonces sur A. Elles reviennent alors au panneau3 rabattu devant et à l'instruction qui invite à finir l'ouverture. L'aperçu entrée-plat sans répétition est retiré de cette version. La comparaison a conduit à un choix effectif entre deux objets, pas à un classement général des plis. Dans leur dossier, l'une des préparations garde la couverture et le dos souhaités ; l'autre rend les deux premières annonces visibles plus tôt, avec un autre dos. Elles ne fusionnent pas leurs avantages dans la légende d'une seule carte.
Découper trois cartes ne conserve pas les voisinages de l’ouverture
Pour une autre réception, Nora veut finalement une petite carte distincte pour chaque service. Elle envisage de découper les trois panneaux déjà dessinés. La découpe conserverait les paires A1 avec B1, A2 avec B2 et A3 avec B3. Elle ne fabriquerait pas une carte associant A1 et B3, même si ces deux faces étaient voisines lors de la première ouverture du menu roulé. Cette proximité venait de l'empilement de deux panneaux différents. Nora distingue donc les voisins qu'un pli rapproche et les deux côtés qu'une même pièce conservera lorsqu'elle sera séparée des autres.
Avec ses inscriptions initiales, elle obtiendrait une carte portant « Entrée » d'un côté et la couverture de l'autre, une carte « Plat » avec le remerciement, puis une carte « Dessert » avec l'instruction d'ouverture. La dernière ne pourrait plus remplir cette instruction : aucun autre panneau ne lui serait attaché à ouvrir. Nora retire donc ce contenu de la préparation en cartes. Elle compose un nouvel extérieur où B1 reprend l'intitulé de l'entrée, B2 celui du plat et B3 celui du dessert. Les trois pièces ont maintenant des indications correspondant à leur usage séparé, sans prétendre avoir conservé aussi la couverture et le dos du menu plié.
Camille reprend pour cela le dessin extérieur vu depuis B. Elle place les intitulés dans l'ordre dessert, plat, entrée, de gauche à droite, afin que chacun reste au revers du bon panneau. Si elle copiait entrée, plat, dessert dans le même ordre visuel que sur A, les deux cartes des extrémités recevraient un autre intitulé au dos. Nora suit la pièce1 jusqu'à ses deux faces : entrée sur A1, entrée sur B1 à droite du dessin B. Elle fait le même rapprochement pour la3. Le sens de lecture de la planche n'a pas remplacé le lien entre les deux côtés d'une carte.
Les deux projets peuvent désormais être préparés séparément : le menu attaché, dont les annonces apparaissent après les mouvements choisis, et les trois cartes qui doivent fonctionner chacune seule. Nora garde pour chacun un dessin des deux faces et une succession d'actions correspondante. Le repas annoncé n'a pas gagné ou perdu un service parce qu'elle a changé de support. Ce qui a changé est la manière d'y accéder. Une réalisation réelle restera nécessaire pour examiner l'objet ; elle n'a pas été produite par ces manipulations du modèle.
Une fenêtre ne traverse pas les couches que l’on a conservées
Nora ouvre une branche différente : rendre le titre « Plat » de A2 visible sur le menu fermé, sans seconde inscription sur B3. Elle conserve le pliage panneau3 devant, puis panneau1 devant. Pour cette nouvelle étude, chaque panneau est représenté opaque, sauf les fenêtres qu'elle découpe dans son modèle. Une largeur de cent unités par panneau permet de repérer ces découpes ; ces unités et les zones de texte définies ici n'annoncent pas une réalisation d'imprimerie.
Elle place la zone du titre sur A2 entre les positions horizontales145 et155, et verticales87 et93, en repérant toute la feuille depuis le bord gauche de A. Sur la couverture fermée, elle veut ouvrir un rectangle allant de140 à160 et de80 à100. Le panneau1 a tourné autour de la ligne100 : elle reporte donc sa découpe initiale entre40 et60, aux mêmes hauteurs80 à100. Après le pliage, cette ouverture arrive bien devant la zone choisie. Elle ne montre pourtant pas le titre. Sous la couverture, le panneau3 est encore présent et sa face B3 ferme le passage jusqu'à A2. Nora garde cette première découpe sur son dessin, puis ajoute une seconde fenêtre au panneau3, entre240 et260 aux mêmes hauteurs. Son rabat autour de200 place aussi cette fenêtre entre140 et160. Les deux ouvertures se superposent maintenant ; A2, resté entier dessous, porte le titre visible à travers elles.
Nora refuse de reporter la découpe également sur le panneau2 : elle y retirerait précisément la zone du titre qu'elle voulait montrer. Elle conserve donc une base imprimée entière sous deux volets ouverts à cet endroit. Elle place l'annonce de l'entrée sur A1 autour du point50,40, celle du dessert sur A3 autour de250,40, et la couverture B1 autour de la hauteur20. Ces trois zones restent hors des rectangles découpés. Lorsqu'elle ouvre seulement le volet extérieur, le titre du plat demeure visible à travers la fenêtre du panneau3 ; lorsqu'elle déploie tout le menu, il se lit directement sur A2. Les deux volets déployés portent désormais chacun une ouverture dans leur zone vide, ce qu'elle accepte dans cette version. Nora retient ce nouvel objet pour sa demande d'un titre aperçu sans copie. Elle n'a pas déplacé l'inscription ni changé l'ordre des plis : elle a retiré les deux couches qui l'interceptaient, en conservant celle qui devait encore la porter.
