La Fortune rêvée (1709)
L'alchimiste qui promettait au Roi-Soleil de transmuer le plomb en or.
MAISON BEAULIEUAB ÉDITIONS · CUISINE & LETTRES
La fortune rêvée, la fortune spéculée, la fortune volée en gants blancs : trois fièvres d'argent qui ont défait des familles.
Ce recueil combinatoire réunit en un seul volume relié (690 pages) : Vol. 14 (L'Héritier Fantôme), Vol. 12 (La Banque du Diable), Vol. 20 (La Cour des Vauriens). Chaque dossier est présenté dans son texte intégral, accompagné des notes de Jacques Peuchet et de son dossier documentaire « Le vrai et le romancé ».
Recueil grand format (6 × 9 po) en Édition Brochée et Édition Reliée Collector actuellement en préparation éditoriale. Ouverture prochaine des commandes directes.
L'alchimiste qui promettait au Roi-Soleil de transmuer le plomb en or.
La rue Quincampoix, la banqueroute de Law et le meurtre au sommet de la bulle.
Les millions évaporés de la Nouvelle-France et le scandale du Canada.
Un cousin désargenté annonce qu'un songe surnaturel lui a révélé la mort prochaine des trois héritiers qui le séparent d'une fortune — et tous trois meurent l'un après l'autre.
1716–1717. Dans la riche demeure de la famille Y'dumarc, la mort frappe avec une régularité d'horloge tous ceux qui précèdent dans l'ordre de succession un parent pauvre et mystique, François de Tourreil. Plus troublant encore : avant chaque décès, Tourreil raconte à qui veut l'entendre qu'un « Égyptien » et une voix nocturne lui ont annoncé l'événement en songe. Appelé par une famille terrorisée qui crie au sortilège, d'Argenson flaire sous la prophétie la main d'un calculateur redoutable.
Rue Quincampoix, on s'écrase pour acheter du vent à prix d'or — jusqu'au soir où un cadavre est retrouvé la gorge tranchée sur un lit de billets de la Banque Royale.
1719–1720. Emporté par le Système de l'Écossais John Law, Paris tout entier est saisi de vertige : laquais devenus millionnaires en une semaine, ducs spéculant sur le dos des bossus de la rue Quincampoix, fortunes de papier qui s'envolent et s'effondrent. Au cœur de cette frénésie que d'Argenson combat farouchement depuis la Chancellerie, le meurtre sanglant d'un courtier met à nu une machination d'initiés qui prépare en secret l'évacuation de l'or véritable avant la banqueroute.
Sous la clarté neuve des réverbères à huile de Sartine, faux marquis, chevaliers d'industrie et mouches de qualité jouent leur tête autour d'un tapis vert.
Milieu des années 1760. Antoine de Sartine est au sommet de son art : tandis qu'il illumine Paris avec ses nouveaux réverbères à réflecteurs et organise le balayage et la halle aux blés, son cabinet recueille chaque matin les rapports de centaines d'informateurs infiltrés dans toutes les couches de la société. Lorsqu'un réseau d'escrocs de haute volée — la « Cour des Vauriens » — entreprend de dépouiller les ambassadeurs étrangers et de corrompre ses propres inspecteurs, Sartine orchestre une partie d'échecs où le chasseur et la proie portent le même habit brodé.
Un cousin désargenté annonce qu'un songe surnaturel lui a révélé la mort prochaine des trois héritiers qui le séparent d'une fortune — et tous trois meurent l'un après l'autre.
Une de ces vieilles demeures du Marais que le grand siècle avait laissées derrière lui, hautes de façade et sourdes de mur, où le temps s’était arrêté quelque part sous le dernier Louis ; l’hôtel d’un homme riche et sans éclat, de ceux qui ont fait leur fortune en écritures et l’ont rangée en silence, rente sur rente, comme d’autres empilent du bois pour l’hiver. Ce soir-là, on y mourait. Aux fenêtres du premier, deux chandelles veillaient derrière les rideaux tirés ; en bas, dans la cour pavée où la pluie d’automne luisait entre les joints, un carrosse attendait, lanternes éteintes, et le cocher, sous son manteau, soufflait dans ses doigts. La ville alentour ne savait rien encore. Elle dormait de ce sommeil épais des faubourgs, et le seul bruit qui montât était celui de la Seine basse, très loin, et d’une gouttière quelque part qui comptait les minutes.
Dans la chambre haute, le vieil homme s’en allait sans bruit, comme il avait vécu. Le coup l’avait pris à sa table, la plume aux doigts ; sa vieille gouvernante, qui l’avait trouvé affaissé dans son fauteuil, lui tenait la main en pleurant ; le chirurgien du quartier, qui l’avait saigné par acquit de conscience, rangeait ses lancettes ; et le curé, venu avec les huiles, achevait sur ce corps sans connaissance des prières que personne ne reprenait. Ni parent au pied du lit — le seul neveu qu’il eût ne se montrait plus depuis l’été —, ni ami contre la cheminée : l’ami de quarante ans dormait à l’autre bout du Marais, et n’apprendrait qu’au matin qu’il n’avait plus personne avec qui souper le mercredi. On avait couru chercher le chirurgien, puis le prêtre ; le notaire, lui, viendrait plus tard, avec les formes — et de ces trois visites, c’est la sienne qui devait le plus faire parler. Car il est des maisons où, à peine le dernier souffle rendu, une autre respiration commence — plus basse, plus patiente : celle des papiers qu’on remue, des layettes qu’on ouvre, des volontés qu’on interprète. Le mort ne serait pas encore froid que déjà, dans vingt têtes à la fois, une même pensée tournerait sans hâte les feuillets d’un coffre, et chercherait.
Que le lecteur regarde bien ce tableau, avant que le récit ne commence, et qu’il l’examine à la lueur d’une chandelle qui, ce soir-là, n’éclairait ni un mourant ni une prière.
Car il y avait, cette nuit-là, dans Paris, un homme que ce deuil ne toucherait point — et qui l’attendait. Ni au chevet, ni dans la maison : ailleurs, à quelques rues de l’hôtel, dans une pièce close où brûlait une chandelle qu’on ne mouchait pas. Assis à une table couverte de papiers rangés, l’encre à portée, la cire à cacheter près du feu, il ne priait pas ; il ne pleurait pas ; il ne se signait pas. Il attendait la mort d’à côté comme un régisseur attend la fin d’une récolte, avec cette attention froide et satisfaite qui mesure et qui calcule ; et sur son visage, à la clarté jaune de la bougie, passait par instants quelque chose qui n’était pas de la douleur, mais qui lui ressemblait assez pour tromper un témoin pressé. Il savait déjà, cet homme, ce que le mort allait dire. Il savait déjà quel songe, dans peu de jours, viendrait visiter un honnête homme et le lever de son lit pour crier au prodige. Il l’avait, si l’on peut dire, écrit avant qu’on le rêvât.
Où menait cette veille ? À quel calcul, sous quelle lampe, par quelles mains ? Le lecteur l’apprendra en son temps ; je ne défleurirai pas mon récit. Qu’il retienne seulement, pour l’heure, ces deux images accolées, car toute l’affaire de l’Héritier Fantôme tient entre elles : d’un côté, un vieil homme qui meurt et dont on va faire parler la bouche fermée ; de l’autre, un veilleur qui l’écoute déjà répondre, et qui compte. La mort dans une maison, et la plume dans une autre. Le songe qu’on croira tomber du Ciel, et la main très humaine qui l’aura semé.
Parcourez l’intégralité de la fresque historique de 1667 à 1830 selon quatre modes de lecture illustrés : par Tome Omnibus chronologique (14 tomes), dans la collection « La Reynie : L’Architecte » (10 recueils Duos & Trilogies), par Liasse thématique nouée par Jacques Peuchet (12 liasses) ou dossier individuel par dossier (Prologue + 42 enquêtes, du Tome I au Tome XIV).
TOME I · OMNIBUS (Vol. 1–3)Les Premiers Défis1667–1670 · Le Grand Siècle · Broché & Relié
TOME II · OMNIBUS (Vol. 4–6)La Reynie et la Fondation1661–1676 · Le Grand Siècle · Broché & Relié
TOME III · OMNIBUS (Vol. 7–9)Les Secrets de Versailles1686–1689 · Le Crépuscule du Roi-Soleil · Broché & Relié
TOME IV · OMNIBUS (Vol. 10–12)L'Ordre face aux Libertins1697–1721 · Fin de règne & Régence · Broché & Relié
TOME V · OMNIBUS (Vol. 13–15)Le Théâtre des Vauriens1716–1718 · La Régence de Philippe d'Orléans · Broché & Relié
TOME VI · OMNIBUS (Vol. 16–18)Le Temps des Prophètes et des Monstres1727–1755 · Les Lumières noires · Broché & Relié
TOME VII · OMNIBUS (Vol. 19–21)Le Règne de Sartine1757–1774 · L'Apogée de la Police des Lumières · Broché & Relié
TOME VIII · OMNIBUS (Vol. 22–24)La Fin d'un Monde1777–1789 · Règne de Louis XVI · Broché & Relié
TOME IX · OMNIBUS (Vol. 25–27)Le Sang de la Révolution1789–1797 · De la Bastille au Directoire · Broché & Relié
TOME X · OMNIBUS (Vol. 28–30)L'Œil de l'Empereur1796–1804 · Du Directoire au Consulat et à l'Empire · Broché & Relié
TOME XI · OMNIBUS (Vol. 31–33)Les Démons de l'Empire1809–1812 · L'Empire à son zénith et sa faille · Broché & Relié
TOME XII · OMNIBUS (Vol. 34–36)Le Trône et l'Échafaud1815–1820 · Terreur blanche & Ministère Decazes · Broché & Relié
TOME XIII · OMNIBUS (Vol. 37–39)L'Ombre de Vidocq1816–1823 · Rue de Jérusalem & Quai des Orfèvres · Broché & Relié
TOME XIV · OMNIBUS (Vol. 40–42)La Chute Finale1822–1830 & Coda 1838 · Broché & Relié
BIO-01 · DUO 2-EN-1 (Vol. 0 + Vol. 1)L'Architecte de l'Ombre + Les Reliquaires Macabres1667 · Broché 39,00 € & Relié 49,00 €
BIO-02 · DUO 2-EN-1 (Vol. 0 + Vol. 2)L'Architecte de l'Ombre + Les Ombres de la Fronde1667–1668 · Broché 39,00 € & Relié 49,00 €
BIO-03 · DUO 2-EN-1 (Vol. 0 + Vol. 3)L'Architecte de l'Ombre + L'Empoisonneuse du Marais1667–1670 · Broché 39,00 € & Relié 49,00 €
BIO-04 · DUO 2-EN-1 (Vol. 0 + Vol. 4)L'Architecte de l'Ombre + Le Voleur à la Double Vie1667–1672 · Broché 39,00 € & Relié 49,00 €
BIO-05 · DUO 2-EN-1 (Vol. 0 + Vol. 5)L'Architecte de l'Ombre + Le Secret de l'Hôtel de M…1667–1676 · Broché 39,00 € & Relié 49,00 €
BIO-06 · DUO 2-EN-1 (Vol. 0 + Vol. 6)L'Architecte de l'Ombre + Le Complot de l'Écureuil1661–1667 · Broché 39,00 € & Relié 49,00 €
TRI-01 · TRILOGIE 3-EN-1 (Vol. 0 + Vol. 6 + Vol. 1)L'Ascension de Nicolas de La Reynie1661–1667 · Broché 49,00 € & Relié 69,00 €
TRI-02 · TRILOGIE 3-EN-1 (Vol. 6 + Vol. 1 + Vol. 2)La Reynie : Les Premières Enquêtes (1661–1668)1661–1668 · Broché 49,00 € & Relié 69,00 €
TRI-03 · TRILOGIE 3-EN-1 (Vol. 0 + Vol. 2 + Vol. 6)Nicolas de La Reynie : L'Homme d'État1661–1668 · Broché 49,00 € & Relié 69,00 €
TRI-04 · TRILOGIE 3-EN-1 (Vol. 0 + Vol. 3 + Vol. 4)La Reynie face aux Génies du Crime1667–1672 · Broché 49,00 € & Relié 69,00 €
LIASSE I · THÉMATIQUE (Vol. 3 · Vol. 5 · Vol. 9)La Liasse des Poisons1670–1682 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE II · THÉMATIQUE (Vol. 6 · Vol. 19 · Vol. 33)La Liasse des Conspirateurs1661–1812 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE III · THÉMATIQUE (Vol. 4 · Vol. 10 · Vol. 24)La Liasse des Grands Voleurs1672–1786 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE IV · THÉMATIQUE (Vol. 14 · Vol. 12 · Vol. 20)La Liasse de l'Or1709–1763 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE V · THÉMATIQUE (Vol. 11 · Vol. 22 · Vol. 27)La Liasse des Espions1718–1794 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE VI · THÉMATIQUE (Vol. 7 · Vol. 16 · Vol. 17)La Liasse de l'Occulte1672–1748 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE VII · THÉMATIQUE (Vol. 8 · Vol. 15 · Vol. 18)La Liasse des Nuits de la Cour1674–1755 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE VIII · THÉMATIQUE (Vol. 2 · Vol. 13 · Vol. 23)La Liasse de l'Honneur1668–1777 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE IX · THÉMATIQUE (Vol. 21 · Vol. 25 · Vol. 26)La Liasse des Foules1770–1789 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE X · THÉMATIQUE (Vol. 3 · Vol. 18 · Vol. 24)La Liasse des Femmes1670–1786 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE XI · THÉMATIQUE (Vol. 30 · Vol. 28 · Vol. 31)La Liasse de Fouché1799–1809 · Broché 49 € & Relié 69 €
LIASSE XII · THÉMATIQUE (Vol. 1 · Vol. 10 · Vol. 19)La Liasse des Premières Armes1667–1757 · Broché 49 € & Relié 69 €
VOLUME 00 · TOME IL'Architecte de l'Ombre, le Porteur de Lumière1625–1709 (Édit de mars 1667)
VOLUME 01 · TOME ILes Reliquaires MacabresPrintemps–Automne 1667
VOLUME 02 · TOME ILes Ombres de la FrondeHiver–Printemps 1668
VOLUME 03 · TOME IL'Empoisonneuse du MaraisAnnée 1670
VOLUME 04 · TOME IILe Voleur à la Double VieAutomne–Décembre 1669
VOLUME 05 · TOME IILe Secret de l'Hôtel de M…Automne 1676
VOLUME 06 · TOME IILe Complot de l'ÉcureuilÉté–Septembre 1661 (Rétrospective des Origines)
VOLUME 07 · TOME IIILe Tombeau ProfanéAutomne 1686
VOLUME 08 · TOME IIIL'Arsenal du ViceSeptembre 1687
VOLUME 09 · TOME IIILa Chambre ArdenteFévrier–Avril 1689
VOLUME 10 · TOME IVLe Règne de CartoucheAutomne 1719–Novembre 1721
VOLUME 11 · TOME IVLe Trône de PologneHiver 1697–1698
VOLUME 12 · TOME IVLa Banque du DiableAutomne 1719–Décembre 1720
VOLUME 13 · TOME VLe Champ de Mars SanglantPrintemps 1716
VOLUME 14 · TOME VL'Héritier FantômeAutomne 1716–Hiver 1717
VOLUME 15 · TOME VLes Intrigants du Palais-RoyalFin 1717–28 Janvier 1718
VOLUME 16 · TOME VILes Convulsionnaires de Saint-Médard1727–Janvier 1732
VOLUME 17 · TOME VILe Fantôme du Procureur1742–1743
VOLUME 18 · TOME VILes Ombres du Parc-aux-Cerfs1753–1755
VOLUME 19 · TOME VIILe Poignard de DamiensJanvier–Mars 1757
VOLUME 20 · TOME VIILa Cour des Vauriens1764–1766
VOLUME 21 · TOME VIILe Bal des Masques MortelsMai–Juin 1770
VOLUME 22 · TOME VIIILe Cabinet Noir1777–1778
VOLUME 23 · TOME VIIILe Prisonnier d'Offenbourg1780–1781
VOLUME 24 · TOME VIIILe Collier de la ReineAoût 1784–Mai 1786
VOLUME 25 · TOME IXLa Chute de la BastilleJuillet–Août 1789
VOLUME 26 · TOME IXLa Tête du BoulangerOctobre–Décembre 1789
VOLUME 27 · TOME IXLa Contre-Police du Roi1796–Septembre 1797 (Directoire)
VOLUME 28 · TOME XLa Machine Infernale24 Décembre 1800 – Janvier 1801 (Nivôse An IX)
VOLUME 29 · TOME XLe Complot de CadoudalAoût 1803–Juillet 1804
VOLUME 30 · TOME XLa Conspiration des ÉgauxPrintemps 1796–Mai 1797 (Rétrospective sous le Consulat)
VOLUME 31 · TOME XILa Disgrâce de FouchéÉté 1809–Septembre 1810
VOLUME 32 · TOME XILe Cabinet noirAutomne 1810–Automne 1812
VOLUME 33 · TOME XILa Conspiration de MaletOctobre 1812 (Nuit du 22 au 23 octobre)
VOLUME 34 · TOME XIIL'Évasion de LavaletteJuillet–Décembre 1815
VOLUME 35 · TOME XIILa Conspiration de DidierJanvier–Juin 1816
VOLUME 36 · TOME XIILe Crime de LouvelFévrier 1820 (Nuit du 13 février)
VOLUME 37 · TOME XIIILe Roi de Bicêtre1816–1819
VOLUME 38 · TOME XIIILa Conspiration de l'Est1820–1821
VOLUME 39 · TOME XIIIL'Ambassadeur d'Espagne1822–1823
VOLUME 40 · TOME XIVLe Voleur philosophe1822–1826
VOLUME 41 · TOME XIVLa Guerre des polices1822–Novembre 1827
VOLUME 42 · TOME XIVLes Trois GlorieusesJuillet 1830 & Coda 1838Recettes, histoires, parutions et éditions de collection — quelques lettres par an, jamais davantage.