Le Journal · Le Petit Beaulieu

Beurre d’oursins

Ce qu'il faut savoir sur beurre d’oursins.
Publié le 15 juin 2026 · par Adrien Beaulieu · 1 min de lecture

Notes du Petit Beaulieu

Le beurre d’oursins est le plus rare et le plus précieux des beurres marins français — réservé aux dîners de cérémonie servi sur toasts à l’apéritif, sur Saint-Jacques crues, sur tartines de pain de seigle dans les bistros gastronomiques de Marseille et de la côte méditerranéenne. Reboul dans La Cuisinière Provençale (1897) en parle sous le nom de « beurre des oursinades ».

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Les oursins de Méditerranée (paracentrotus lividus) sont saisonniers (novembre à avril), à pêcher fraîchement chez un poissonnier sérieux. La règle absolue : ne jamais saler — les oursins apportent leur sel iodé naturel ; un sel ajouté gâcherait l’expérience.

Coût élevé (environ 30 € pour 100 g de gonades fraîches), à réserver aux grandes occasions. Conservation 24 heures au frais maximum, l’oursin se gâtant rapidement.

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Auteur-éditeur chez AB Éditions. La Maison Beaulieu publie la cuisine française dans toute sa profondeur, et les grands récits qui l'accompagnent. Chaque conseil de ce Journal est tiré, mot pour mot, de nos ouvrages.

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