Une farce d’estaminet devenue arrêt d’État
Comment une dénonciation calomnieuse griffonnée entre quatre verres chez Mathieu Loupian suffit au commissaire Dubois et à la police impériale de Savary pour ensevelir un innocent sans procès.
MAISON BEAULIEUAB ÉDITIONS · CUISINE & LETTRES
Février 1807 : à cinq jours de ses noces avec la riche Marguerite Vigoureux, l’ouvrier cordonnier François Picaud est dénoncé par quatre jaloux au café de la place Sainte-opportune et jeté au secret dans la forteresse alpine de Fénestrelle.
Sept années durant, dans le cachot piémontais où personne ne prononce son nom, Picaud sert un prélat italien déchu qui lui lègue en mourant trois diamants et un trésor caché à Milan. Libre à la chute de Napoléon en avril 1814, l’homme qui redescend vers Paris n’est plus le fiancé de la rue des Lombards : sous les habits de l’abbé Baldini puis du maître d’hôtel Prosper, il traque un à un Loupian, Chaubart, Solari et Allut — jusqu’à la nuit fatale du pont des Arts.
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Comment une dénonciation calomnieuse griffonnée entre quatre verres chez Mathieu Loupian suffit au commissaire Dubois et à la police impériale de Savary pour ensevelir un innocent sans procès.
Dans la citadelle glacée des Alpes, la rencontre entre le cordonnier nîmois et le prélat italien transforme le prisonnier brisé en héritier millionnaire et en exécuteur méthodique.
De l’assassinat de Chaubart sur le pont des Arts à l’empoisonnement de Solari et à la ruine méthodique de la maison Loupian, Picaud croit rendre la justice de Dieu — et prépare sa propre perte.
Ce premier tome de la Trilogie Picaud (édition révisée et augmentée) reprend à la source la confession recueillie à Londres en 1828 auprès d’Antoine Allut mourant et consignée par l’archiviste Jacques Peuchet dans le Tome V de ses Mémoires tirés des Archives de la Police de Paris (1838).
Adrien Beaulieu restitue dans toute sa densité sensorielle le Paris impérial de 1807, le régime carcéral authentique du fort de Fénestrelle et le Nîmes protestant et catholique des années 1814. En fin de volume, le chapitre documentaire « Le Vrai » confronte point par point le récit romanesque aux registres d’écrou et aux archives d’État.
« Les romans commencent où les procès-verbaux s’arrêtent — mais ici, c’est le procès-verbal qui a engendré le plus grand roman du siècle. » — Archives de la Préfecture de Police · Dossier Picaud (1807–1828)
« À trente-deux ans, François Picaud tenait boutique d’ouvrier cordonnier rue des Lombards et s’apprêtait à épouser cent mille francs de dot. Il ne savait pas qu’à trois cents pas de son établi, quatre amis d’enfance venaient de vendre sa vie. »
Le matin du mardi Gras 1807, une pluie fine et grasse glaçait les pavés de la rue Saint-Denis. Dans sa soupente de la rue des Lombards, François Picaud passait au fer chaud la semelle d’une paire de bottes à l’écuyère commandée par un officier de la Garde impériale, mais ses doigts, d’ordinaire si sûrs, tremblaient d’une impatience heureuse.
Dans cinq jours, il épouserait Marguerite Vigoureux. Elle avait vingt-deux ans, les yeux noirs des filles du Languedoc, et cent mille francs en or placés chez un notaire du Châtelet. Pour l’ouvrier parti de Nîmes avec son seul tranchet dans sa besace, c’était bien plus qu’une fortune : c’était l’entrée dans le monde des honnêtes gens.
Lorsqu’il poussa vers midi la porte vitrée du café que tenait son compatriote Mathieu Loupian sur la place Sainte-Opportune, le poêle de fonte ronflait au milieu des vapeurs d’eau-de-vie. Autour du comptoir d’étain se tenaient trois hommes du pays : Guilhem Solari, Gervais Chaubart et Antoine Allut. Picaud les appela ses frères et les convia tous quatre à sa noce. Quand il referma la porte derrière lui, Loupian posa son torchon sur le zinc et dit simplement : « Je parie que je retarde la noce. »
Circulez librement entre la fiction romanesque et les pièces d’archives authentiques : la Nouvelle Trilogie Picaud (3 tomes et son Omnibus), le Dossier Picaud en cinq livres (Roman, Rapport, Contre-enquête, Lettres, Ashton-Wolfe) et les six tomes historiques des Mémoires tirés des Archives de la Police de Paris de Jacques Peuchet (1838).
TOME I · LA TRILOGIE PICAUDLe Diamant et la Vengeance1807–1815 · L'arrestation, Fénestrelle et le trésor de Milan
TOME II · LA TRILOGIE PICAUDL'Or de Fénestrelle1814–1815 · Les Cent-Jours, Milan et le retour dans l'ombre
TOME III · LA TRILOGIE PICAUDL'Imposteur de Monte-Cristo1815–1844 · De la vengeance de Picaud au feuilleton de Dumas
OMNIBUS 3-EN-1 · TRILOGIE COMPLÈTELa Trilogie Picaud — Édition intégrale57 chapitres + 3 dossiers « Le Vrai » · Tomes I, II & III réunis
ÉDITION DE RÉFÉRENCE · 5 LIVRES EN 1François Picaud, l'IntégraleLe Roman + Le Rapport + L'Enquête + Les Lettres + Ashton-Wolfe
LE ROMAN FONDATEUR · PARTIE ILe Diamant et la Vengeance (Éd. Originale)Nîmes, Paris, Fénestrelle, Londres · Le récit originel
LES PIÈCES DU DOSSIER · PARTIE IILe RapportLe texte intégral de Jacques Peuchet (1838) annoté et interrogé
CONTRE-ENQUÊTE D'ARCHIVES · PARTIE IIIL'EnquêteArchives nationales, Vincennes, Fénestrelle, état civil de Nîmes
CORRESPONDANCE CROISÉE · PARTIE IVLes Lettres à PicaudVingt lettres par-dessus deux siècles · 1807–1815
TRADUCTION INÉDITE · PARTIE VSelon Ashton-WolfeLe chapitre anglais de 1930 (« The True Story of Monte Cristo »)
ADAPTATION DRAMATIQUE · HORS-SÉRIELe ScénarioMini-série en 6 épisodes · Découpage dramatique intégral
COFFRET VOLUME I · TOMES I À IIIMémoires tirés des Archives de la Police — Vol. IDu Grand Siècle aux Lumières (XIVe – milieu XVIIIe siècle)
COFFRET VOLUME II · TOMES IV À VIMémoires tirés des Archives de la Police — Vol. IIDe la Révolution à la Restauration · Inclut l'affaire Picaud
TOME I · ÉDITION DE 1838Tome I · Le XVIIe siècleOrigines de la police, La Reynie, Poisons, Masque de fer (ch. I–XVIII)
TOME II · ÉDITION DE 1838Tome II · Fin XVIIe – début XVIIIeD'Argenson, Régence, Cartouche, Law, Saint-Médard (ch. XIX–XXXVII)
TOME III · ÉDITION DE 1838Tome III · Le XVIIIe siècleLouis XV, Damiens, Sartine, espionnage et maisons de jeu (ch. XXXVIII–LVII)
TOME IV · ÉDITION DE 1838Tome IV · XVIIIe – RévolutionLenoir, Collier de la Reine, 1789, Comités et Terreur (ch. LVIII–LXXV)
TOME V · ÉDITION DE 1838Tome V · Révolution – Consulat · L'Affaire PicaudDirectoire, Fouché, Machine infernale & Le Diamant et la Vengeance (ch. LXXVI–XCII)
TOME VI · ÉDITION DE 1838Tome VI · Empire – RestaurationCadoudal, Malet, Cent-Jours, Louvel et bilan de 1830 (ch. XCIII–CIX)Recettes, histoires, parutions et éditions de collection — quelques lettres par an, jamais davantage.