L’Épicurien — Tome I : Les Recettes (Vol. 1)
Service à la russe, Sauces, Garnitures, Potages, Hors-d’œuvre, Poissons & Relevés
MAISON BEAULIEUAB ÉDITIONS · CUISINE & LETTRES
Quand le papier de Law fait pleuvoir des millions imaginaires sur Paris, une danseuse de l’Opéra s’éteint à l’aube parmi les flûtes de champagne d’un souper fermé.
Il existe des morts qui arrangent tout le monde. Pas parce qu'on les a souhaitées, mais parce qu'elles arrivent au moment précis où personne ne veut d'un scandale. Paris, en février 1720, était de ces moments-là. Le Régent gouvernait à la place d'un enfant-roi ; un Écossais nommé Law avait persuadé le royaume que le papier valait l'or, et pendant quelques mois vertigineux, la rue Quincampoix avait fait des laquais millionnaires et des ducs quémandeurs. On soupait beaucoup, cet hiver-là, dans les petites maisons du faubourg. On jouait gros, on buvait sec, et l'on mourait parfois d'autre chose que de plaisir.
Dans Les Soupers de la Régence, Évariste de Varville fait servir à ses douze jurés le véritable Souper offert à James Gordon Bennett Jr — Delmonico's, février 1864 — 18 couverts composé au Delmonico’s de New York par son chef légendaire Charles Ranhofer (1836–1899), avec 8 recettes d’époque détaillées en fin de volume.
Pour la première fois, Adrien Beaulieu et la Maison Beaulieu publient l’intégrale de L’Épicurien en 3 volumes français traduits (ainsi que les 3 volumes de l’édition originale anglaise) : deux tomes de recettes (plus de 3 500 apprêts du Delmonico’s) et le tome des Menus historiques où Varville puise chacune de ses soirées.
Commandez le Tome III (Les Menus de l’Épicurien) pour tenir entre vos mains toutes les cartes originales du Delmonico’s, ou réunissez la Trilogie complète (Recettes Tomes I & II + Menus Tome III) en Français ou en Anglais.
Service à la russe, Sauces, Garnitures, Potages, Hors-d’œuvre, Poissons & Relevés
Entrées de haute table, Rôts, Gibiers, Entremets chauds & froids, Pâtisserie & Glaces
Les cartes historiques servies par Charles Ranhofer à New York (1862–1894) où Varville puise chaque dîner du Cercle
Table Service, Elementary Methods, Sauces, Soups, Side Dishes, Fish & Removes
Entrées, Roasts, Salads, Vegetables, Sweet Entremets, Pastry, Ices & Confectionery
Franco-American Menus for every season and historic banquets at Delmonico’s (1862–1894)
Ce que l'histoire a laissé — ce que le roman a inventé
Un roman historique est toujours un mensonge qu'on dit à voix haute, en espérant qu'il dit quelque chose de vrai. Ce chapitre est là pour aider le lecteur à démêler les fils — ce qui vient des archives, ce qu'on a extrapolé, ce qu'on a fabriqué de toutes pièces. Car ce quatrième volume repose sur un décor qui, lui, a bel et bien existé : le Paris de la Régence, en cet hiver de 1720 où une ville entière jouait sa fortune sur du papier, où le Palais-Royal donnait le ton des mœurs, et où l'on soupait à huis clos, dans les petites maisons du faubourg, comme si le lendemain ne devait jamais venir.
Ce qui est documenté.
« Autour de la table d’Évariste de Varville, douze jurés écoutent, soupèsent et votent au dessert — mais le treizième couvert reste toujours vide, car c’est la mémoire d’un mort qui préside. » — Auguste de la Varenne · Treize à Table (Volume 4)
Quand le papier de Law fait pleuvoir des millions imaginaires sur Paris, une danseuse de l’Opéra s’éteint à l’aube parmi les flûtes de champagne d’un souper fermé.
Il existe des morts qui arrangent tout le monde. Pas parce qu'on les a souhaitées, mais parce qu'elles arrivent au moment précis où personne ne veut d'un scandale. Paris, en février 1720, était de ces moments-là. Le Régent gouvernait à la place d'un enfant-roi ; un Écossais nommé Law avait persuadé le royaume que le papier valait l'or, et pendant quelques mois vertigineux, la rue Quincampoix avait fait des laquais millionnaires et des ducs quémandeurs. On soupait beaucoup, cet hiver-là, dans les petites maisons du faubourg. On jouait gros, on buvait sec, et l'on mourait parfois d'autre chose que de plaisir.
Dans la petite maison du comte de Sérigny, la nuit du quinze au seize février, une danseuse de l'Opéra de vingt-deux ans, Julie Descoings, fut trouvée morte à l'aube sur le sofa du boudoir, parmi les flûtes renversées. Le verdict tomba en trois jours : congestion par excès de vin. Tout le monde avait bu ; personne n'avait rien vu ; les portes étaient fermées de l'intérieur — c'est le maître d'hôtel qui les fermait. Ce roman est l'histoire d'une version officielle si commode que nul, pendant cent soixante-huit ans, n'a voulu la soulever. Car sous l'ivresse dont on accusa la morte, il y avait une seule flûte de Champagne, et dans cette flûte, une main avait versé la mort.
Ce quatrième volume de Treize à table vous invite dans le salon privé d'Évariste de Varville, au Delmonico's de New York. Le menu est celui d'un souper de dix-huit couverts offert en février 1864 à James Gordon Bennett Jr, prince des noceurs de la presse new-yorkaise — un souper intime, tout scandé d'un Punch Régence, comme si la table américaine se souvenait des roués du Palais-Royal. Le Cercle de la Ciguë réunit ses douze jurés habituels. L'affaire du soir : un petit souper, une danseuse morte parmi les verres, une enquête close en trois jours par ordre venu d'en haut, et un poison qui a pris le mauvais convive. Et, au fond de tout, la question que pose toujours Varville à la fin du dessert : qui a vraiment tué — et pourquoi ?
La réponse n'est jamais simple. Elle ne l'est jamais, dans les cartons de Jacques Peuchet.
Huîtres sur coquilles · Coquilles d'huîtres au gratin
Les huîtres arrivèrent les premières, et elles arrivèrent en deux humeurs.
À gauche de chaque couvert, six coquilles crues couchées dans la glace pilée, leur eau de mer captive sous la nacre, avec des quartiers de citron taillés si menu qu'ils tenaient de la politesse plus que de l'assaisonnement ; à droite, un plat d'argent où six autres, repassées au four sur leur coquille même, achevaient de frémir sous une chapelure blonde que le beurre n'avait pas fini de traverser. Les crues sentaient la marée du matin et le large ; les gratinées, la noisette chaude et cette pointe de gratin qui accroche — le parfum exact de la gourmandise qui a cessé de se surveiller. La double entrée en matière portait la signature de Ranhofer aussi sûrement qu'une lettre : la mer à l'état de fait, et la mer reprise par le feu — la même créature offerte en deux façons, au choix du convive. Ceux qui connaissaient le maître de la Vingt-sixième Rue savaient qu'il ne se répétait guère sans dessein ; il aimait à rappeler, dès la première bouchée, que la vérité d'une chose dépend beaucoup de l'apprêt qu'on lui donne. Personne, ce soir-là, n'y chercha de philosophie. On avait faim, ce qui est la meilleure manière d'aborder les avertissements.
On les mangeait selon son tempérament. La crue d'abord, glacée, avec son eau : une gorgée d'océan qui vous traverse et vous laisse plus net qu'une résolution de nouvel an ; puis la chaude, que la cuiller détachait de sa coquille avec un petit bruit de succion confidentiel, et qui fondait en bouche sur un velours de beurre où le jus de l'huître, réduit, concentré, revenait comme un souvenir amélioré de la première. Entre les deux, le chablis — un vin pâle et droit, aiguisé sur la pierre, que le sommelier de la maison versait bas et sans hâte. C'était, de l'avis des douze, la seule manière convenable d'ouvrir un procès.
Signée sous le nom de plume Auguste de la Varenne pour la Maison Beaulieu (AB Éditions), la collection se déploie en 21 dîners individuels (Ebook, Broché, Relié), réunis en 7 Tomes Omnibus chronologiques (Broché & Relié Collector) et 6 Liasses thématiques, adossés aux 3 volumes de L’Épicurien de Charles Ranhofer.
OMNIBUS TOME I (Vol. 1–3) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et la CouronneLe Temps des Officiers de Bouche
OMNIBUS TOME II (Vol. 4–6) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et l'OrLe Temps du Papier
OMNIBUS TOME III (Vol. 7–9) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et la TerreurLe Temps des Cendres
OMNIBUS TOME IV (Vol. 10–12) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et l'EnseigneLe Temps des Villes
OMNIBUS TOME V (Vol. 13–15) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et la MachineLe Temps des Systèmes
OMNIBUS TOME VI (Vol. 16–18) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et l'ExilLe Temps de l'Hôte
OMNIBUS TOME VII (Vol. 19–21) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et le Nouveau MondeLe Temps de l'Autre Rive
VOLUME 01 · TOME ILe Goûteur du RoiVers 1670 · Cour de Louis XIV (Saint-Germain-en-Laye)
VOLUME 02 · TOME ILa Confrérie du Faux PoidsHiver 1690 · Les corporations de bouche de Paris
VOLUME 03 · TOME ILe Secret de la Sauce NoireVers 1700 · Une grande maison ducale à la fin du Grand Siècle
VOLUME 04 · TOME IILes Soupers de la RégenceFévrier 1720 · Le Palais-Royal & le Système de Law
VOLUME 05 · TOME IIL'Empoisonneuse de la Rue aux OursVers 1728 · Les rôtisseries & cabarets de la rue aux Ours
VOLUME 06 · TOME IILe Banquet des Fermiers GénérauxVers 1752 · Les palais de la Ferme générale
VOLUME 07 · TOME IIILa Glace EmpoisonnéeVers 1765 · Les cafés et glaciers à la mode des Lumières
VOLUME 08 · TOME IIILe Pain de la DisetteMai 1775 · La Guerre des Farines
VOLUME 09 · TOME IIILa Table des ÉmigrésAutomne 1793 · Paris sous la Terreur
VOLUME 10 · TOME IVLe Premier Restaurant1799–1804 · Les galeries du Palais-Royal sous le Consulat
VOLUME 11 · TOME IVLe Charcutier des Halles1837–1839 · Le Ventre de Paris & la presse à un sou
VOLUME 12 · TOME IVLe Menu du SiègeHiver 1870–1871 · Le Siège de Paris
VOLUME 13 · TOME VLe Wagon des Millionnaires1883–1884 · Les grands express européens
VOLUME 14 · TOME VLa Fée Verte1885–1886 · L’heure verte des boulevards et des faubourgs
VOLUME 15 · TOME VLe Banquet du CentenaireÉté 1889 · L’Exposition Universelle de Paris
VOLUME 16 · TOME VILe Troisième CouvertOctobre 1855 · Un cabinet particulier du boulevard des Italiens
VOLUME 17 · TOME VILa Bouche de l'EmpereurJuin 1867 · Les glacières du palais des Tuileries
VOLUME 18 · TOME VILa Marmite de la CommuneMai 1871 · Rue Mouffetard pendant la Semaine sanglante
VOLUME 19 · TOME VIILa Table d'hôteOctobre 1873 · Bleecker Street, New York (La Panique de 1873)
VOLUME 20 · TOME VIILe Chef de la Cinquième AvenueAvril 1883 · Un hôtel particulier de la Cinquième Avenue, New York
VOLUME 21 · TOME VIILe Dîner de la PoliceHiver 1888–1889 · Le Tenderloin & le Delmonico’s, New York
LIASSE I (Vol. 1 · 4 · 7) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse des Coupes EmpoisonnéesLes Soupers où la Mort se boit au Cristal
LIASSE II (Vol. 2 · 8 · 12) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse du Pain et de la FaimQuand Paris Affamé Juge ses Nourrisseurs
LIASSE III (Vol. 3 · 9 · 20) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse des Maîtres QueuxLes Secrets d’Office qui valent une Vie
LIASSE IV (Vol. 5 · 10 · 11) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse des Enseignes & du Ventre de ParisCabarets, Premiers Restaurants & Halles Centrales
LIASSE V (Vol. 6 · 13 · 15) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse de l'Or et des Grands BanquetsHaute Finance, Trains de Luxe & République à Table
LIASSE VI (Vol. 16 · 18 · 21) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse des Deux Rives (Paris – New York)La Confession Secrète d’Évariste de VarvilleRecettes, histoires, parutions et éditions de collection — quelques lettres par an, jamais davantage.