L’Épicurien — Tome I : Les Recettes (Vol. 1)
Service à la russe, Sauces, Garnitures, Potages, Hors-d’œuvre, Poissons & Relevés
MAISON BEAULIEUAB ÉDITIONS · CUISINE & LETTRES
Les grands hôtels ont fermé leurs grilles, les maîtres queux des princes servent de nouveaux maîtres — et le convive le plus redoutable est celui qui tient la louche.
Il existe des fidélités qui valent une vie. Pas pour ce qu'elles rapportent — elles ne rapportent rien —, mais pour ce qu'elles engagent : une maison servie trente ans, une louche d'argent reçue des mains du maître, un serment qu'on ne prononce pas parce qu'il va de soi. Paris, en l'an 1793, avait fermé ses grandes maisons. Les hôtels des princes et des fermiers généraux se vidaient ; leurs cuisiniers, jetés à la rue, se louaient à la journée ou couraient s'engager chez les traiteurs à la mode. Hyacinthe Ferrand, lui, chef de bouche de l'hôtel de La Frenaye, ne courut nulle part. Il garda la louche de ses maîtres et refusa les fourneaux de Méot. Il croyait que la fidélité protège. Il ne se doutait pas qu'elle allait faire de lui l'arme la plus tranchante de la Terreur.
Dans La Table des Émigrés, Évariste de Varville fait servir à ses douze jurés le véritable NOVEMBRE, 1864 — Dîner de 26 Couverts — Offert à l'Amiral Renaud de la Flotte Française composé au Delmonico’s de New York par son chef légendaire Charles Ranhofer (1836–1899), avec 8 recettes d’époque détaillées en fin de volume.
Pour la première fois, Adrien Beaulieu et la Maison Beaulieu publient l’intégrale de L’Épicurien en 3 volumes français traduits (ainsi que les 3 volumes de l’édition originale anglaise) : deux tomes de recettes (plus de 3 500 apprêts du Delmonico’s) et le tome des Menus historiques où Varville puise chacune de ses soirées.
Commandez le Tome III (Les Menus de l’Épicurien) pour tenir entre vos mains toutes les cartes originales du Delmonico’s, ou réunissez la Trilogie complète (Recettes Tomes I & II + Menus Tome III) en Français ou en Anglais.
Service à la russe, Sauces, Garnitures, Potages, Hors-d’œuvre, Poissons & Relevés
Entrées de haute table, Rôts, Gibiers, Entremets chauds & froids, Pâtisserie & Glaces
Les cartes historiques servies par Charles Ranhofer à New York (1862–1894) où Varville puise chaque dîner du Cercle
Table Service, Elementary Methods, Sauces, Soups, Side Dishes, Fish & Removes
Entrées, Roasts, Salads, Vegetables, Sweet Entremets, Pastry, Ices & Confectionery
Franco-American Menus for every season and historic banquets at Delmonico’s (1862–1894)
Ce que l'histoire a laissé --- ce que le roman a inventé
Un roman historique s'écrit toujours dans les marges de ce qui a eu lieu. Ce chapitre est là pour aider le lecteur à démêler les fils --- ce qui vient des archives, ce qu'on a extrapolé, ce qu'on a fabriqué de toutes pièces. Car ce neuvième volume repose sur un décor qui, lui, a terriblement existé : le Paris de l'an II, celui de la Terreur, où l'on pouvait mourir d'avoir dressé la mauvaise table, où la délation était devenue un métier, et où les grandes maisons fermées jetaient à la rue une armée de cuisiniers qui allaient, sans le savoir, inventer la haute restauration moderne.
Ce qui est documenté.
« Autour de la table d’Évariste de Varville, douze jurés écoutent, soupèsent et votent au dessert — mais le treizième couvert reste toujours vide, car c’est la mémoire d’un mort qui préside. » — Auguste de la Varenne · Treize à Table (Volume 9)
Les grands hôtels ont fermé leurs grilles, les maîtres queux des princes servent de nouveaux maîtres — et le convive le plus redoutable est celui qui tient la louche.
Il existe des fidélités qui valent une vie. Pas pour ce qu'elles rapportent — elles ne rapportent rien —, mais pour ce qu'elles engagent : une maison servie trente ans, une louche d'argent reçue des mains du maître, un serment qu'on ne prononce pas parce qu'il va de soi. Paris, en l'an 1793, avait fermé ses grandes maisons. Les hôtels des princes et des fermiers généraux se vidaient ; leurs cuisiniers, jetés à la rue, se louaient à la journée ou couraient s'engager chez les traiteurs à la mode. Hyacinthe Ferrand, lui, chef de bouche de l'hôtel de La Frenaye, ne courut nulle part. Il garda la louche de ses maîtres et refusa les fourneaux de Méot. Il croyait que la fidélité protège. Il ne se doutait pas qu'elle allait faire de lui l'arme la plus tranchante de la Terreur.
Un hiver de disette et de soupçon, un homme courtois qui se disait l'agent des princes — « M. de Vaudreux » — lui offrit de servir encore : les grandes tables qui restaient, et des papiers pour sauver Sidonie, la dernière enfant de la maison. Le chef accepta, par fidélité. Et de cette semaine où le roi mourut, partout où ses fourneaux s'allumèrent, une table finit à l'échafaud : un émigré rentré, une marquise et ses convives du mardi, un représentant de la Convention, un vieux commissaire. Quatre tables. Quatre échafauds. Paris se mit à murmurer un nom : le cuisinier des condamnés. Ce roman est l'histoire d'un homme fidèle que la rumeur condamne avant tout tribunal, et qui, pour comprendre pourquoi ses tables meurent, se fait l'enquêteur d'un crime dont la ville entière est suspecte. Car dans ce Paris où mille délateurs peuvent tuer d'un mot, le seul point fixe est un homme à la louche — et il a laissé, dans une liasse enterrée sous le Directoire, une pièce que nul n'était censé lire.
Ce neuvième volume de Treize à table vous invite dans le salon privé d'Évariste de Varville, au Delmonico's de New York. Le menu est celui du grand dîner de vingt-six couverts offert en novembre 1864 en l'honneur de l'amiral Renaud, de la Flotte française — un festin d'apparat où la grande cuisine française, exilée en Amérique, dresse la table de la France officielle, comme si les offices dispersés par la Révolution servaient encore l'État qui les avait chassés. Le Cercle de la Ciguë réunit ses douze jurés habituels. L'affaire du soir : quatre tables privées, quatre échafauds, et un chef que sa ville a déjà condamné du nom de cuisinier des condamnés. Et, au fond de tout, la question que pose toujours Varville à la fin du dessert : coupable, instrument, ou victime — et qui, au juste, a servi qui ?
La réponse n'est jamais simple. Elle ne l'est jamais, dans les cartons de Jacques Peuchet.
Huîtres
New York, ce soir-là, était une ville d'exilés qui avaient réussi.
Le brouillard était monté du port avec la marée du soir, et il portait, comme chaque automne, cette odeur composite de goudron, de sel et de charbon qui est le parfum même des villes où l'on débarque. Dans les rues basses, les enseignes s'allumaient sur des noms de partout — des noms allemands, irlandais, italiens, et ces vieux noms français qu'on trouve incrustés dans le commerce de la ville comme des coquillages dans une falaise : pâtissiers, confiseurs, maîtres d'armes, restaurateurs surtout. Car il faut le rappeler à qui l'oublie : la bonne chère, sur ce continent, est fille d'émigrés. Elle est arrivée par bateaux, avec des couteaux roulés dans des tabliers, des cahiers de sauces recopiés à la chandelle, et des hommes qui avaient appris leur métier dans des maisons dont il ne restait, là-bas, que des grilles fermées.
Au premier étage du Delmonico's, le salon du Cercle de la Ciguë avait son visage des grands soirs : les feux vifs, les rideaux tirés sur le soir, la nappe damassée tendue comme une page blanche, et treize couverts — douze pour les vivants, et, face à l'hôte, le treizième, vide, que nul dans la maison ne se serait permis d'oublier. Un observateur attentif eût noté pourtant une chose inaccoutumée : près de la desserte, une petite table à part, dressée d'un seul couvert étroit, comme pour un convive qui aurait dû dîner debout. Personne, dans les premières minutes, n'y prit garde.
Signée sous le nom de plume Auguste de la Varenne pour la Maison Beaulieu (AB Éditions), la collection se déploie en 21 dîners individuels (Ebook, Broché, Relié), réunis en 7 Tomes Omnibus chronologiques (Broché & Relié Collector) et 6 Liasses thématiques, adossés aux 3 volumes de L’Épicurien de Charles Ranhofer.
OMNIBUS TOME I (Vol. 1–3) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et la CouronneLe Temps des Officiers de Bouche
OMNIBUS TOME II (Vol. 4–6) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et l'OrLe Temps du Papier
OMNIBUS TOME III (Vol. 7–9) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et la TerreurLe Temps des Cendres
OMNIBUS TOME IV (Vol. 10–12) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et l'EnseigneLe Temps des Villes
OMNIBUS TOME V (Vol. 13–15) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et la MachineLe Temps des Systèmes
OMNIBUS TOME VI (Vol. 16–18) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et l'ExilLe Temps de l'Hôte
OMNIBUS TOME VII (Vol. 19–21) · BROCHÉ & RELIÉLa Ciguë et le Nouveau MondeLe Temps de l'Autre Rive
VOLUME 01 · TOME ILe Goûteur du RoiVers 1670 · Cour de Louis XIV (Saint-Germain-en-Laye)
VOLUME 02 · TOME ILa Confrérie du Faux PoidsHiver 1690 · Les corporations de bouche de Paris
VOLUME 03 · TOME ILe Secret de la Sauce NoireVers 1700 · Une grande maison ducale à la fin du Grand Siècle
VOLUME 04 · TOME IILes Soupers de la RégenceFévrier 1720 · Le Palais-Royal & le Système de Law
VOLUME 05 · TOME IIL'Empoisonneuse de la Rue aux OursVers 1728 · Les rôtisseries & cabarets de la rue aux Ours
VOLUME 06 · TOME IILe Banquet des Fermiers GénérauxVers 1752 · Les palais de la Ferme générale
VOLUME 07 · TOME IIILa Glace EmpoisonnéeVers 1765 · Les cafés et glaciers à la mode des Lumières
VOLUME 08 · TOME IIILe Pain de la DisetteMai 1775 · La Guerre des Farines
VOLUME 09 · TOME IIILa Table des ÉmigrésAutomne 1793 · Paris sous la Terreur
VOLUME 10 · TOME IVLe Premier Restaurant1799–1804 · Les galeries du Palais-Royal sous le Consulat
VOLUME 11 · TOME IVLe Charcutier des Halles1837–1839 · Le Ventre de Paris & la presse à un sou
VOLUME 12 · TOME IVLe Menu du SiègeHiver 1870–1871 · Le Siège de Paris
VOLUME 13 · TOME VLe Wagon des Millionnaires1883–1884 · Les grands express européens
VOLUME 14 · TOME VLa Fée Verte1885–1886 · L’heure verte des boulevards et des faubourgs
VOLUME 15 · TOME VLe Banquet du CentenaireÉté 1889 · L’Exposition Universelle de Paris
VOLUME 16 · TOME VILe Troisième CouvertOctobre 1855 · Un cabinet particulier du boulevard des Italiens
VOLUME 17 · TOME VILa Bouche de l'EmpereurJuin 1867 · Les glacières du palais des Tuileries
VOLUME 18 · TOME VILa Marmite de la CommuneMai 1871 · Rue Mouffetard pendant la Semaine sanglante
VOLUME 19 · TOME VIILa Table d'hôteOctobre 1873 · Bleecker Street, New York (La Panique de 1873)
VOLUME 20 · TOME VIILe Chef de la Cinquième AvenueAvril 1883 · Un hôtel particulier de la Cinquième Avenue, New York
VOLUME 21 · TOME VIILe Dîner de la PoliceHiver 1888–1889 · Le Tenderloin & le Delmonico’s, New York
LIASSE I (Vol. 1 · 4 · 7) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse des Coupes EmpoisonnéesLes Soupers où la Mort se boit au Cristal
LIASSE II (Vol. 2 · 8 · 12) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse du Pain et de la FaimQuand Paris Affamé Juge ses Nourrisseurs
LIASSE III (Vol. 3 · 9 · 20) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse des Maîtres QueuxLes Secrets d’Office qui valent une Vie
LIASSE IV (Vol. 5 · 10 · 11) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse des Enseignes & du Ventre de ParisCabarets, Premiers Restaurants & Halles Centrales
LIASSE V (Vol. 6 · 13 · 15) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse de l'Or et des Grands BanquetsHaute Finance, Trains de Luxe & République à Table
LIASSE VI (Vol. 16 · 18 · 21) · BROCHÉ & RELIÉLa Liasse des Deux Rives (Paris – New York)La Confession Secrète d’Évariste de VarvilleRecettes, histoires, parutions et éditions de collection — quelques lettres par an, jamais davantage.