Choisir une mandoline : le poussoir et les coupes avant le nombre de réglages
Choisir une mandoline selon les coupes utiles, le maintien du légume et le rangement des lames.
Publié le 2026-10-01 · Rédaction Maison Beaulieu
Une mandoline peut séduire par une longue liste de coupes alors que le dîner demande seulement des rondelles de concombre. Avant d’en choisir une, mieux vaut écrire ce que l’on veut obtenir et regarder comment le légume sera maintenu pendant le geste. Le poussoir, la surface d’appui et la place des accessoires dans le tiroir font partie du choix. Les informations de trois fabricants permettent de poser ces questions sans établir un palmarès de performance.
Partir des découpes que l’on refera
Dans son guide des mandolines, OXO distingue notamment un modèle tenu à la main avec trois épaisseurs, un modèle Simple sur pied avec trois épaisseurs et une coupe julienne, puis une V-Blade avec plusieurs types de coupes et quatre épaisseurs. Le modèle Simple est décrit avec un poussoir à ressort. Ces caractéristiques concernent des références différentes ; elles ne composent pas une seule mandoline qui ferait tout.
Pour une salade de concombre répétée chaque semaine, la première colonne d’une comparaison sera donc la tranche souhaitée. Pour des bâtonnets, il faut ajouter la coupe correspondante, puis vérifier qu’elle existe dans le coffret précis proposé. Le mot « réglable » ne renseigne pas à lui seul sur la forme obtenue. Une épaisseur variable et une lame de julienne répondent à deux demandes distinctes.
On peut préparer une courte liste de plats réellement cuisinés : salade, gratin, garniture de sandwich. À côté de chacun, noter la forme voulue rend visibles les accessoires indispensables et ceux qui resteront occasionnels. Cette liste personnelle vaut mieux qu’un besoin imaginé à partir de toutes les possibilités d’une fiche. Elle laisse aussi une place au couteau pour les découpes que l’on préfère déjà réaliser sur une planche.
Vérifier le poussoir avec le légume
La page du set V1 ClassicLine de Börner présente quatre éléments : la mandoline, une plaque de sécurité, une plaque de tranche et un poussoir de sécurité. Le fruit ou le légume se fixe dans les dents du poussoir. La plaque de sécurité sert aussi au rangement ; retournée, elle permet une épaisseur de tranche intermédiaire. Les plaques supplémentaires pour d’autres coupes sont présentées comme des compléments.
Le poussoir doit ainsi figurer dans la liste des pièces livrées, avec son mode d’emploi, plutôt que rester un petit accessoire visible sur une photographie. Une offre de seconde main ou un coffret incomplet demande la même vérification. Si la pièce nécessaire manque, le nombre de lames disponibles ne résout pas le problème. Avant utilisation, suivre la notice de la référence et conserver le dispositif de maintien prévu par son fabricant.
Le guide de Buyer souligne que certaines aubergines sont trop grandes pour certaines mandolines et évoque leur division en morceaux plus maniables. La largeur du légume est donc un point à examiner avant la coupe. Cette observation ne dispense jamais de vérifier son maintien dans le poussoir du modèle utilisé.
Pour l’achat, imaginer un concombre courant et une grosse aubergine aide à formuler la question au vendeur : quelle largeur de passage et quel poussoir sont prévus ? Demander la notice permet d’obtenir une réponse plus précise qu’une promesse de coupe universelle. Les doigts ne deviennent pas un accessoire de substitution quand le dernier morceau n’est plus maintenu correctement.
Prévoir aussi le retour au tiroir
Börner indique un rinçage à l’eau courante, avec une position précise de la plaque de tranche pour protéger les doigts. Cette indication appartient au V1 décrit sur la page. OXO présente, pour sa V-Blade, le rangement des lames sur l’appareil et le repli des pieds. Avant d’appliquer un entretien ou un montage, retrouver la notice du modèle réellement acheté reste nécessaire.
L’espace de rangement se mesure avec toutes les pièces, poussoir compris. Un appareil plat peut encore demander une boîte pour ses plaques supplémentaires. Regarder où chacune sera placée évite de découvrir des lames séparées au fond du tiroir. Le démontage et le remontage expliqués par le fabricant méritent donc autant d’attention que la première utilisation.
Au terme de la comparaison, on doit pouvoir décrire son choix simplement : les coupes utilisées, le maintien des aliments, les pièces incluses et leur rangement. Cela n’exige ni un modèle réputé professionnel ni le plus grand nombre de réglages. Le bon dossier d’achat rassemble surtout les informations dont on aura encore besoin une fois le carton ouvert.
